<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748</id><updated>2011-10-05T10:40:12.444-07:00</updated><category term='Djerba'/><category term='Croisière'/><category term='Islande'/><category term='Méditerranée'/><category term='Afrique du Sud'/><category term='Mali'/><category term='Laponie'/><category term='Madagascar'/><category term='Russie'/><category term='Copenhague'/><category term='Lyon'/><category term='Venezuela'/><category term='Sénégal'/><category term='lumière'/><category term='Cuba'/><category term='Scandinavie'/><category term='Pérou'/><category term='Burkina Faso'/><category term='plate-forme'/><category term='Egypte'/><category term='Sardaigne'/><category term='Finlande'/><category term='Tunisie'/><category term='offshore'/><category term='Louisiane'/><category term='Venise'/><category term='Canada'/><category term='mer du Nord'/><category term='Brésil'/><category term='Irlande'/><category term='Laos'/><title type='text'>itinérances</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>23</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-1600640759304116911</id><published>2008-12-04T23:42:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T00:52:37.909-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Egypte'/><title type='text'>Éternelle, fascinante Égypte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_pyramides_charrette.2.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Il y a mille et une raisons de s’intéresser à l’Égypte. Et donc de partir à la découverte de cette destination touristique qui n’en finit pas de jouer les premiers rôles contre les vents et marées de l’appréhension épisodiquement suscitée par les trublions de la sécurité à l’échelle de la planète.&lt;br /&gt;Quelle que soit la motivation justifiant notre intérêt pour ce pays à nul autre pareil, l’Égypte se suffit à elle-même. Par-delà le temps et nos frêles histoires passagères, elle s’impose à nous comme la "Mère du Monde". &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_danseuses.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour quelle raison l'Égypte exerce-t-elle un tel pouvoir de séduction sur tous ceux qui l'approchent?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien sûr, nul ne peut rester insensible aux charmes de ce pays dont on ne saurait trop vanter l'incommensurable richesse architecturale et culturelle. Tout circuit touristique empruntant la vallée du Nil englobe immanquablement – excusez du peu! - les Pyramides et le Sphinx du plateau de Guizeh, la pyramide à degrés de Saqqarah, Louxor et Karnak, la Vallée des Rois et la Vallée des Reines, Assouan, le site d'Abou Simbel&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_abou_simbel_1_.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; dont les temples, construits par Ramsès II, ont été découpés en blocs et remontés à soixante-quatre mètres au-dessus de leur emplacement initial pour ne pas disparaître dans les eaux du lac Nasser.&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_abou_simbel_4_.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;«Entendre la voix des ancêtres»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette rencontre représente, pour qui a eu le bonheur de la vivre, un moment inoubliable. Comment être blasé de contempler la pureté des lignes de Khéops, Khephren et Mykérinos ? Ou encore le subtil raffinement des traits et couleurs auxquels les artistes des dynasties pharaoniques eurent recours pour graver sur la pierre les événements majeurs de leur histoire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La réalité dépasse, ici plus qu’ailleurs, l’imaginaire. Les plus ou moins vagues souvenirs d’un acquis scolaire, le déjà-vu-quelque-part et la connaissance livresque se taisent pour faire place à l’émotion discrète qui, soudainement, vous étreint. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;«Il me faut un silence absolu,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; affirmait Champollion, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;afin d'entendre la voix des ancêtres!»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Parée de tous ses atours qui contribuent à sa renommée et à son rôle unique dans le concert des civilisations, l’Égypte, aujourd’hui comme hier, s’identifie au mystère, à l’image des trésors archéologiques qu’elle recèle dans le sol aride de son désert. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Nous pensions la connaître déjà, et voici qu’elle se dérobe à nos souvenirs, à nos clichés, aux schémas dans lesquels nous tentions de nous réfugier. Son passé fait partie de notre histoire, voire de nos fibres les plus personnelles, mais nous le redécouvrons plus dense que jamais, plus étrange également, tel un perpétuel défi lancé au temps. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_philae_12_.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les plus éminents spécialistes en égyptologie ont écrit des montagnes d’ouvrages, tous plus savants les uns que les autres. Cela n’empêche pas de nouvelles vagues d’archéologues sans frontières de continuer à inventorier, avec une infinie patience et une non moins grande compétence, les entrailles d’une terre qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Avis aux amateurs ! D’autres Champollion ont encore de beaux jours devant eux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L' Égypte familière qui s'offre à nous, à nos regards, dépasse l'image que nous nous en faisions. Elle n'est en rien assimilable aux contours réducteurs d'une carte postale ou même de notre enthousiasme passager. L'essentiel est de se laisser emporter dans un pèlerinage au-delà du temps. L' Égypte n'a besoin d'interprète qu'elle-même. Elle ne se laisse assimiler à aucun souvenir, à aucun discours. Elle se donne à qui sait l'écouter, à qui sait vibrer au rythme de son âme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_pyramide.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;On peut se préparer à affronter le "choc des pyramides". Mais quand on se retrouve au pied de ce que les bâtisseurs ont inventé de plus parfait, les mots tout à coup sont infirmes pour traduire ce que l’on ressent. La beauté ne se raconte pas, ne s’argumente pas. À la limite, elle ne se décrit pas. Elle se cueille dans la spontanéité du regard. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;«Tout le monde tient le beau pour le beau,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; affirmait Lao-tseu, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;c’est en cela que réside sa laideur.»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Aux portes de l'Orient &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aussi riche et glorieux que soit son passé pharaonique, ou encore celui des cultures successives qu'elle a accueillies en inscrivant leurs traces dans la pierre et les monuments, l' Égypte souhaite également réserver à ses hôtes un autre visage: celui de la contemporanéité? Que nous ayons tendance à confondre Aménophis IV et Ramsès II, ou encore que nous mêlions les attributs d'Osiris et ceux d'Horus, personne ne nous en tiendra réellement rigueur. Par contre, une autre certitude s'impose: l' Égypte offre d'autres attraits "touristiques" dans le sourire inaltérable de ses habitants, la chaleureuse atmosphère de ses rues et de ses multiples commerces, la qualité et le professionnalisme de ses structures hôtelières, bref! son authentique sens de l'hospitalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien entendu, débarquant au Caire ou dans n'importe quelle ville de Moyenne ou Haute-Égypte, on entre de plain-pied dans la civilisation du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;bakchich &lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(pourboire), du marchandage, de la débrouillardise, de l'inflation du verbe. Mais toutes ces moeurs, parfois hautes en couleurs, font partie du savoir-vivre local. Un service demandé ne reste jamais sans réponse, quand bien même déboucherait-il sur un Bokra in châ Allâh! («Demain, si Dieu le veut!»), voire sur un Bokra fî l-mechmech! ( «Demain dans l'abricotier», autrement dit: «Quand les poules auront des dents!»).&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_bijoutier-_1_.2.gif" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette Égypte au quotidien ne se réduit pas, elle non plus, à des formules toutes faites, ni aux «conseils pratiques» des guides touristiques qui répondent par anticipation à toutes les questions... sauf peut-être à celles que vous vous posez effectivement. Et c'est bien ainsi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour qui aborde l'Égypte pour la première fois, la surprise peut être immédiate. Il se rend compte d'emblée qu'il vient de pénétrer dans un autre univers, une autre sphère culturelle où les repères habituels n'ont plus aucune consistance. Langue, rythme de vie, climat, tout concourt à vous rappeler que vous n'êtes plus en Occident, mais que déjà vous avez franchi le seuil du Machreq, de cette contrée du monde où le soleil se lève.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Les embarras du Caire &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_ecritute.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tout circuit touristique de découverte de l'Égypte s'attarde évidemment sur la plupart des sites archéologiques majeurs, sans oublier au passage quelques jours de béatitude complète à bord de l'un de ces luxueux bateaux qui descendent ou remontent le Nil. Un détour du côté du barrage d'Assouan permet, en complément, une courte incursion dans l'Égypte contemporaine, les commentaires des guides locaux portant inévitablement sur la situation économique du pays (besoins en énergie, irrigation des terres, effets secondaires de la régulation des eaux du Nil, etc.). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'itinéraire touristique au coeur de l'Égypte inclut également et fort heureusement un séjour plus ou moins prolongé dans la capitale du pays. Au programme: non seulement la visite du célèbre musée des Antiquités égyptiennes&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_musee.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; et de quelques mosquées (Ibn Touloun, Méhémet-Ali...), mais aussi et surtout une première plongée dans les rues et ruelles du Caire. Une telle expédition, aussi chaotique soit-elle, n'a rien d'un exploit à la portée des seuls initiés. Bien entendu, il faut respecter la règle du jeu, surtout dans les quartiers particulièrement touristiques comme Khan Khalîlî (souks). Toute personne ressemblant de près ou de loin à un touriste de passage est en effet un acheteur potentiel. D'où les sollicitations multiples et les incessants «Welcome!» auxquels il serait malséant de ne pas répondre. Au bout du compte, on se retrouve délesté de quelques livres égyptiennes et le bagage rempli d'objets et babioles en tous genres que l'on sera, malgré tout, heureux de déballer de retour au pays. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_marchands.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Que ce soit par ces voies obligées ou d'autres ruelles moins connues des touristes, il est bon de se laisser imprégner, autant que faire se peut, par la vie qui s'y exprime de mille et une manières auxquelles nous sommes vraisemblablement peu accoutumés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Immédiatement, dès que l'on sort des zones résidentielles plus huppées, on se rend compte que la circulation au Caire tient plus du slalom permanent que de la paisible flânerie. Les rues y sont le reflet même de la vie à l'égyptienne: on y déambule, on y mange, on y marchande, on y joue, on y prie... on essaie aussi d'y frayer son chemin. Mais quel fatras inextricable de piétons, de véhicules de tous gabarits, de vélos, de taxis, de charrettes tirées par des ânes poussifs mais toujours aussi généreux&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_ane.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, de gamins courant après leur ballon, d'autobus aux portes desquels sont souvent accrochés des grappes humaines!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le nouveau métro a certes amélioré la situation. Mais la mégapole cairote souffre réellement d'asphyxie, ses infrastructures ayant été prévues pour... disons trois fois moins de population.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Grâce aux progrès de la scolarisation et de la course aux diplômes, la quasi-totalité des jeunes ne veulent pas retourner au &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;balad &lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(campagne). Ils préfèrent s'incruster dans la ville, augmentant considérablement les effectifs (et l'immobilisme!) de la bureaucratie, pour eux la seule issue possible, à moins qu'ils n'émigrent pour de bon vers l'Europe ou les pays du Golfe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; De très nombreux "cerveaux" ont ainsi quitté la mère patrie, temporairement ou de manière définitive. Mais comment en serait-il autrement dans un pays où le décollage économique apparaît encore actuellement comme une chimère, compromis qu'il est par une surpopulation qu'aucune mesure ne semble pourvoir endiguer, ainsi que par des troubles politiques récurrents, malheureusement dissuasifs pour les touristes de tous pays?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial; text-align: center;"&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_edfou-08.2.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Dignité et humour&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Que l'on ne s'y méprenne pas toutefois! Si les embarras du Caire engendrent fréquemment des situations inconfortables, voire des scènes à la limite du supportable (que seuls les malades du déclic photographique ont l'impudence de filmer), ils ne sont en rien synonymes d'une impitoyable lutte pour la vie. Dans la pauvreté, l'Égyptien reste digne, non défaitiste, solidaire. Il garde de surcroît, au tréfonds de lui-même, ce légendaire sens de l'humour qui récupère tous les événements personnels, familiaux, nationaux. La &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;nokta&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (bonne histoire) fait intimement partie de l'âme égyptienne, comme un pied de nez aux aléas et ingratitudes de l'existence. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Oui, décidément, l'Égypte n'a pas fini de nous surprendre. Cette philosophie naturelle et spontanée, qui remet les vraies valeurs à leur juste place, est ingénieuse au point de trouver aux antagonismes les plus divers un terrain de conciliation. Nous ne battons pas seulement ici le rappel de toutes les civilisations qui, au fil des siècles, ont façonné l'Égypte: ère pharaonique, époque perse, influence romaine, judaïsme, christianisme, retour des Perses, arrivée de l'Islam, Mamelouks, Turcs, etc., pour aboutir à l'époque contemporaine. L'Égypte a l'extraordinaire faculté de tout assimiler, en restant elle-même, à l'image du Caire où se juxtaposent tradition et modernisme, luxe et extrême pauvreté, passé et présent, vie et mort.&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_deir_el_b.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En réalité, c'est surtout l'aptitude qu'a l'Égypte de rassembler les extrêmes qui peut confondre l'observateur étranger.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans sa géographie même – résultat de quel hasard? -, le pays est un étrange amalgame de désert et de verdure, de sécheresse et de végétation luxuriante. Creusant sa voie dans un sol désertique qui ne peut engendrer que la mort et la désolation, le Nil crée la vie jusque dans le moindre de ses méandres. Au terme de son périple, avant de rejoindre, comme à regret, les eaux méditerranéennes, il prend le temps de ralentir son cours pour s'agripper à cette terre qu'il a fécondée, formant le Delta de la Basse-Égypte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;Un peuple, plusieurs cultures&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_islau.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sur le plan de la pensée, le paradoxe n'est bien entendu pas assimilable à cette symbolique de la vie et de la mort. Il n'empêche que les opinions les plus contrastées trouvent en Égypte, notamment au Caire, un terrain favorable à leur expression. Al-Azhar, par exemple, la plus célèbre université islamique , est un creuset des sciences de l'Islam. Elle accueille des cheikhs enturbannés provenant de toutes les contrées du monde. Dans le même temps, de nombreux intellectuels se forment à l'occidentale et s'éloignent du fondamentalisme islamique tout en se réclamant de la même religion musulmane.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Traversons la rue... et nous y trouvons un exemple encore plus éloquent sans doute: les Chrétiens, en tout premier orthodoxes, sont en Égypte très minoritaires, mais ils existent. Ils existent d'autant plus qu'une filiation directe relie leur nom à celui de leur pays: «Copte» (en arabe: &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;qibtî&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;) vient du grec &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Aiguptos&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, c'est-à-dire «Égyptien».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les statistiques, leur interprétation surtout, varient très sensiblement que l'on se situe du point de vue officiel (l'Égypte est, selon les termes de sa Constitution, un État musulman) ou de celui des intéressés eux-mêmes. Mais quel que soit le chiffre retenu, les Coptes ont, en Égypte, pignon sur rue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Passons sur les divergences doctrinales ou éthiques, tant musulmanes que chrétiennes, qui n'ont pas manqué de voir le jour. L'Égypte n'échappe pas à la logique orientale qui, sous bien des rapports, est un terrain propice aux querelles plus ou moins byzantines, à l'émergence des sectes ou même des schismes, à la confrontation en somme de toutes sortes d'hégémonies autochtones ou importées de l'extérieur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Qu'il nous suffise ici de constater que les différentes cultures qui composent l'Égypte contemporaine se rassemblent dans un seul peuple. Le moment venu, ce peuple sait taire ses antagonismes pour se regrouper sous une même identité et une unique bannière. Il sait vibrer aux mêmes émotions, dans la joie comme dans la douleur, dans le rêve comme dans la vie, dans la routine comme dans l'événement national.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial; text-align: center;"&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_louxor_barque.2.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style="font-family: arial;"&gt;L'éternité traduite au présent&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La Cité des Morts, au Caire, n'a pas droit aux circuits touristiques officiels. Heureusement, puisqu'il y aurait pour le moins quelque indécence à visiter un lieu faisant l'objet de tant de vénération, notamment le vendredi, jour saint de l'Islam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette véritable ville dans la ville, dominée par la colline du Muqattam et la Citadelle, n'en est pas moins très révélatrice de l'Égypte profonde. Ce qui, ailleurs, ne serait qu'un simple cimetière devient ici un point de convergence (et même d'habitation), un lieu où se nouent et se dénouent certains événements importants de la vie quotidienne. Le célèbre romancier Naguib Mahfouz, Prix Nobel de littérature, s'en est admirablement fait l'écho.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_eternite.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L'Égyptien associe les morts à sa vie. Il vit avec la mort. Il la dramatise au besoin, la célèbre parfois. Mais toujours, cette rupture apparente ouvre sur le sanctuaire de l'au-delà.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les Pharaons de jadis faisaient coïncider leur mort avec leur triomphe ultime, en édifiant des tombeaux destinés à défier les limites du temps. Sans faire appel à des raccourcis faciles, il nous semble que les fils du Nil vivent encore aujourd'hui, parfois de manière très explicite, de la même inspiration.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'Égypte a traversé les siècles. Celle qui fut la «Mère du Monde» a dû affronter tant et tant de bouleversements au rythme des soubresauts de l'histoire. Toujours, elle a su rester elle-même. &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Al-sabr gamîl&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;al-sabr mouftah al-farag &lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;disent les proverbes égyptiens: «la patience est belle», «la patience est la clé du succès». Le temps qui passe, ce minuscule instant que l'on supporte ou que l'on sait attendre, a toujours pour l'Égyptien une saveur d'éternité. En définitive, rien n'a changé. Ou si peu...&lt;/span&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laboureyr.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: right; font-family: arial; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quoi de plus simple en vérité que les pyramides du plateau de Guizeh ? Mais quoi aussi de plus imposant que cette perfection géométrique sur fond de désert ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il se passe immanquablement "quelque chose" sur ce site unique au monde, un je ne sais quoi qui vous prend aux tripes et vous inonde du bonheur d’être là. Tout simplement là. Cette sensation connaîtra d’autres modulations au cours d’un périple le long du Nil, notamment à Karnak, Louxor et Abou Simbel. Mais au pied des majestueuses pyramides qui se moquent superbement des mercantiles à-côtés du tourisme, tout est différent. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L’Égypte, cette patrie du grandiose et de la démesure qui a conclu un pacte avec l’éternité, vivrait-elle non seulement dans les replis de notre grande histoire, mais aussi et d’abord en chacun de nous, au cœur de notre patrimoine intérieur ? Lors d’un voyage de découverte menant du Caire aux frontières de la Nubie, nul ne peut échapper à cet inventaire intime. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_s_hinx.2.jpg" style="border-width: 0pt; float: left; font-family: arial; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Contemplant l’énigmatique face du Sphinx qui, tourné vers le soleil levant, préside inlassablement aux destinées des fils du Nil, nous nous surprenons à redonner vie à des souvenirs ancrés dans un passé plus ou moins lointain. Puis, consciemment ou non, notre découverte de l’Égypte prend des airs de retrouvailles avec une civilisation connue et familière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mystère et simplicité, tels sont sans doute les deux mots-clés de ce pays qui nous accueille, amical et généreux, mais sans se livrer totalement lui-même. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Touristes d'une semaine ou plus, nous restons toujours les invités de l'Égypte. Elle ne se laisse réellement approcher qu'avec le coeur. Qu'elle s'offre à nous dans le faste de ses décors pharaoniques, dans l'atmosphère apaisante, presque irréelle, d'une croisière sur le Nil ou au travers de tant et tant de regards croisés dans les rues animées du Caire, elle ne peut laisser indifférent. On l'aborde en curieux peut-être, on ne la quitte pas indemne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Au terme du voyage, il reste sans doute quelques souvenirs gravés dans la mémoire ou une belle collection de photos. Mais l'essentiel est ailleurs, dans cette part de nous-mêmes à laquelle nous donnons maintenant un nom, un visage peut-être...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-family: arial;"&gt;Qalbî alâ Misr&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: nous partons de l'Égypte en l'emportant dans notre coeur. Nous y reviendrons, car elle nous manque déjà...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-family: arial; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_coucher.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img alt="medium_coucher.jpg" src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_coucher.2.jpg" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos : &lt;a href="http://membres.lycos.fr/macha4950/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-1600640759304116911?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/1600640759304116911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=1600640759304116911&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/1600640759304116911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/1600640759304116911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/ternelle-fascinante-gypte.html' title='Éternelle, fascinante Égypte'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-3375174540003746170</id><published>2008-09-25T14:25:00.000-07:00</published><updated>2008-09-25T23:35:23.815-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Scandinavie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copenhague'/><title type='text'>La construction durable à la manière scandinave :  réalisations danoises</title><content type='html'>&lt;div class="post-body entry-content"&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwBcWwq__I/AAAAAAAAIMQ/T6Z4Fsqe1g4/s1600-h/Proximit%C3%A9+de+la+nature.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwBcWwq__I/AAAAAAAAIMQ/T6Z4Fsqe1g4/s400/Proximit%C3%A9+de+la+nature.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250072852264845298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(0, 51, 51);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le développement durable est à l'ordre du jour, en tout premier lieu dans les secteurs de la construction et de l'aménagement de l'environnement. Les beaux principes et les belles résolutions en ce domaine frisant parfois l'overdose, nous avons préféré porter nos regards sur des réalisations concrètes, prouvant, si besoin était, que tout n'est pas perdu dans le pire des mondes !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(0, 51, 51);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Or, pour y voir plus clair chez soi, il peut être utile d'aller enquêter chez le voisin. C'est dans cet esprit que nous relaterons ici les différentes étapes d'un voyage d'étude en Scandinavie. Première halte : Copenhague.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(0, 51, 51);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwArIyl50I/AAAAAAAAIMA/57aOfWUkwT0/s1600-h/Copenhague+-+quartier+Vesterbro+%284%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 273px; height: 191px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwArIyl50I/AAAAAAAAIMA/57aOfWUkwT0/s400/Copenhague+-+quartier+Vesterbro+%284%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250072006701213506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nul n'échappe aux impératifs du développement durable. Dans le BTP notamment, reconnu comme étant un producteur majeur de CO² et de gaz à effet de serre, le respect de l'environnement est devenu une priorité. Sans pour autant minimiser l'évolution et les perfectionnements de l'industrie de la construction traditionnelle, les techniques et matériaux propres à l'éco-construction et de l'aménagement durable enregistrent une très significative progression, l'exploitation de leur caractère innovant permettant très souvent d'occuper le terrain de l'information. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est ainsi devenu impossible d'échapper à certains nouveaux "concepts" ou références tels que RT (réglementation thermique) 2005 et déclinaisons ultérieures, BBC (bâtiment basse consommation), Effinergie (référentiel français de performance énergétique des bâtiments neufs ou existants), Maison passive (équivalent français de la norme allemande &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;PassivHaus&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;), certification Minergie® (label de qualité inventé en Suisse), éco-quartiers... Des exemples occupent ainsi, sans nul doute à juste titre, le devant de la scène médiatique : le land du Vorarlberg en Autriche, la ville de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), réputée pour être la capitale mondiale de l'écologie, le quartier BedZed (Beddington Zero Energy Development) à Londres... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au cours d'un périple en Scandinavie (Danemark, Suède, Norvège), organisé par la &lt;a href="http://www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr/fr/accueil/"&gt;Fédération des Parcs naturels de France&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://www.caue60.com/index_60.asp"&gt;Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de l'Oise&lt;/a&gt;, nous avons pu approcher certaines réalisations qui, sans se prévaloir nécessairement de la même aura médiatique, n'en sont pas moins des illustrations d'une authentique démarche dans le sens de la construction écologique et de l'aménagement durable de l'environnement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Copenhague pour le Danemark, Malmö, Oxie, Dalby et Helsingbord pour la Suède, Fredrikstad et Oslo pour la Norvège : telles furent les étapes du circuit. Tout en tenant compte des risques d'une généralisation par trop facile, il nous semble néanmoins que de réelles constantes relient les trois pays visités en termes de mœurs constructives et de respect de l'environnement. D'où l'opportunité de l'itinéraire choisi pour le périple. D'où également la possibilité qui nous a été offerte d'englober dans le même regard la pratique &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;scandinave&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; du développement durable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les atouts communs aux trois pays scandinaves&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Premier constat : la nature, en Scandinavie, est omniprésente, respectée, quasiment vénérée. Même les grande villes sont aménagées de telle sorte qu'un parc ou autre espace vert y soit à portée immédiate de promenade. Exception faite, une fois encore, de ces grandes agglomérations, la population ne se bouscule pas au portillon pour profiter des avantages d'un environnement protégé. Certes, le Danemark (5,4 millions d'habitants) compte 128 habitants au km&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;², nettement plus que la France avec ses 93 hab/km², mais son territoire ne s'étend que sur 43.000 km², avec 7.314 km de littoral&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;. Quant à la Suède, elle ne compte plus que 22 hab/km&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;²&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; et la Norvège bat le record avec seulement 14 hab/km&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;²&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_6ZmGdqI/AAAAAAAAILw/N42BrODY_qs/s1600-h/1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 230px; height: 172px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_6ZmGdqI/AAAAAAAAILw/N42BrODY_qs/s320/1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250071169398634146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'eau fait également partie du quotidien de très nombreux Scandinaves qui habitent à proximité d'une mer ou d'un lac. Est-il besoin de rappeler qu'ils sont les descendants des intrépides conquérants des mers que furent les Vikings ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette ouverture directe sur la nature, les Scandinaves n'entendent pas la contrarier, dans leur habitat, par des aménagements ne faisant partie ni de leurs mœurs, ni de leurs besoins. L'exemple le plus éloquent est bien l'absence quasi universelle de volets, et même de rideaux, aux fenêtres de leurs maisons ou appartements. Il n'est guère que dans les hôtels que l'on voit ce type d'équipements ! Pour s'isoler, non pas des regards (les passants restent discrets et respectueux de l'intimité d'autrui), mais du froid, les fermetures à double ou triple vitrage sont par contre indispensables. Il faut par ailleurs préciser que l'absence d'occultation des fenêtres est aussi justifiée par la recherche de luminosité, surtout en hiver où l'ensoleillement se fait moins intense et dure beaucoup moins longtemps que dans nos régions tempérées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwAOwpO7dI/AAAAAAAAIL4/Z6plGYoNguk/s1600-h/%C3%A9oliennes+%C3%A0+proximit%C3%A9+de+la+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%282%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 339px; height: 227px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwAOwpO7dI/AAAAAAAAIL4/Z6plGYoNguk/s400/%C3%A9oliennes+%C3%A0+proximit%C3%A9+de+la+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%282%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250071519183171026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une surprise attend le visiteur, professionnel ou non du bâtiment et de l'aménagement du territoire, qui découvre la Scandinavie : le nombre d'éoliennes installées à l'intérieur des terres ou offshore. La Norvège compte actuellement 14 champs d'éoliennes, la Suède 106, et le Danemark 83 (soit une production d'énergie couvrant 20 % des besoins de ce pays). Est-ce à dire que, dans ces trois pays, l'aspect polémique a été occulté ou adroitement négocié pour faire place au pragmatisme des solutions en matière d'énergies renouvelables, loin des guéguerres idéologiques que s'ingénient à inventer certains pays culturellement autres ? On peut au moins se poser la question.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les pays scandinaves réservent une autre surprise de taille, tout spécialement aux professionnels de la construction : les audaces architecturales maintes fois affichées dans ces pays. L'imagination créatrice des architectes et bâtisseurs y semble moins sujette à contraintes, en tout premier lieu dans le domaine de la sécurité, que dans d'autres pays. Combien de garde-corps ou de rambardes ne manquent-ils pas à l'appel sur des constructions nouvelles, alors qu'ils seraient absolument de rigueur, en France par exemple ? Entre le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;« Bravo l'archi ! »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; et le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;« Comment est-ce possible ? »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, les architectes et spécialistes de l'aménagement durable qui composaient notre groupe de périple en Scandinavie furent souvent embarrassés pour faire leur choix. Et de comparer, bien sûr, avec leur propre situation...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Avant que d'être l'objet d'une avalanche de décrets ou de quelque haut sommet de l'environnement, l'écologie est globalement, chez les Scandinaves, un état d'esprit, un réflexe, un comportement naturel et quotidien. La gestion des déchets quotidiens, par exemple, dont certains particulièrement (mal-)odorants (on se comprend !) sont réintégrés dans la fabrication de compost, ne fait globalement l'objet d'aucune réticence. Et que dire de l'utilisation des vélos ? Ils sont légion à Copenhague, Malmö, Lund ou Oslo, de toutes sortes, des vieux engins tout rouillés aux VTT dernier cri. Il est vrai que l'aménagement des villes leur fait la place belle, avec un réseau de pistes et routes cyclables qui reste un modèle en Europe. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; l'évidence, les mœurs écologiques ne sont pas là-bas observées sous la contrainte ou tributaires d'un simple effet de mode. Elles sont intégrées dans le quotidien, dans l'éducation et dans les règles du vivre-ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_hRCIPxI/AAAAAAAAILo/FrnNgUKR3xM/s1600-h/Nouvelle+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%286%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 292px; height: 195px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_hRCIPxI/AAAAAAAAILo/FrnNgUKR3xM/s400/Nouvelle+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%286%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250070737603542802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Une nouvelle plage pour Copenhague&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; 5 km du centre de Copenhague, au sud-est de la ville, une île artificielle de 4,6 km de long a été inaugurée en 2005 dans les eaux de l'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ö&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;resund. Créée avec le sable provenant du creusement d'une lagune qui la sépare du rivage de l'ancien site industriel de Kastrup, elle est reliée à ce rivage par trois ponts. Elle permet aux habitants de Copenhague et environs (1.400.000 habitants) de profiter, dans d'excellentes conditions, des loisirs de plein air et des plaisirs de la baignade dans des eaux plus profondes et de meilleure qualité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elle est composée de deux plages : l'une, au nord, à laquelle les aménageurs ont laissé un caractère naturel plus &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sauvage&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; et plus propice à l'isolement au milieu des dunes de sable ; l'autre, au sud, qui bénéficie de davantage d'équipements et aménagements (marina, promenade en béton très fin pour permettre de circuler pieds nus, espaces verts, club nautique, petites cabanes en bois...) tout en laissant aux personnes et familles qui la fréquentent la possibilité de s'approprier l'espace comme elles le souhaitent. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'aménagement de cet Amager Beach Park est le fruit d'une longue concertation, entamée dès les années 1980. Le projet a été négocié avec les associations locales. Un comité a été formé pour l'élaboration de propositions... dont le bien-fondé et la cohérence, précise Dan Haslov, architecte du projet, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;« ont convaincu les responsables politiques »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_Mt2qWhI/AAAAAAAAILg/eTYsnclCG5o/s1600-h/Nouvelle+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%2817%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 260px; height: 174px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv_Mt2qWhI/AAAAAAAAILg/eTYsnclCG5o/s320/Nouvelle+plage+de+Kastrup+-+Copenhague+%2817%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250070384562821650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;À&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; 100 m du rivage, relié à celui-ci par un ponton en bois, un immense coquillage de 870 m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;²&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, également tout en bois d'azobé, fait fonction de piscine et de solarium. Imaginée par l'architecte Fredrik Petterson, cette &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sculpture&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; en pleine mer, de forme circulaire sur plusieurs niveaux, comporte un bassin de 4 m de profondeur, à l'abri du vent quelle qu'en soit la direction, des escaliers pour accéder des niveaux supérieurs à l'eau et un plongeoir donnant sur l'extérieur de la piscine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Inscrite dans le projet d'aménagement du Kastrup Strand Park, la piscine est éclairée la nuit par des spots à LE&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ds. Ces diodes électroluminescentes soulignent les contours de la &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sculpture&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;" pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;transformer l'espace de loisir en une œuvre d'art inscrite sur fond de mer où l'on devine d'un côté un champ d'éoliennes, de l'autre, la silhouette du pont sur l'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ö&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;resund reliant le Danemark à la Suède.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv-vvm-UII/AAAAAAAAILY/WrzZnQ8i_PU/s1600-h/Quartier+Vesterbro+-+Copenhague+%2835%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 295px; height: 214px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNv-vvm-UII/AAAAAAAAILY/WrzZnQ8i_PU/s400/Quartier+Vesterbro+-+Copenhague+%2835%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250069886817685634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(102, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Vesterbro : la revitalisation d'un quartier&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Construit entre 1850 et 1920 (90 % des bâtiments datant d'avant 1900), ce quartier central de Copenhague (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Inner Vesterbro&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;) se caractérisait par un niveau de confort, et tout d'abord de salubrité, extrêmement faible : 64 % des appartements ne possédaient pas de chauffage central ni d'eau chaude sanitaire ; 71 % n'étaient pas équipés en salle de bains et 11 % ne disposaient pas de WC.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p face="arial" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Environ 6.500 habitants, en grande partie des ouvriers, des étudiants, des retraités ou des chômeurs, étaient répartis dans les 19 îlots d'immeubles à 5 ou 6 étages, où ils vivaient dans des conditions souvent précaires. D'où l'apparition, dans ce qu'il fallait bien appeler un ghetto, du trafic de drogue et de la criminalité...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p face="arial" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il fallut attendre les années 1980 pour y voir apparaître un projet de réhabilitation concocté par la municipalité de Copenhague, avec la participation active des résidents, notamment des étudiants soucieux d'écologie et de développement durable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwDmYfJxgI/AAAAAAAAIMY/LiG1KSN73Xg/s1600-h/La+circulation+%C3%A0+v%C3%A9lo+-+un+moyen+de+locomotion+tr%C3%A8s+fr%C3%A9quent+dans+les+villes+scandinaves+%282%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwDmYfJxgI/AAAAAAAAIMY/LiG1KSN73Xg/s320/La+circulation+%C3%A0+v%C3%A9lo+-+un+moyen+de+locomotion+tr%C3%A8s+fr%C3%A9quent+dans+les+villes+scandinaves+%282%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5250075223550182914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p face="arial" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Compte tenu de l'état de dégradation des logements, et donc de l'urgence des travaux, deux grandes tranches d'intervention furent programmées. La première concernait les immeubles les plus dégradés et menacés de démolition, soit 17 % des logements. Financés pour la plus grande partie (95 %) par l'État danois et la Ville de Copenhague, les 5 % restants étant à la charge des propriétaires, les travaux engagés eurent pour but de résorber l'insalubrité : isolation extérieure des immeubles, restructuration et agrandissement des habitations pour y aménager des salles de bains et des sanitaires, création d'espaces communs en rez-de-chaussée ou dans la cour intérieure pour la mise en place de laveries communes ou autres commodités. Puis sont venues s'adjoindre d'autres réhabilitations plus directement inspirées des techniques écologiques : système de chauffage urbain, énergie solaire passive (surfaces vitrées et puits de lumière), installation de panneaux solaires pour la production d'eau chaude et de panneaux photovoltaïques sur les façades, récupérateurs de chaleur, gestion des déchets (tri sélectif et installation de systèmes de compost), aménagement de zones vertes et création de murs végétalisés...&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwA8W7M7gI/AAAAAAAAIMI/SQkC_s8_HDI/s1600-h/Quartier+Vesterbro+-+Copenhague+%2835%29.JPG"&gt; &lt;/a&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Étant donné l'importance des chantiers, les locataires durent être délogés, au moins momentanément, durant toute la durée des travaux. Une bonne partie d'entre eux ne réintégrèrent cependant pas leur ancien logement une fois les travaux terminés, pour cause de loyer ayant subi une augmentation du simple au double sur cinq ans. L'obligation de relogement (dans la même ville et conformément aux besoins exprimés par les habitants) semble en effet avoir donné satisfaction à la majorité des personnes délogées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les immeubles les moins dégradés (83 % des logements) furent regroupés dans la deuxième tranche de travaux. Dans ce cas, la réhabilitation a été faite aux frais des propriétaires, avec une aide des fonds publics de la Ville de Copenhague. Les résidents purent même rester dans leur logement durant la période des travaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bilan de ce vaste chantier de réhabilitation inspiré par le pragmatisme, la solidarité et la concertation citoyenne : les résidents de Vesterbro connaissent désormais des conditions de vie beaucoup plus confortables, au sein d'un quartier irrigué par de nombreux commerces de proximité et tous les avantages de la vie citadine. Avec en plus cet avantage sur de nombreux autres quartiers de Copenhague : la satisfaction d'avoir participé activement, dans leur cadre de vie quotidienne, à la dynamique écologique de leur ville et de leur pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A suivre :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; color: rgb(153, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;- La construction durable à la manière scandinave : réalisations suédoises&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-weight: normal;font-family:arial;" &gt;- La construction durable à la manière scandinave : réalisations norvégiennes&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-3375174540003746170?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/3375174540003746170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=3375174540003746170&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3375174540003746170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3375174540003746170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2008/09/la-construction-durable-la-manire.html' title='La construction durable à la manière scandinave :  réalisations danoises'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SNwBcWwq__I/AAAAAAAAIMQ/T6Z4Fsqe1g4/s72-c/Proximit%C3%A9+de+la+nature.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-6506793961490803697</id><published>2008-09-13T10:30:00.000-07:00</published><updated>2008-09-13T11:54:05.200-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lumière'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lyon'/><title type='text'>Belle de Nuit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SMv5M7r8K8I/AAAAAAAAIEM/py-8a8H426I/s1600-h/237275.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SMv5M7r8K8I/AAAAAAAAIEM/py-8a8H426I/s400/237275.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245560191578811330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Des deux capitales que sont Lyon et Paris, laquelle est la banlieue de l'autre ? Merci de m'avoir posé cette question ! Mais faut-il réellement y répondre ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est par contre une certitude à laquelle nous ne pouvons échapper si nous nous promenons le 8 décembre en soirée (quelle que soit l'année) du côté de la basilique de Fourvière, du théâtre des Célestins, de la fontaine des Jacobins, de la place Saint-Jean ou encore dans les méandres des traboules : Lyon est une ville-lumière. Peut-être même, n'en déplaise à la coquetterie parisienne ou assimilée : "la" Ville-Lumière par excellence !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);font-size:100%;" &gt;&lt;strong&gt;Il était une fois...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img src="http://blog.uniterre.com/uploads/m/mchartier/237273.jpg" style="display: block;" alt="" align="left" width="238" height="350" /&gt;Nous sommes en 48 avant notre ère. Astérix n'a pas encore mis en place sa stratégie pour faire front aux plans de l'envahisseur romain. À la tête de six légions, Jules César en profite pour prendre possession de la colline de Fourvière dont l'intérêt stratégique est évident. Puis, dans la foulée, son lieutenant Lucius Munatius Plancus, le perspicace gouverneur des Gaules, fonde &lt;em&gt;Lugdunum&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La vocation mariale de Fourvière – la "colline qui prie" – daterait approximativement de l'an 150, lorsque saint Pothin, premier évêque de Lyon, y fait déposer et vénérer une icône de la Vierge. Beaucoup plus tard, à la fin du XIIe siècle, un sanctuaire y est construit. En 1562, François de Beaumont, baron des Adrets, lieutenant du prince de Condé et défenseur de la cause protestante dans la première guerre de Religion, se charge de détruire l'édifice. Celui-ci sera reconstruit presque aussitôt, accueillant un culte qui se développe de plus en plus. Sur ces entrefaites, en 1638, Louis XIII consacre la France à la Vierge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;1643 : la peste est en train de décimer la population lyonnaise. Confiant le sort de leur ville à la Protectrice de Fourvière, les consuls-échevins promettent, pour conjurer le mal, de monter chaque 8 septembre (fête de la Nativité de la Vierge) au sanctuaire pour y présenter en offrande un écu d'or et un cierge de cire blanche pesant sept livres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mai 1644, alors qu'à Paris Louis XIII vient de mourir, la peste sévit encore à Lyon. Puis, au lieu de croître, comme on pouvait le redouter, durant l'été, elle se calme et disparaît miraculeusement. Le 8 septembre, les magistrats municipaux s'acquittent pour la première fois de leur voeu. Jamais, à compter de cette année, la peste n'a refait son apparition à Lyon, même lorsque d'autres villes furent cruellement dévastées. Aujourd'hui encore, les Lyonnais restent fidèles à ce pèlerinage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;« Ainsi Lyon sait marquer son originalité en respectant, sans trahir l'esprit moderne, les traditions qui donnent à une ville sa personnalité et son âme. »&lt;/em&gt; (Bulletin municipal du 10 septembre 1978)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En 1830, le clocher du sanctuaire de Fourvière menace ruine. On le démolit. L'inauguration du nouveau clocher, surmonté cette fois-ci d'une statue dorée de la Vierge, doit avoir lieu en 1852, à la date bénie du 8 septembre. Mais de fortes inondations viennent contrarier le projet, l'atelier du fondeur ayant été endommagé par les flots. La cérémonie est reportée au 8 décembre. La statue est alors effectivement mise en place, mais le mauvais temps s'acharne à être à nouveau de la partie. D'où annulation des festivités prévues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les Lyonnais ne se laissent pas démonter pour autant et entendent bien accomplir leur devoir de dévotion. Spontanément, à la faveur d'une éclaircie, ils posent des lumignons sur le rebord de leurs fenêtres et descendent dans les rues pour célébrer ensemble l'événement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ainsi est née une tradition qui perdure jusqu'à nos jours, mélange de ferveur, de dévotion et d'animations&lt;img src="http://blog.uniterre.com/uploads/m/mchartier/237274.jpg" style="display: block;" alt="" align="right" width="254" height="350" /&gt; hautes en couleurs. Chaque 8 décembre, tout Lyonnais qui se respecte dépose encore à sa fenêtre des lumignons, puis rejoint la procession conduisant de la cathédrale Saint-Jean au sommet de la colline de Fourvière, avant d'aller se mêler à la foule qui envahit le coeur du Vieux Lyon transfiguré par cette Fête des Lumières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si la tradition lyonnaise du 8 décembre est mondialement réputée, elle n'est toutefois que le temps fort d'un Plan Lumière plus global qui métamorphose quotidiennement depuis 1989, la nuit tombée, l'espace urbain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Entre Saône et Rhône, la lumière est en effet une composante à part entière de l'urbanisme. La fonction utilitaire de l'éclairage des rues et de certains monuments est complétée par une scénographie nocturne. Certes, l'éclairage fonctionnel a toujours sa raison d'être : celui de rendre sûrs et aisés les déplacements. Mais il assimile également des &lt;em&gt;« notions d'esthétisme, de confort, de plaisir visuel et d'intégration harmonieuse dans l'environnement urbain »&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nous voilà très loin de la débauche et de l'omniprésente banalité des néons criards dont semblent se satisfaire trop souvent nos modernes cités. Assurément, les "néonistes" au professionnalisme reconnu ont ici leur mot à dire. Au même titre que les autres bâtisseurs, ils ont eux aussi pignon sur rue. Mais la lumière n'a pas pour seule fonction de nous empêcher de trébucher en chemin ou de faire miroiter aux yeux des badauds l'avalanche de produits de consommation sous laquelle croule notre société. Elle est également un matériau architectural à part entière qui nous incite à prêter attention à un au-delà du langage premier de la pierre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La &lt;em&gt;« mise en lumière respectueuse de l'identité de la ville et de son histoire »&lt;/em&gt; est aujourd'hui le fait de nouveaux professionnels : les concepteurs lumière qui, a-t-on écrit, sont à l'urbanisme ce que les éclairagistes sont au cinéma, au théâtre ou aux spectacles chorégraphiques, comme des "metteurs en scène de la ville".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les bases de cette profession d'architecte de la lumière ont été posées vers le milieu des années 1980, particulièrement par Roger Narboni. À l'époque (nous sommes en janvier 1986), la tour Eiffel est parée de ses plus beaux atours lumineux mis au point par la Division Éclairage Extérieur de Philips Éclairage. Cette spectaculaire illumination peut être considérée comme le point de départ d'un nouveau mode d'expression de la personnalité d'une ville, grâce à la mise en valeur, par la lumière, de ses principaux sites et bâtiments publics ou privés, complément esthétique d'une réponse première aux contraintes de sécurité et de fonctionnalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm; font-family: georgia;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L'allumeur de réverbères a disparu de nos villes et de notre civilisation de citadins stressés. Mais il est des "poètes de la lumière" qui se reconnaîtraient volontiers dans cette profession du temps jadis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-6506793961490803697?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/6506793961490803697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=6506793961490803697&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6506793961490803697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6506793961490803697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2008/09/belle-de-nuit.html' title='Belle de Nuit'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SMv5M7r8K8I/AAAAAAAAIEM/py-8a8H426I/s72-c/237275.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-2427604975240807614</id><published>2007-12-22T23:40:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:41:44.174-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Venise'/><title type='text'>Venise : l'arte della commedia</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;La Cité des Doges sait donner à la tradition séculaire du carnaval une inimitable couleur, avec une distinction qui la départage des autres villes célébrant la même fête, mais sans pour autant renoncer aux comportements fantasques des personnages de la commedia dell'arte.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14062005085940434864.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On peut tomber amoureux de Venise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On peut être envoûté par cette ville à nulle autre pareille. Qu'on l'aborde pour la première ou la énième fois...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans le dédale des imprévisibles détours de ses ruelles où l'on prend plaisir à se perdre, la symphonie des lumières et des couleurs, amplifiée par la magie des eaux, est un miracle permanent. Même le temps qui passe y adopte un rythme différent, réduisant nos repères quotidiens à leur plus plate banalité. Et puis, Venise ne possède-t-elle pas cette toujours étonnante vertu d'éveiller l'émotion, les plus nobles sentiments?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Une longue tradition&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0103.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le carnaval venu, la féerique Cité des Doges se transforme en une gigantesque scène de théâtre baroque. Elle se fait spontanément complice d'une &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;commedia &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;où la "volte-face" est de mise, condamnant nos habitudes à rester sur le bord du chemin, mais toujours dans le respect de ce qu'il est convenu d'appeler la bienséance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Venise a adopté cette fête de longue date. Les premières traces du carnaval y apparaissent en effet à la fin du XIe siècle, avec l'autorisation accordée à la population, par le doge Vitale Falier, de donner libre cours à ses amusements et réjouissances. La fête ne connaîtra toutefois sa véritable et pleine expression que dans la seconde moitié du XIIIe siècle, donnant un complément de solennité aux événements marquants de la vie locale, à commencer par les faits d'armes des doges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Venise affichant de plus en plus son prestige, très rapidement la joyeuse parenthèse en période de Carême ne lui suffit. Le carnaval durera donc non pas une, ni deux semaines, mais bien davantage, jusqu'à six mois de l'année! Tous les prétextes sont bons pour s'adonner aux réjouissances: une réception de hautes personnalités, les fêtes religieuses, les "épousailles avec la mer"...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13062005203437767589.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans une atmosphère où déploiement de richesses et démonstrations d'élégance donnent le ton aux manifestations publiques, ce sont tout d'abord les nobles qui, pour se différencier du commun des mortels, adoptent l'habit qui deviendra la tenue de fête typiquement vénitienne, portée même hors carnaval (par exemple pour se rendre au théâtre, pour fréquenter les cafés ou pour donner un piment supplémentaire aux rencontres galantes). Cet habit se compose du &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;tabarro&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (cape noire ample et légère, portée sur les habits), de la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;bauta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (capuchon de soie ou de dentelle noire couvrant de la tête aux épaules), d'un masque blanc (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;volto&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;larva&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;) et du tricorne noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aussi bien portés par les hommes que par les femmes, la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;bauta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; et ses compléments vestimentaires seront ensuite adoptés par l'ensemble des Vénitiens, une version plus économique, sans dentelle, étant disponible pour les personnes de situation plus modeste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le correspondant féminin de cette tenue répond au doux nom de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;moretta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, un masque ovale de couleur noire et doté d'un bouton à l'emplacement de la bouche pour pouvoir être porté élégamment. Le fait de tenir ce masque entre les dents contraignant au silence, il lui fut également donné le nom de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;muta &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(muette). Il est toutefois reconnu que ce mutisme auquel se sont ainsi contraintes les Vénitiennes est un atout supplémentaire de leur séduction, si tant est que leurs célèbres décolletés généreux ne soient pas déjà un argument suffisant!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0102.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Sous le masque, tout est permis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; De son caractère festif mi-officiel mi-spontané, le carnaval vénitien évoluera pour adopter les contours d'une kermesse généralisée où le défoulement des moeurs prendra une place prépondérante. Non seulement on s'adonne à des jeux, à des tournois, à des compétitions (au rang desquelles figurent les célèbres pyramides humaines appelées &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;forze d'Ercole&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;), voire à des scènes de pugilat (la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;guerra dei pugni&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;) ou à des corridas avant l'heure, mais on commence surtout à brûler Sa Majesté Carnaval, symbole du pouvoir, et à immoler les taureaux de la corrida, représentant les taxes prélevées par ce même pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sous le masque, tout est permis, jusqu'aux plus excentriques des excentricités et aux manifestations d'un libertinage débridé dont Casanova fut le plus célèbre représentant. Non seulement on fait bonne chère, mais la chair n'est plus, pour un temps, soumise au respect de la vertu. L'anonymat offert par le déguisement permet aux bourgeois de s'encanailler et à l'ensemble du bon peuple de Venise de croire, au moins momentanément, à l'atténuation des barrières sociales et des conventions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0103.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pareilles extravagances n'échappent pourtant pas à une réglementation très complexe. Celle-ci s'ingénie, les années et les siècles passant, à multiplier les interdits. Sont notamment visés ceux qui profitent de l'incognito pour régler leurs comptes, en ayant éventuellement recours aux armes. Également dans le collimateur de la loi les petits farceurs qui pénètrent masqués dans les couvents de nonnes pour y commettre «&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;multas inhonestates&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;»! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après avoir connu son expression la plus éblouissante du XVIe au XVIIIe siècle, le carnaval sera aboli en 1797 par un certain Bonaparte, le tout nouveau promu général en chef de l'armée d'Italie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il faudra attendre les années 1970-1980 pour assister à son renouveau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Un masque raconte beaucoup plus qu'un visage» (Oscar Wilde) &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'origine du masque se perd dans la nuit des temps. Porté à des fins rituelles ou magiques, il était présent en de nombreuses cultures. Même dans la préhistoire, on trouve trace de son usage, sous une forme rudimentaire: les chasseurs se couvraient de peaux de bêtes pour se camoufler, à l'affût de leurs proies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La signification religieuse du masque était constante dans les civilisations égyptienne (masque des momies, représentations animales – faucon, ibis, lion, taureau – portées par les prêtres lors des cérémonies) et grecque (fêtes en l'honneur de Dionysos).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La Grèce antique fut vraisemblablement la première à donner au masque une signification autre que mortuaire ou rituelle. Au théâtre, outre sa fonction de porte-voix, il servait d'accessoire pour souligner les traits d'une expression soit tragique, soit comique, ou pour créer des rôles féminins. Cet usage profane fut introduit ensuite dans le théâtre romain pour les représentations des &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Fabulae atellanae&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (farces jouées à la fin de certains spectacles), puis, beaucoup plus tard, dans la commedia dell'arte et sa galerie de personnages hauts en couleurs, symbolisant généralement le ridicule humain.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13062005204637622958.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'apparition enfin du masque dans la rue est liée aux festivités du carnaval. Ce serait Enrico Dandolo qui l'aurait ainsi introduit à Venise en avril 1204, après la prise de Constantinople lors de la quatrième croisade. Le doge y fut en effet séduit par les belles de la capitale de l'Empire byzantin qui déambulaient, un loup de velours sur le visage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Au hasard des rencontres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;bauta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; et la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;moretta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, masques les plus traditionnels de Venise, s'accommodent très bien, de manière très courtoise, de la présence d'autres masques, même si ces derniers ne sont a priori le fruit d'aucune inspiration vénitienne, sinon par la recherche de la couleur et une certaine fidélité à l'esprit baroque. En définitive, le carnaval n'est-il pas, dans ses racines, un pied de nez aux conventions, aux traditions?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On prend plaisir, place Saint-Marc, à retrouver sous leurs plus beaux et authentiques atours, les personnages de cette tradition théâtrale italienne par excellence qu'est la commedia dell'arte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0100.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Premier d'entre eux et le plus populaire: Arlecchino, francisé en Arlequin. Ce nom pourrait venir de Hellequin, Herlequin ou Harlequin, diable bouffon des mystères populaires du Moyen-Âge français. D'autres historiens des mascarades font plutôt dériver ce nom de Erlenkönig, farfadet de la mythologie scandinave ou germanique. Quoi qu'il en soit, Arlequin est bien originaire de la ville lombarde de Bergame. Il serait, bien que cette filiation soit parfois contestée, le descendant de Sannio, personnage des forêts devenu Zanni dans la comédie italienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Un pantalon collant et une veste confectionnés de losanges très colorés, un bâton attaché à la ceinture, un demi-masque noir aux traits félins, un nez proéminent et une grosse bosse rouge sur la tête: l'accoutrement traduit à merveille le caractère de ce valet stupide, balourd et rusé. Au sujet de son origine contestée, Arlequin se contente de répondre qu'il descend, comme tout le monde, de l'escalier de sa maison!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deuxième personnage typique de la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;commedia&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; italienne: Pantalone. Ce vieux marchand vénitien ruiné, décrépit et bourru a sans doute quelque bon côté: il est amoureux! Mais il est surtout radin au point, disent les mauvaises langues, qu'il se nourrit habituellement de soupe au chat de gouttière et que, lorsqu'il lui arrive de se procurer un oeuf, il n'en mange que le jaune pour donner le blanc à sa femme. Il est vêtu d'une tunique, d'un haut-de-chausses et de bas rouges, le tout complété par des babouches et un long manteau (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;zimara&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;) de couleur noire pour symboliser le deuil pris par la République de Venise en 1470 à la suite de la prise de l'île d'Eubée, en mer d'Égée, par les Turcs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le nom de Pantalone pourrait être inspiré par le premier patron de la Cité des Doges (san Pantaleone). Il pourrait également venir de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;pianta leoni&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ("plante-lions"), les Vénitiens marquant leur conquête de nouvelles terres en plantant sur celles-ci l'étendard de leur ville, sur lequel est représenté le lion de saint Marc. Inspiré du costume du vieillard de la comédie italienne, notre actuel "pantalon" a reçu son sens moderne en 1790, par opposition à la "culotte" portée serrée aux genoux et aux mollets.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Galerie de portraits – suite&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deux personnages du corps médical sont en bonne place dans la distribution des rôles carnavalesques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le médecin tout d'abord, sans spécialisation particulière, sinon que ce Monsieur-je-sais-tout se contente d'être savant et grand bavard, donc pédant. Son costume est à l'image de son caractère. Pantalon noir, bas et cape, collerette blanche, demi-masque mettant en évidence un front bombé et un nez bosselé: on ne ferait pas mieux en matière d'austérité. Il est vrai que notre grand érudit est «vide d'idées et de sentiments».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quant au &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;medico della peste&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (médecin de la peste), &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0101.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;il se caractérise surtout par deux attributs typiques: une longue baguette toujours à la main, pour soulever les couvertures ou vêtements des pestiférés sans entrer en contact avec eux, et un nez démesurément long, en forme de bec d'oiseau. Cet appendice était autrefois bourré de coton imbibé d'essences d'herbes aromatiques et désinfectantes en guise de filtre pour éviter de contracter la peste par les voies respiratoires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sans nécessairement respecter l'ordre de préséance ou d'entrée en scène, suivent d'autres personnages affublés eux aussi de tenues caractéristiques: Brighella, le serviteur rusé et sans scrupules (face disgracieuse, livrée blanche striée de diagonales vertes, couvre-chef à liseré vert, demi-masque noir); Colombine, la soubrette experte dans l'art de la séduction (robe à pièces très colorées); Pulchinella (Polichinelle), le saltimbanque bouffon et parfois stupide (grande blouse blanche serrée à la taille par une ceinture de cuir, pantalon large et plissé, masque noir, chapeau pointu); le Capitaine, soldat fanfaron et grotesque (uniforme à rayures multicolores, gros boutons dorés, chapeau à plumes, longue épée recouverte de... toiles d'araignée!); Pierrot le clown blanc,la gnaga (homme déguisé en femme), l'homme sauvage, le pêcheur de Chioggia, le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;mattaccino &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(aux comportements un peu fous, comme par exemple le jet d'oeufs remplis d'eau de rose)...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bref, cette galerie de portraits, transférée en nos temps modernes, n'aurait rien à envier aux Guignols de l'info! La charge caricaturale ferait bien partie de cette expression particulière du rire qu'est l'humour et qui, aux dernières nouvelles, définit toujours le propre de la nature humaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Un «business»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13062005225243956231.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Croiserez-vous l'ensemble de ces masques lors de votre prochain carnaval dans la sublime ville de Venise? Ce n'est pas certain. Mieux vaut en effet le savoir: les festivités du carnaval tendraient actuellement à échapper à la population locale pour faire amplement place à d'autres carnavaliers, notamment français et allemands. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Le carnaval,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; nous affirme Mario Belloni, fabricant de masques, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;n'intéresse plus les Vénitiens. Il est, au sens le plus large du mot, défiguré. Après une courte période de retour à l'authenticité, il est devenu l'occasion d'un tourisme de masse, autrement dit rien d'autre qu'un business. Une grande partie des masques en vente dans la ville, en particulier aux abords de la place Saint-Marc, sont de fabrication étrangère. Ils proviennent notamment de certains pays de l'Est où, comme chacun sait, la main-d'oeuvre est bon marché. Vous en trouverez même de fabrication chinoise. Ils sont faciles à reconnaître: ils sont en plastique!»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cinzia Thomi, autre spécialiste du masque fabriqué artisanalement, est tout aussi réaliste: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Les Vénitiens en ont ras-le-bol du carnaval! On ne sent plus l'atmosphère que nous connaissions il y a seulement quelques années. Seuls les touristes d'une journée s'y intéressent. Ce faisant, ils apportent peu à l'économie locale. Par contre, ils laissent sur place beaucoup de déchets!»&lt;/em&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0105.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bonjour l'ambiance! Et pourtant, nos deux interlocuteurs n'ont nullement l'intention de dissuader quiconque de fréquenter Venise, particulièrement en période de carnaval. Même si sous les masques se cachent des &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;stranieri &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(étrangers) qui prennent un évident plaisir à se plier au rituel de la déambulation lente et silencieuse sur la place Saint-Marc, adoptant par moments la pose attendue par des dizaines de photographes, le carnaval reste bien la fête de la couleur et du raffinement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Seul point d'ombre, pour reprendre les griefs formulés par Cinzia et Mario, et il est loin d'être secondaire: où est l'authenticité dans tout cela? En tout premier pour les masques proposés à la vente dans les rues de la ville. En réalité, c'est le flou qui domine. Les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;mascareri &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(fabricants de masques) ont bénéficié dès 1436, au temps du doge Foscari, d'un statut qui les rattachait à la profession de peintres. Mais aujourd'hui, aucune mesure réglementaire ne vient défendre un art menacé par une concurrence étrangère sauvage. Les autorités locales ou régionales semblent ignorer superbement cette revendication, laissant place à l'opportunisme de certains, mais aussi, fort heureusement, à la ténacité de quelques artisans soucieux de préserver une tradition en voie de disparition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Un savoir-faire ancestral&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est le cas de Cinzia et Mario qui, dans le secret de leurs ateliers respectifs, continuent de créer des masques de manière artisanale. Chaque masque est ainsi une oeuvre unique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0104.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;À partir d'un modèle en argile, puis d'un moule en plâtre, reproduction en négatif du modèle, le masque est fabriqué suivant la technique du carton-pâte détrempé, encollé et appliqué à l'intérieur du moule. Après séchage et extraction du moule, il est décoré avec de la gouache, de l'aquarelle, du vernis, des feuilles d'or ou d'argent, de la cire, des tissus précieux, du cuir, des plumes, de la passementerie...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Plus que d'oeuvres uniques, c'est de réels chefs-d'oeuvre qu'il faudrait parler dans le cas de cette fabrication artisanale. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Il n'existe,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; commente Mario Belloni, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;aucun lieu capable de m'étonner, de me surprendre comme Venise. J'ai vu des paysages, j'ai vu des villes, mais ici se cache un mystère impalpable qui apparaît de temps à autre, qui semble tout à coup vouloir se dévoiler, mais qui en fait ne se laisse jamais saisir. Tout comme l'eau devient beauté et art à Venise, les masques eux aussi ont perdu ici toute autre connotation et ont fini par faire partie du charme qui imprègne ce lieu. &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13062005230445356273.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;J'aime Venise et j'aime les masques, mais j'aime surtout le sens ultime de ce qu'ils cachent. Je l'ai dit: je ne l'ai pas encore tout à fait compris, mais il y a sûrement en eux un sourire apaisé, satisfait. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On vous l'avait bien dit: on peut tomber amoureux de Venise la Sérénissime. Peu importe que ce soit masqué ou à visage découvert...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-2427604975240807614?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/2427604975240807614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=2427604975240807614&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/2427604975240807614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/2427604975240807614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/venise-larte-della-commedia.html' title='Venise : l&apos;arte della commedia'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-8954576067928409220</id><published>2007-12-22T23:39:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:40:40.305-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Venezuela'/><title type='text'>Venezuela : un parfum d'aventure</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Ce périple intertropical amène à pénétrer, sans jouer pour autant les Aguirre ou autres explorateurs du "&lt;em&gt;Mundo perdido&lt;/em&gt;", au coeur d'un univers naturel protégé, parfois difficile d'accès. Il ouvre sur l'étonnante beauté d'un pays où Christophe Colomb, déjà, avait cru trouver le Paradis terrestre.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0060.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Au cours de son troisième voyage par-delà les mers, le 1er août 1498, à 14h28 précises note l'histoire ou la légende, Christophe Colomb accosta un territoire qui lui rappela immédiatement la lointaine Cité des Doges. Construites sur pilotis, les habitations de la population indienne locale avaient en effet pour lui un air familier. Il baptisa tout naturellement ces nouvelles terres «Petite Venise», «Venezuela».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Puis, s'avançant à l'intérieur du pays, il n'eut pas de mots assez élogieux pour traduire ses impressions au contact de paysages inhabituels et fabuleux. Pas de doute! Il venait de découvrir une «Terre de grâce», rien moins que le «Paradis terrestre». Excusez du peu!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Faut-il s'étonner alors que, même cinq siècles plus tard, l'idée de suivre le grand aventurier à la conquête de l'Eldorado émoustille encore notre imagination? Bien sûr, nous le savons, le Venezuela, c'est d'abord le pétrole... et encore le pétrole. L'économie du pays repose en premier lieu sur cet or noir dont les gigantesques revenus, il faut s'empresser de l'ajouter, ne profitent qu'à une minorité de la population (80 % de familles vénézuéliennes vivent au-dessous du seuil de la pauvreté).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0061.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Autre image de marque, qui ne manquera pas d'aviver les regards curieux de certains touristes en goguette: le Venezuela, les Vénézuéliennes plutôt ont la beauté naturelle, spontanée, généreuse. Deux titres de Miss Monde et deux autres titres de Miss Univers: cela fait en effet du beau monde, ainsi qu'une réputation qui, de toute évidence, n'est pas surfaite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Priorité à l'écologie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004143046650643.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Évidemment, on ne se rend pas au Venezuela pour y admirer les champs de pétrole! Ni même d'abord pour vérifier sur place si ce pays mérite bien le record du monde qui lui est attribué au registre de l'élégance et des charmes féminins. Le Venezuela n'a pas (encore) la cote touristique d'autres destinations plus classiques. Les sites culturels ou historiques y sont une denrée plutôt rare, car il s'agit d'un pays relativement neuf. Hormis quelques rapides curiosités à Caracas, il y a peu de monuments à visiter. Par contre, ce pays d'Amérique latine mérite d'être découvert pour la richesse et la variété de son potentiel écologique, pour la beauté de ses paysages, pour sa nature encore protégée.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0061.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il y faut, nous dit-on, imaginer un mélange d'Afrique, d'Amazonie et de Seychelles. Admettons! À condition d'éviter la région de Maracaibo où les derricks poussent plus vite que les palétuviers. Mais il y a tant à faire, tant à voir dans un pays qui offre 2 000 km de côtes baignant dans la mer des Caraïbes. Plus de 40 % de sa superficie représentent des zones protégées où la nature, flore et faune confondues, est célébrée dans toute sa splendeur, parce que laissée à elle-même. Une curiosité enfin qui est, à elle seule, tout un symbole: la plus haute cascade du monde –le Salto Angel (979 mètres, dont 800 en chute libre)- se trouve comme par hasard au Venezuela. Elle y a été découverte en 1937 par un pilote américain et n'est accessible que par voie d'eau et au cours de la saison des pluies. Plus rien à voir par conséquent, sauf tout le respect que nous devons à nos sympathiques cousins canadiens, avec le tourisme à la chaîne créé autour des chutes du Niagara. Ici, la nature se mérite...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Il faut connaître Caracas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0062.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La tentation est grande, lorsque l'on arrive au Venezuela, de fuir la ville, à commencer par la capitale, a priori peu attrayante, pour prendre immédiatement les chemins de traverse conduisant au "Monde perdu" décrit pas Sir Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Caracas, en effet, est d'un abord difficile. Les contrastes y sont évidents, criants, à la limite parfois du supportable. Comment réaliser, sans se poser la moindre question, que les quartiers les plus modernes et les plus chics, au m² habitable atteignant des coûts vertigineux, et les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;barrios&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ou bidonvilles à flanc de colline sont bien implantés dans le même périmètre urbain? Et pourtant, aussi complexe et difficile soit-elle, cette étape est indispensable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Située à 920 mètres d'altitude, jouissant d'une température agréable (de 23º en décembre à 33º en août) du fait de la proximité du parc national d'El Avila, la capitale vénézuélienne est une ville très animée, aux embouteillages mémorables, où, entre les gratte-ciel et les témoignages architecturaux de l'ère coloniale, on se surprend constamment à chercher l'erreur. Il sera difficile d'y échapper à l'avenue Bolívar, à la place Bolívar, à la maison natale de Bolívar, au musée Bolívar et au Panthéon national qui abrite les cendres de... devinez qui! Certes, Caracas propose aussi au touriste d'autres curiosités, notamment la cathédrale et le musée d'art contemporain. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0062.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mais il est évident que le culte du &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Libertador&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; y est omniprésent tant ce héros est le symbole de l'identité nationale. Il fut un temps d'ailleurs où, passant devant l'une de ses innombrables statues, il fallait se découvrir. Quant à ces dames ou demoiselles court-vêtues, il leur était vivement recommandé d'éviter les abords immédiats du mémorial sous peine d'encourir la réprobation publique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Non loin des plus somptueuses demeures de Caracas, on aura tout intérêt à consacrer une ou deux heures à El Hatillo. Cet ancien village colonial, aux ruelles particulièrement hautes en couleurs, est dénommé «village de la liberté». C'est de là en effet qu'en 1810 partirent les premiers ralliements à la cause des patriotes, mouvements populaires qui convergèrent vers la proclamation de l'indépendance, en 1811, par Francisco de Miranda.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aujourd'hui, autour de l'église et de l'incontournable place Bolívar, on se plaira à flâner sans but précis, sinon celui de faire le plein de cadeaux et souvenirs (artisanat local recommandé). Demain, il est bon de le savoir, il sera déjà trop tard!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0063.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Les pieds dans l'eau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sans nous attarder dans les dédales de cette civilisation urbaine, partons immédiatement à la découverte d'une région du Venezuela encore très peu fréquentée par les touristes: la péninsule de Paria, au nord-est du pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Un petit avion bimoteur, 20 places maxi, nous transporte de Caracas à Carupano. Et de là, c'est la porte ouverte sur un dépaysement total et les grands espaces. Le transfert vers San Juan de las Galdonas en camionnette (bâchée ou non selon l'humeur du temps) donne un avant-goût de l'ambiance du programme à venir. On était averti: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Vous serez parmi les premiers à découvrir cette région où se trouvent de nombreux centres de pêche et de culture du cacao. La péninsule de Paria possède d'immenses plages de sable blanc bordées de cocotiers avec, en toile de fond, des collines abruptes couvertes de forêts. La plupart de ces plages ne peuvent être atteintes que par la mer.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Confort et farniente d'une part et, d'autre part, quelques excursions sportives dans des conditions pour le moins rudimentaires, sans point commun toutefois avec une quelconque expédition du genre casse-cou: voilà en effet le programme. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0063.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mais place tout d'abord au confort! L'hôtel La Pionera qui nous accueille mérite amplement les trois étoiles qui brillent au firmament de sa toute jeune réputation. Après le&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt; cuba libre&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de bienvenue, Richard, le maître des lieux, nous explique comment il est tombé amoureux de cette région dès le premier contact. On comprendra très vite pourquoi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une plage de sable fin quasi déserte, une mer d'un bleu turquoise comme il n'en existe que sur les plus luxueux dépliants touristiques, les lignes fuyantes d'un horizon vaporeux qui emporte au loin les rêves: il est ainsi des moments où l'on se demande si la vraie vie n'est pas faite d'abord d'émotions simples, loin des artifices où l'on se complaît trop souvent à cultiver les formalismes trompeurs et les fausses étiquettes. La splendeur d'une nature non polluée par l'industrie humaine n'est sans doute pas étrangère à cette vérité retrouvée. Les pieds dans l'eau, il n'est pas interdit de philosopher...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Le plus beau secret des Caraïbes»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après la beauté racée de la plage de San Juan où La Pionera est venue se nicher, telle une perle dans un écrin de verdure, place à la beauté plus rugueuse de la forêt tropicale!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Santa Isabel, petit village de pêcheurs, n'est accessible que par bateau. Il faut une heure pour s'y rendre, en longeant une côte accidentée où des myriades de pélicans ont élu domicile. Une&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt; posada&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (auberge) sert de pied-à-terre pour la journée. On s'y déleste de tout ce qui n'est pas indispensable pour l'excursion.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0064.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Suivant pas à pas Jesus, un guide local arborant fièrement une machette de sa fabrication logée dans un étui en bois, le groupe s'étire peu à peu: dans le rio Isabel pour commencer, où l'on apprend rapidement l'art de la glissade contrôlée sur les cailloux du torrent; dans la montée ensuite vers la cascade Santa Isabel. Cette deuxième étape à travers la forêt, sur des sentiers souvent escarpés, suscite des envies d'abandon. À quoi bon poursuivre, alors qu'il faudra tout à l'heure faire le chemin inverse? Mais le désir d'aller jusqu'au bout est quand même plus fort, d'autant que le groupe est maintenant soudé et solidaire. Pour l'heure, plus question de philosopher sur le sens de l'existence. On se contente de mettre un pied devant l'autre, tout en cherchant un second ou énième souffle. Les montagnards aguerris ou les sportifs entraînés avaleront les difficultés du terrain sans la moindre hésitation. Les autres peineront un peu ou même beaucoup plus, quand on a par exemple la quarantaine bedonnante, pire, quand on a les bronches embrumées par les miasmes de la ville ou de la cigarette. Mais le résultat est identique pour tous: la découverte d'une nature presque inviolée, ponctuée de-ci de-là d'exploitations de cacaoyers. Véritablement inoubliable cette première expérience de la forêt des tropiques...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0065.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'expédition du lendemain est plus cool. Attention seulement aux coups de soleil sur les visages pâles! Il suffit de se laisser bercer par le rythme lent d'une pirogue à moteur, direction &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;los Caños&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. Au sud de la péninsule de Paria, ces canaux, où les eaux douces du rio San Juan et de l'Orénoque se mêlent à la mer des Caraïbes, sont les seules voies d'accès au parc naturel de Turuepano. &lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0065.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Dans ce site forestier protégé, on est à même de découvrir quelques-unes des plus somptueuses merveilles de la nature: des palétuviers aux interminables racines aériennes, des ibis rouges qui s'ingénient à narguer les performances de votre appareil photo... Avec un peu de chance, on aperçoit des dauphins ou des lamantins. Au gré de l'inspiration du moment, on tente de ne rien perdre des richesses de cet écosystème dont les secrets ne sont vraiment connus que des indiens Warao. Ou bien, fasciné par l'étrange densité du spectacle, on ne fait place qu'à l'écoute. À nouveau, inoubliable moment que celui où tout un groupe fait silence pour sentir vibrer les pulsations de la nature et de la moindre trace de vie en elle!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;L'île déserte... ou presque&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0063.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ni eau courante, ni électricité (hormis les vagues scintillements dans les filaments d'une ampoule alimentée par un groupe électrogène quelque peu capricieux): voilà ce qui nous attend à Iguana, un minuscule village des îles Testigos, dans un archipel corallien situé à 40 milles marins de San Juan.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour atteindre cette localité de nulle part, il faut compter une nuit de navigation à bord d'un voilier ou trois-quatre heures de bateau à moteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; «Archipel des Testigos, tu es plus beau qu'une étoile!»: capté par hasard sur la radio du bateau, cet élan poétique servira de formule d'accueil. Avec une conscience professionnelle qui lui fait honneur, le gradé de service de la Marine nationale vénézuélienne tient à contrôler les passeports du groupe de gringos débarquant ainsi à l'improviste sur «son» île. On ne sait jamais! Il se passe en effet d'étranges manoeuvres en cette zone de la mer des Caraïbes. La Colombie est proche et un certain commerce pour le moins douteux a choisi le Venezuela comme plaque tournante...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ces rapides formalités administratives sont comme le dernier symptôme d'une civilisation reliant à ce qui se passe là-bas, sur le continent. Ensuite, le temps adopte un autre rythme. Silence radio sur toute la ligne: on est ailleurs. Libre à chacun de se glisser dans la peau d'un Robinson Crusoë. Les quelques autochtones, pêcheurs évidemment, continuent de vaquer à leurs activités quotidiennes sans se préoccuper de ces visiteurs à la peau rougie par le soleil.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0064.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour sûr, on est bien à l'écart des circuits touristiques, comme au bout du monde. Au coeur de lagons émeraude, l'archipel est riche d'une vie sous-marine extrêmement variée peuplée de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;pargos, botutos,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; mérous et autres poissons multicolores.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est de ce milieu que la famille qui nous accueille dans l'unique &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;posada&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; locale aura tiré l'essentiel du menu du jour: poisson et... langouste! Non pas le crustacé maigrichon acheté chez le poissonnier du coin, mais un vrai de vrai à la chair ferme, servi sans assaisonnement trompeur et accompagné de quelques légumes locaux: une sorte de banane qui n'en est pas une et du yucca qui n'a apparemment rien à voir avec nos plantes décoratives du même nom.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Sur les pas de Christophe Colomb&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce rapide survol nous ramène à notre point de départ, là où tout a commencé. Les caravelles du grand navigateur génois, découvreur du Nouveau Monde, ne sillonnent plus les mers. Désormais, huit heures de vol suffisent pour relier Paris à Caracas. C'est alors que peut commencer la découverte d'un paradis encore méconnu, au patrimoine écologique jalousement préservé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0066.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Authenticité! Tel est le maître mot de ce périple pas tout à fait comme les autres. En complément de confortables conditions d'accueil, il faut parfois crapahuter, dormir dans un hamac, renoncer au siège douillet d'un autocar climatisé pour les banquettes rudimentaires d'un camion aménagé. Cette cascade d'émotions, aussi déstabilisante soit-elle par moments en comparaison de nos habitudes standardisées et aseptisées, a l'immense avantage de déboucher sur des temps forts, sur une réelle plénitude qu'on a souvent peine à trouver en rythme de croisière... Bref, puisqu'on a déjà osé le mot, sur une certaine "philosophie" du tourisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0066.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (novembre-décembre 1998)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-8954576067928409220?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/8954576067928409220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=8954576067928409220&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8954576067928409220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8954576067928409220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/venezuela-un-parfum-daventure.html' title='Venezuela : un parfum d&apos;aventure'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-8437934713389641674</id><published>2007-12-22T23:38:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:39:29.161-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sénégal'/><title type='text'>Au pays des Lions de la Teranga</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_africa_queen-13_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Les 10 et 11 octobre 1927, il fallut 23 heures et demie à Mermoz et Negrin pour relier sans escale Toulouse à Saint-Louis du Sénégal. Aujourd'hui, l'aventure est évidemment moins périlleuse. En beaucoup moins de temps surtout, à nous le soleil, la plage et les plaisirs de la découverte, en nous laissant guider par l'hospitalité (&lt;em&gt;teranga&lt;/em&gt; en langue wolof) d'un peuple ami.&lt;br /&gt;Les mots-jalons ci-dessous résument un voyage de repérage touristique effectué en septembre 2002.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_touba-2_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_somone-lagune-11_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Baobab&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cet arbre (Andansonia digitata) est, en complément du lion, l'emblème national du Sénégal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il semble avoir été planté à l'envers, ses branches ressemblant à des racines ou à une main implorant le ciel. On l'appelle «arbre météo», car il perd ses feuilles après la saison des pluies pour mieux conserver l'humidité de son tronc et de ses branches.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On l'appelle également «arbre de mille ans», car sa croissance est comme illimitée. Mais c'est un colosse fragile: ses racines sont démesurément petites et son bois est très tendre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il trouve auprès de la population plusieurs utilisations: ses feuilles broyées et bouillies sont un médicament naturel facilitant la digestion; les fibres de son écorce servent à la fabrication de cordes; sa sève, jointe à de la gomme arabique, est une excellente colle; ses racines sont un autre médicament naturel, contre les maux de dents; son fruit -le «pain de singe»- est utilisé pour les «rhumes de derrière» (la tourista des étrangers); ses cosses enfin, qui ne sont pas, contrairement à ce que l'on prétend parfois, utilisées comme bols ou tasses, servent de combustible pour fumer le poisson.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autrefois, les cavités de son tronc étaient un lieu de sépulture des griots (conteurs). Les croyances populaires prétendaient que les enterrer avait pour conséquence de souiller le sol et d'attirer la sécheresse. Cette coutume a été interdite en 1956 par le président Senghor.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_st-louis-26_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Danse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; «Au commencement était la danse, et le verbe l'a suivie: non pas le verbe parlé, mais le verbe chanté. En Afrique Noire, la danse est un spectacle total: c'est à la fois un chant et une danse, une sculpture et une peinture, car le danseur est le plus souvent masqué.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Léopold Sédar Senghor)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Dakar&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Capitale économique, culturelle et administrative (depuis 1958) du Sénégal.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_dakar-30_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À visiter les marchés de Sandaga et Tilène ainsi que le village artisanal de Soumbedioune dont on appréciera la tranquillité après avoir arpenté les ruelles très animées des marchés précédents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dakar n'a rien à envier aux grandes métropoles d'Afrique Noire pour ses encombrements, ses bruits et sa densité de population.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_goree-10_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Gorée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une excursion sur cette île est indispensable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Située à 20 minutes de bateau de Dakar, elle aurait été le point de départ de millions d'esclaves noirs pour les plantations des Amériques. Elle a comporté jusqu' à vingt "esclaveries". La Maison des esclaves que l'on visite aujourd'hui a été construite en 1786.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ancienne possession portugaise, puis hollandaise, Gorée est devenue un comptoir français en 1677, sous les ordres du vice-amiral d'Estrées et par la volonté de Colbert qui y trouvait un «séjour délicieux».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le patrimoine architectural de Gorée est inscrit depuis novembre 1975 à l'Inventaire des Monuments historiques du Sénégal et, depuis septembre 1978, sur la liste du Patrimoine mondial établie par l'Unesco.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après l'abolition de l'esclavage en 1848, l'île a perdu rapidement son rôle économique. Elle a été annexée à Dakar en 1927.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_goree-22_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cruel paradoxe de l'histoire et de la sémantique, «Gorée» signifie en wolof «dignité».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sans pour autant adopter une position révisionniste, ni évidemment contester toutes les horreurs liées à l'esclavagisme, certains historiens modèrent le rôle commercial de Gorée. Selon eux, seuls 300 esclaves auraient transité chaque année par l'île avant d'être embarqués. La surenchère d'ordre statistique serait, selon le Guide Lonely Planet, motivée par une simple manoeuvre commerciale et le «but cynique» d'attirer des touristes. Dont acte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_st-louis-54_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_dakar-15_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Hymne national (extraits)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; «Pincez tous vos koras, frappez les balafons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le lion a rugi. Le dompteur de la brousse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'un bond s'est élancé, dissipant les ténèbres,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Debout, frères! Voici l'Afrique rassemblée!»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (texte de Léopold Sédar Senghor)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Lamp Fall&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Immanquablement, vous verrez cette inscription sur les taxis-brousse.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_senegal-5_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ibrahim Fall fut le quarantième disciple de Cheikh Ahmadou Bamba. Pour le récompenser de sa loyauté, le fondateur du Mouridisme l'exempta de prière et de jeûne. De là est née la sous-confrérie des Baye Fall, plus portée sur les travaux manuels et le maintien de l'ordre lors des cérémonies importantes que sur la stricte observance des préceptes de l'Islam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On ne manquera pas de remarquer que les nombreuses inscriptions religieuses sur les taxis-brousse s'accommodent très bien du portrait d'une certaine Madonna, surprise sans aucun doute de se retrouver en si bonne compagnie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_senegal-1_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Langue&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La langue officielle du Sénégal est le français. Les autres langues sont le wolof (deuxième langue officielle, parlée par 80 % de la population), le sérère, le pulaar (peul), le diola, le mandingue et le socé. Il est actuellement question d'introduire l'enseignement de ces langues dans les écoles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Lexique&lt;/strong&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_africa_queen-55_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - boubou: robe très ample portée par les hommes et les femmes;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - cauri: coquillage qui servait autrefois de monnaie;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - essencerie: station-service;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - dibiterie: lieu de restauration où l'on sert de la viande grillée;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - djembé:  tambour d'origine mandingue;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - gazelle: jeune fille;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - gazou: masculin de gazelle;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - griot: conteur populaire;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - harmattan: vent chaud, transportant du sable du désert et annonciateur de sécheresse;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - hivernage: saison des pluies;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - kora: instrument de musique à cordes et caisse de résonance;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - marigot: mare;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - roses d'oreilles: expression ironique servant à désigner les Blancs (les toubabs);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - primature: siège du Premier ministre;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - signares: métis issus de mariages coutumiers entre les anciens colons français et des femmes capturées comme esclaves dans le haut Sénégal;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - tata: muraille de terre battue entourant un village;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - tiéboudienne: plat national, à base de riz et de poisson.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_senegal-7_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Mourides&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Confrérie fondée par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké qui, outre les préceptes de l'Islam, prônait l'importance du travail manuel. D'où la dévotion des «talibés», jeunes et adultes en situation de disciples de l'Islam, à l'égard des marabouts. D'où également le rôle prépondérant du Mouridisme dans certains secteurs économiques: culture de l'arachide, transports en commun, taxis-brousse, commerce de proximité au Sénégal comme en Europe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pêche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'une des richesses principales du Sénégal.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mbour-9_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce secteur économique emploierait environ 60 000 pêcheurs. Au confluent du courant froid des Canaries et d'un contre-courant chaud équatorial, les eaux sénégalaises sont parmi les plus poissonneuses du globe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_somone-4_photo_marc_chartier.4.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Population&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 9,8 millions d'habitants (estimation 2001).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une vingtaine d'ethnies dont les principales sont les Wolofs (de confession musulmane, ils représentent 35 % de la population), les Lébous, les Peuls (20 %), les Sérères (17 %), les Diolas (9 %, installés en Casamance), les Mandingues (9 %), les Toucouleurs et les Malinkés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Religion&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 90 % des habitants sont musulmans (sunnites). Le nombre des chrétiens est évalué à 5 %. Quant à l'animisme, il est omniprésent, quelle que soit la religion officielle d'appartenance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les confréries musulmanes jouent un rôle déterminant sur les plans politique et économique. La plus importante est celle des Mourides (3 millions de disciples); elle est implantée essentiellement chez les Wolofs.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_touba-15_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La société mouride est fortement structurée. Le khalife général, descendant direct d'Ahmadou Bamba, est entouré d'une dizaine de grands marabouts, intermédiaires entre le pouvoir politique et le peuple. Des centaines de marabouts subalternes encadrent les membres de la confrérie, dont les «talibés» adultes (travaillant pour le compte d'un marabout) ou enfants (passant leur temps à mendier nourriture et argent, également pour le compte du marabout).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les responsables politiques sollicitent l'appui des marabouts et, en contre-partie, ceux-ci reçoivent carte blanche pour gérer comme bon leur semble certains secteurs clés de l'économie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_st-louis-2_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Saint-Louis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À l'embouchure du fleuve Sénégal, l'île de Saint-Louis a été la première colonie française en Afrique. Elle a servi de base de départ pour les expéditions militaires vers le Soudan et est devenue un important comptoir économique pour le commerce de l'or, de l'ivoire et des esclaves.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Elle doit son nom au commis Louis Caullier qui la baptisa ainsi en 1659, en hommage au roi Louis XIV.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Promue capitale du Sénégal au début du XIXe siècle, elle le demeura jusqu'en 1958, même après la nomination de Dakar comme capitale de l'Afrique-Occidentale française.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À visiter le pont Faidherbe&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_st-louis-11_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (construit par Gustave Eiffel pour être installé sur le Danube, il fut transféré à Saint-Louis en 1897), la grande mosquée (construite par les Français en 1825), le musée du Centre de recherches et de documentation, le quartier des pêcheurs, l'hydrobase (point de départ de Mermoz, le 12 mai 1930, pour une première traversée de l'Atlantique sud).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Malgré un classement par l'Unesco au titre du Patrimoine mondial, de nombreux bâtiments de l'époque coloniale, faute de financements, sont plus ou moins délabrés, faisant place à l'insalubrité et à la ghettoïsation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_delta_du_saloum-1_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Saloun (delta de)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Région verdoyante et aquatique située à l'ouest de Kaolack, entre Joal-Fadiout et la Gambie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'une superficie de 730 km², ce parc national regroupe quatre biotopes: la savane, la mangrove (forêt de palétuviers), les cordons sableux et surtout le milieu marin. Au cours d'une excursion en pirogue, on peut y observer jusqu'à 200 espèces d'oiseaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Touba&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ville sainte de l'Islam, surtout pour les 3 millions de Mourides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La grande mosquée est pourvue de quatre minarets aux angles et d'un cinquième central de 86,80 mètres de hauteur.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_touba-19_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le grand Magal y est célébré chaque année, le 18 du mois lunaire de safar. Cette fête grandiose commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, envoyé par Faidherbe au Gabon où il dut rester sept années, puis déporté en Mauritanie pour cinq autres années avant d'être condamné à quinze ans de résidence surveillée à Tiéyène dans le Djolof, pour la seule et simple raison d' «avoir osé défendre l'Islam».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Touba compterait 600 000 habitants. Mais ce nombre ne cesse de croître, chaque Mouride souhaitant avoir une habitation et être enterré dans cette ville. Celle-ci présente en outre l'avantage non négligeable d'être une ville franche, exempte d'impôts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_dakar-19_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-8437934713389641674?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/8437934713389641674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=8437934713389641674&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8437934713389641674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8437934713389641674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/au-pays-des-lions-de-la-teranga.html' title='Au pays des Lions de la Teranga'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-572769924312813647</id><published>2007-12-22T23:37:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:38:22.034-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sardaigne'/><title type='text'>Sardaigne, "Terre de Poésie"</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;Avec ses 24 090 km², la Sardaigne est la deuxième plus grande île de la Méditerranée. Elle suit de près la Sicile ( 25 708 km²) et précède nettement la Corse (8 569 km²).&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0091.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;&lt;br /&gt;L'île des Sardes est restée longtemps à l'écart des destinations touristiques. Ne la qualifiait-on pas d' «Inde de l'Europe»? Au dire d'un certain vice-roi d'Italie qui avait peut-être appris l'art de gouverner, mais à coup sûr séché les cours de savoir-vivre, cette «terre oubliée» n'aurait même été peuplée que de voleurs, de meurtriers et de menteurs!&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0088.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" /&gt;Empressons-nous d'oublier pareille délicatesse pour revenir à des appréciations plus réalistes, telle cette remarque consignée par le poète et romancier David Herbert Lawrence dans &lt;em&gt;La Mer et la Sardaigne&lt;/em&gt; (1921): «La Sardaigne n'est pas extraordinaire en soi, et pourtant elle vous échappe. On y éprouve cette sensation d'espace qui manque tant à l'Italie. C'est un peu comme la liberté, surtout après le sentiment d'oppression qu'on ressent en Sicile.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une région autonome&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Fière de son passé préhistorique d'une exceptionnelle richesse, après avoir connu d'incessantes invasions (Phéniciens, Romains, Vandales, Arabes, Génois, Aragonais...), la Sardaigne a été intégrée au royaume d'Italie en 1861, puis érigée, en 1948, en région autonome.&lt;br /&gt;Cette souveraineté comporte toutefois un additif statutaire dont on comprendra l'importance: le respect du principe de l'indivisibilité de la République italienne et des dispositions de la Constitution nationale relative à l'autonomie des régions.&lt;br /&gt;Cette unité dans la diversité (à moins que ce ne soit l'inverse) s'exprime notamment dans les domaines suivants: organisation administrative de la région, statut et rémunération des fonctionnaires, administration des circonscriptions locales (provinces de Cagliari, Nuoro, Oristano et Sassari), forces de police municipales et régionales, travaux publics d'aménagement de la région, construction immobilière, urbanisme et transports publics... sans oublier les moeurs et règles de la moralité publique.&lt;br /&gt;À Porto Conte, Alghero ou Sassari, si la langue et les coutumes vous rappellent que vous êtes bien en territoire italien, vous avez également et sans doute plus fortement encore la sensation d'être immergé dans un autre monde.&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0088.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;&lt;br /&gt;Quand on est benoîtement allongé sur une plage de sable fin, au coeur d'un site à faire oublier tout le reste de l'univers, on se surprend à ne plus savoir au juste où sont les frontières du réel. On sait alors en tout cas qu'on est bien loin du chassé-croisé des obligations quotidiennes plus ou moins stressantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;7 000 nuraghes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0090.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" /&gt;Cette évasion hors de la banalité et des petits matins grognons, la Sardaigne l'offre généreusement parce qu'elle sait d'abord être et rester elle-même: une terre de traditions, dotée d'une personnalité fortement marquée.&lt;br /&gt;Le passé préhistorique de la Sardaigne est inscrit dans ses paysages. &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0089.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;On y trouve d'étonnantes "tombes de géants" (chambres funéraires collectives), les plus anciennes de ces constructions mégalithiques datant du XIXe siècle av. J.-C., ainsi qu'une impressionnante collection de nuraghes qui ont donné leur nom à une civilisation mégalithique particulièrement florissante dans cette région. Ces tours-forteresses sont édifiées en pierres sèches et ont la forme de cônes tronqués. Elles peuvent comporter jusqu'à deux étages. On en dénombre plus de 7 000 en Sardaigne: c'est une spécialité de l'île; on n'en signale nulle part ailleurs. Leur position, toujours dominante, parfois au centre d'un regroupement de cabanes de pierre, suggère une fonction essentiellement militaire défensive. Mais on ne sait pas encore le fin mot de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au rendez-vous de l'authentique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il est impossible de séjourner quelque temps en Sardaigne sans goûter à l'excellente gastronomie locale, les spécialités les plus renommées étant le fromage de brebis (&lt;em&gt;pecorino&lt;/em&gt;) et le &lt;em&gt;pane carasau&lt;/em&gt; (pain cuit deux fois et mince comme une feuille). Le cheptel ovin de Sardaigne est l'une des richesses principales de l'île. Le fromage de brebis est exporté jusqu'aux États-Unis.&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0090.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;&lt;br /&gt;Impossible également de ne pas se laisser tenter par l'artisanat et les produits du savoir-faire sarde: majolique, produits en liège, dentelle, tapis, fer forgé. &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0090.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;Dans cette dernière spécialité, le couteau de berger tient une place de choix que Montanaru, un poète de l'île, décrit en ces termes:&lt;br /&gt;«Toujours étincelant, tu parais fait d'argent&lt;br /&gt;Ta lame est aussi perçante qu'une pensée&lt;br /&gt;Et tu me rases en un éclair&lt;br /&gt;Comme si tu étais une langue de feu!»&lt;br /&gt;Dans un genre moins hard, mais tout aussi authentique, de très nombreuses fêtes religieuses ou profanes ponctuent la vie de la population locale.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0089.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" /&gt;À en croire les statistiques, il y aurait en Sardaigne 2,73 manifestations chaque jour que le soleil brille. Passons sur les chiffres après la virgule pour nous intéresser aux deux fêtes quotidiennes restantes: il y a de quoi occuper vos après-midi de farniente ainsi que vos longues soirées d'été, sous la douce brise marine.&lt;br /&gt;Certains spécialistes en ethno-je-ne-sais-trop-quoi analysent savamment le contenu de ces événements culturels en termes de «conscience douloureuse» du tragique de l'existence. Ouille ouille ouille! On peut sans doute apprécier tout autant la situation en se contentant d'admirer, d'applaudir et, pourquoi pas, de se mêler aux réjouissances populaires.&lt;br /&gt;Si vous avez de surcroît la chance de comprendre l'italien et, a fortiori, le dialecte sarde, le pittoresque de certaines de ces manifestations «percutantes» ne vous échappera pas. Sinon, il se trouvera bien sur votre chemin une bonne âme pour vous aider à entrevoir les particularités de cette culture à nulle autre pareille. Et l'on admettra alors que la Sardaigne n'est pas peuplée que de bandits de grands chemins, toujours -au sens le plus immédiat- à couteaux tirés, mais plutôt, pour reprendre une expression locale, une &lt;em&gt;«Terra di Poesia»&lt;/em&gt; («Terre de Poésie»).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On pose les valises&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0091.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;" /&gt;Après ce trop rapide tour du locataire, il ne reste plus qu'à poser ses valises et à profiter au maximum de l'atmosphère enchanteresse qu'offre la Sardaigne.&lt;br /&gt;En dehors du cadre de l'hôtel, les excursions et balades sont suffisamment variées pour répondre à toutes les attentes: Alghero, le «petit Barcelone sarde», avec son port de pêche et ses remparts du Moyen Âge flanqués de tours; Sassari, la capitale régionale, et son vieux quartier; la Grotte de Neptune accessible par l' «Escalier de la Chèvre» (650 marches creusées dans le roc); le nuraghe de Palmavera; les églises romanes de la Santissima Trinità di Saccargia, de Sant'Antioco di Bisarcio, de San Pietro di Sorres; l'ancien pont romain de Porto Torres; le massif montagneux de la Nurra...&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0089.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;" /&gt;&lt;br /&gt;Bon conseiller en la matière, un tract publicitaire émis par l'Ente sardo Industrie touristiche présente la Sardaigne comme l'Île aux Couleurs, l'Île des Parfums, l'Île des Géants, l'Île des Mystères, l'Île des Saveurs, l'Île des Plaisirs...&lt;br /&gt;On l'aura compris: la Sardaigne est bel et bien une île! Cela, nous le savions déjà à peu près. Mais c'est surtout une île aux mille et un trésors, sans compter celui qui, là-bas, vous est particulièrement destiné: des vacances sur mesure qui mettront dans votre vie une indispensable parenthèse de repos, de calme, de loisirs multiples et de poésie. On croit rêver. On rêve déjà.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0088.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;&lt;a href="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/archive/2005/12/11/sardaigne-terre-de-poesie.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-572769924312813647?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/572769924312813647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=572769924312813647&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/572769924312813647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/572769924312813647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/sardaigne-terre-de-posie.html' title='Sardaigne, &quot;Terre de Poésie&quot;'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-4161239915402293996</id><published>2007-12-22T23:36:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:37:23.384-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croisière'/><title type='text'>Au coeur de la Russie par la «route bleue»</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Il est un rêve que Pierre le Grand, tsar de la sainte Russie, n'a jamais accompli. Un rêve qui, aujourd'hui, peut devenir réalité: relier Saint-Pétersbourg à Moscou sans obstacles, par voie navigable.&lt;br /&gt;Carnet d'une croisière (1 966 km de navigation, à 25 km/h) réalisée en août-septembre 2000.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0079.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Saint-Pétersbourg&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004164707734728.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Capitale de la Russie impériale, rebaptisée Leningrad de 1924 à 1991. Elle a retrouvé son nom d'origine suite au référendum de septembre 1991.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sortie de l'eau et de la boue du delta marécageux de la Neva par la volonté de Pierre le Grand et de ses successeurs, dont Catherine II la Grande, elle est plus que jamais une «fenêtre ouverte sur l'Europe» selon l'expression du poète vénitien Algarotti.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette ville industrielle de 5 millions d'habitants, qui a joué un rôle important dans la Révolution d'octobre 1917, a enduré 900 jours de siège durant la Seconde Guerre mondiale et perdu 600 000 de ses habitants sous les bombardements.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416470637236.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aujourd'hui, la "Venise du nord" aux 64 rivières et canaux et aux 365 ponts apparaît dans toute sa splendeur de ville d'art et de culture, avec en premier lieu son incomparable richesse architecturale, fruit des talents croisés de nombreux architectes européens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004164708141878.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Des quais de granit ont orné&lt;br /&gt;La Neva. Et sur l'eau profonde&lt;br /&gt;De superbes ponts sont jetés&lt;br /&gt;Des jardins de sombre verdure&lt;br /&gt;Donnent aux îles leur parure.&lt;br /&gt;Et l'ancienne Moscou pâlit&lt;br /&gt;Devant la jeune capitale;&lt;br /&gt;Devant une veuve royale&lt;br /&gt;La jeune reine resplendit.&lt;br /&gt;Je t'aime, chef-d'oeuvre de Pierre;&lt;br /&gt;J'aime cette grâce sévère,&lt;br /&gt;Le cours puissant de la Neva,&lt;br /&gt;Le granit qui borde sa rive,&lt;br /&gt;Près des canaux les entrelacs&lt;br /&gt;Des grilles, et les nuits pensives,&lt;br /&gt;Leur ombre claire, leur éclat.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Pouchkine, Le Cavalier de bronze, traduction J.-L. Backès, L'Âge d'homme)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004164709434863.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le musée de l'Ermitage regroupe le Palais d'Hiver, le Vieil Ermitage et le Petit Ermitage. Il abrite 3 millions d'oeuvres d'art dont seulement (!) 60 000 sont exposées dans 400 salles. Des civilisations protohistoriques et de l'art scythe aux Impressionnistes français, les trois heures consacrées à la visite de ce patrimoine culturel sont évidemment très insuffisantes. Il faudra revenir...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les somptueuses collections de l'Ermitage ont commencé dès 1764 avec les acquisitions faites par la Grande Catherine dans différentes capitales européennes. Son choix était guidé par son goût du faste et son attrait pour la culture, même si le marquis de Custine a prétendu que la tsarine ne connaissait rien à l'art et à la poésie!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Catherine II, il est vrai, n'avait aucun attrait pour l'École française, mais les 4 000 tableaux qu'elle a introduits dans son Palais d'Hiver n'en étaient pas moins d'authentiques chefs-d'oeuvre issus des peintures flamande et hollandaise. Il est par ailleurs exact qu'elle ne se souciait pas de partager son bien-être (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Seules les souris et moi-même admirons les oeuvres»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;). Elle a eu toutefois le mérite de donner naissance à un fonds artistique qui ne demandera qu'à s'enrichir, notamment après la Révolution de 1917 avec les collections de grands industriels russes (Choukine, Morozov, Pavel...), et qui mettra l'Ermitage au rang des plus prestigieux musées du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;La «route bleue»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004163405594989.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L'itinéraire de notre croisière nous conduit de la Neva à la Moskova. Il comporte, sur une dénivelée de 162 mètres, le passage de 17 écluses: 2 sur le Svir, 6 sur le canal Volga-Baltique, 1 entre le lac Blanc et la réserve de Rybinsk, 1 pour le détour vers Yaroslav et Kostroma et 7 sur la Volga.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Nicolas Bauman&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, notre fier et élégant bateau, mesure 129 m de long, 13 m de haut et 16,7 m de large, cette dernière mesure ayant son importance d'un point de vue technique et anecdotique quand on saura que la largeur des écluses est de... 17 m! &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004163409960697.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;À bord, la vie est ponctuée bien sûr par le passage de ces écluses, mais aussi par des conférences sur l'histoire et la culture de la Russie, des cours de langue russe, des ateliers de chant et danse, des spectacles folkloriques, &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004162841279709.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;des informations sur la navigation, la visite de la passerelle du commandant, des soirées dansantes... et le farniente qui donne son charme à toute croisière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Au programme: trois lacs et une réserve&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien qu'il détienne le record d'Europe dans sa catégorie (18 160 km²), le lac Ladoga ne donne lieu à aucun arrêt. Il en sera de même pour le lac Blanc. Par contre, sur le lac Onega atteint via le Svir, une visite est programmée sur l'une des 1 300 îles: Kiji. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quant à la réserve de Rybinsk, les Russes la doivent à Staline et à son plan de la "Grande Volga". Commencée en 1932, la construction de ce gigantesque réservoir de 4 500 km² fut terminée en 1942, en ayant inondé entre-temps 700 villages. Côté main-d'oeuvre, pas de problème pour l'"homme d'acier"! On la faisait venir du Goulag. Une centaine de prisonniers politiques mouraient chaque jour sur le chantier, mais &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«les alternatives n'étaient pas discutées»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004164021918253.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt; &lt;em style="font-family: arial;"&gt;«La construction du réservoir a mis fin aux méthodes de transport tsaristes, assurant que jamais plus "des hommes épuisés travailleraient dur le long du chemin de halage, tirant sur la corde avec laquelle ils remorquaient les barges lourdement chargées de leur maître". Mais tout cela fut fait en remplissant des cimetières avec les petits-fils de ces mêmes hommes.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Howard Shernoff et Tanya Samofalova, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;La Russie par ses fleuves&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, 1996)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sous leur teinte verdâtre due à la décomposition des forêts submergées, les eaux du Rybinsk sont pauvres en oxygène, causant la mort d'une multitude de poissons. Mais derrière cette catastrophe écologique, que de mystères, que de drames ne recouvrent-elles pas!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Matouchka Volga!» (Chère Mère Volga)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d120920041634085548.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Fleuve mythique devant lequel Alexandre Dumas n'avait cesse de s'extasier (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«J'avais hâte de saluer Sa Majesté le Volga»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;), la Volga est longue de 3 690 km: record d'Europe! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Elle est l'artère navigable majeure de la Russie. Bien qu'elle soit prise les trois ou quatre mois d'hiver par les glaces, elle assure plus de la moitié du trafic fluvial russe pour le transport du bois, des matériaux de construction et des produits pétroliers. Équipée de nombreux barrages et centrales électriques, complétée par un impressionnant lacis de canaux, elle est reliée aux cinq mers du pays et est considérée à ce titre comme «la rue principale de la Russie».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'où la ferveur populaire qu'elle suscite: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Qui a dit que la Volga entre dans la Caspienne? Non, elle entre dans mon coeur.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et l'écrivain Ievgenii Markov (début du XXe siècle) de surenchérir: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«La Volga est la Russie elle-même, son peuple, son histoire, sa nature.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Deux canaux &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le canal Volga-Baltique, entre le lac Onega et le lac Blanc, a été ouvert à la navigation en 1964. Il a remplacé le Marinskaïa, construit au temps de Pierre le Grand, qui comportait une succession très complexe de canaux et écluses en bois. C'était l'époque des célèbres bateliers de la Volga qui, en dépit de leur pénible labeur, ne pouvaient empêcher de ralentir le voyage. Pas moins de trois mois étaient nécessaires pour effectuer le trajet entre Rybinsk et Saint-Pétersbourg.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le canal de Moscou a représenté un exploit technique: 128 km de long, 5 années de construction (1932-1937), 200 millions de m³ de béton, 7 digues en béton, 7 digues en terre, 11 écluses, 8 centrales hydroélectriques, 5 stations de pompage, 15 ponts, 2 tunnels, 1 terminal passagers, 1 pont marchand. Pour la main-d'oeuvre, une nouvelle fois, Staline ne s'est pas embarrassé de détails: le Goulag a fait l'affaire. Pourquoi se priver de bras qui ne coûtaient rien à l'État?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Escales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416512361798.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mandroga (sur le Svir): techniques de construction de datchas de luxe, artisanat local, musée de la vodka.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Kiji (lac Onega), merveille de la Carélie, est un musée de plein air de 6 km², célèbre pour ses constructions (églises, maisons, sauna, granges) témoins de l'habitat rural russe traditionnel du Moyen Âge au XIXe siècle. Particulièrement remarquable l'église de la Transfiguration, entièrement construite en bois de sapin (pas un seul clou dans les assemblages!) et à la toiture comportant 22 bulbes revêtus de bardeaux en bois de tremble.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Yaroslavl: une des plus anciennes villes de Russie, fondée en 1010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Kostroma: ancienne capitale du lin, interdite aux étrangers jusqu'en 1991. Elle était considérée au XVIIe siècle comme la troisième ville de l'Empire, point de départ d'un important commerce avec le Moyen-Orient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mychkine (sur la Volga): village pittoresque réputé pour son musée de la souris (amusant!) et son musée d'architecture de plein air. Au marché, on peut acheter des confitures, du poisson fumé, des airelles, des pommes et une foultitude de bibelots plus ou moins authentiques.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004163410377652.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416340538955.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ouglitch: une ville «qui n'existe pas dans le présent», mais «qui vit dans le passé». Son histoire est liée à celle d'Ivan IV le Terrible et de son fils Dimitri. Ce dernier, sans doute assassiné sur ordre de Boris Godounov, fut canonisé par l'Église orthodoxe et une église lui fut consacrée: Saint-Dimitri-sur le Sang versé. Dans la même localité, une colossale statue de Lénine domine la Volga. Face à quelque étonnement manifesté sur le fait que cette statue soit toujours en place en période de perestroïka et de glasnost, notre guide russe répond sans la moindre hésitation: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Ce n'est pas possible de l'enlever, car elle fait partie de notre histoire et l'on ne peut effacer l'histoire.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416232438775.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Un «gros village chaotique»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est ainsi qu'a été dénommée la capitale russe (10 millions d'habitants). Son métro est célèbre à juste titre. Plus jeune d'une trentaine d'années que le bon vieux métropolitain parisien, il est ponctué de stations qui sont de vraies merveilles d'architecture et d'ornementation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En à peine deux jours passés à Moscou, les impressions se bousculent, parfois contradictoires. Le programme du séjour doit aller à l'essentiel pour une première approche de l'éclectisme architectural de la ville. Avec son harmonieuse place des cathédrales, sa tour d'Ivan le Grand, son ancien palais des tsarines et son Grand Palais, siège actuel de la présidence et du gouvernement, l'imposant Kremlin représente assurément l'un des temps forts du voyage.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004161725499698.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bordée par l'église de Basile-le-Bienheureux, les galeries commerciales du Goum, l'un des murs d'enceinte du Kremlin (avec le mausolée de Lénine) et le musée d'Histoire, la place Rouge mérite également beaucoup plus d'attention, d'un point de vue esthétique, que les sept gratte-ciel staliniens disséminés çà et là dans la capitale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Reste l'incontournable rue Arbat, le Montmartre local, là-bas aussi très animé avec ses camelots, ses peintres, ses artistes d'un jour... À compléter, si l'on dispose encore d'un peu de temps, par le merveilleux musée Pouchkine et par une petite balade sur les rives de la Moskova.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416232775631.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Il n'est pas impossible qu'après Saint-Pétersbourg, on aborde Moscou avec une certaine appréhension: celle de retrouver, après la grâce et la richesse de la capitale des tsars, l'ambiance plus pesante du magma architectural que connaissent toutes les métropoles. En réalité, il n'en est rien. La capitale russe surprend en bien, en beaucoup mieux en tout cas que les idées toutes faites trimballées peut-être dans nos bagages. Bien entendu, nul ne saurait avoir l'outrecuidance de résumer en quelques mots une ville aussi complexe et contrastée. Mais il me semble – simple impression avec ses limites et ses simplifications hâtives – que le coeur de Moscou "vit" vraiment, alors que celui de Saint-Pétersbourg est figé dans sa gloire d'antan, comme perdu dans son incontestable prestige.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004161724377199.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Est-ce le passé et le présent aux deux extrémités d'une même croisière?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Peut-être...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ces deux capitales ne sauraient en tout cas être dissociées du coeur de la grande et éternelle Russie. Ce sont deux villes-symboles. Deux villes désormais ouvertes, accueillantes, chacune respectant sa propre tradition, mais unies par un commun patrimoine culturel dont on ne peut, au terme d'une croisière de dix jours, qu'entrevoir l'extraordinaire richesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200416471176196.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-4161239915402293996?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/4161239915402293996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=4161239915402293996&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4161239915402293996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4161239915402293996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/au-coeur-de-la-russie-par-la-route.html' title='Au coeur de la Russie par la «route bleue»'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-1941594962543074562</id><published>2007-12-22T23:35:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:36:19.226-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pérou'/><title type='text'>Du coeur à l'ouvrage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0113.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Tel le «voyage» inscrit dans la tradition séculaire des Compagnons, la rencontre d’autres cultures fait de plus en plus partie de la formation aux métiers du Bâtiment. On apprend aujourd’hui aux futurs bâtisseurs à voir plus loin que le bout de leur truelle ou de leur fil à plomb. Avec, en prime, une ouverture sur des programmes humanitaires où l’investissement professionnel et personnel dépasse la seule logique économique.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_carte.3.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Illustration avec des apprentis du CFA du Bâtiment d’Orléans, engagés dans la construction d’une école à Cajamarca (Pérou), au cœur de la cordillère des Andes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce reportage date déjà d’un peu plus de deux ans. Il n’en garde pas moins, me semble-t-il, sa valeur exemplaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_chantier.4.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le Centre de formation des apprentis des métiers du Bâtiment d’Orléans (CFA Jean Fontaine) organise des chantiers humanitaires depuis 1996. Après plusieurs chantiers au Mali jusqu’en 2001, un autre projet fut élaboré, puis réalisé à Cajamarca, au nord du Pérou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cajamarca est une ville paisible d’environ 90 000 habitants, dans la cordillère des Andes, à 860 km au nord-est de Lima. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0112.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L’altitude – 2750 m – peut poser quelque légère difficulté d’adaptation physique lorsque, quarante-huit heures auparavant, on faisait encore les cent pas dans la salle d’attente de l’aéroport de Roissy CDG. Mais l’acclimatation ne tarde pas, surtout si l’on a effectué la deuxième partie du voyage en autobus, avec un départ de Lima à 19 h et une arrivée le lendemain à 8 h, soit quelque chose comme treize heures de route. Le temps de voir venir en somme…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0113.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L'histoire a marqué cette «ville la plus espagnole du Pérou». En 1532, Atahualpa, le dernier cacique du fabuleux empire inca, y tombait aux mains de l'envahisseur espagnol. Bien qu'ayant touché la somptueuse rançon en or et argent exigée de son prisonnier, le chef des conquistadores, Francisco Pizarro, le fit lâchement exécuter par strangulation sur l'actuelle Plaza de Armas, au coeur de la ville, le 26 juillet (ou 3 août?) 1533.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Nous sommes très loin des sites touristiques majeurs du Pérou, tels que Cuzco, le «Chemin de l'Inca», le célèbre Machu Pichu et même, quoi qu'on en dise, Lima. Loin également de l'univers plus ou moins imaginaire dépeint par Hergé dans&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt; Les Sept Boules de cristal &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt; Le Temple du Soleil&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cajamarca n'en est pas moins réputée pour ses rues étroites et tranquilles, le style colonial de son architecture, la pureté de son air, ses fromages et ses sources thermales fréquentées par les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;costeños&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, habitants des villes surpeuplées de la côte du Pacifique. Quelques édifices méritent une visite: la cathédrale, le musée d'ethnographie, le complexe église-musée de Belén et, bien sûr, le Cuarto del Rescate où Atahualpa fut emprisonné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Tout n’est pas rose pour autant dans cette ancienne cité inca, en dépit des perspectives de développement qu’aurait pu faire naître une certaine «ruée vers l’or». Là-bas, comme dans le reste du pays, le taux de chômage est élevé. Les petits métiers, faute de mieux, sont souvent un cache-misère, témoins de cette économie informelle que l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa définit comme «une réponse des pauvres à la discrimination dont ils [sont] victimes de la part d’une légalité chère et sélective».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien que la scolarisation y soit obligatoire jusqu’à l’âge de dix ans, le Pérou compte encore aujourd’hui 27 % d’analphabètes. Une fois satisfaite l’obligation de scolarité du premier degré, beaucoup d’enfants ne retrouvent pas le chemin de l’école, de par la volonté même de leurs parents qui les considèrent comme une force de travail utile pour la famille. Quant aux filles, nombreuses sont celles qui se retrouvent mères dès l’âge de quinze ans.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Aylambo»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_ancienne_ecole.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;C’est dans ce contexte qu’a été élaboré, puis mis en route le projet franco-péruvien «Aylambo», du nom du parc à l’intérieur duquel il a été implanté, sur les hauteurs de Cajamarca.Objectif : la construction d’une école primaire publique en remplacement de locaux ne datant, certes, que de 1987, mais devenus totalement vétustes et inadaptés aux besoins élémentaires des enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après la construction, courant 2002, de trois classes accueillant aujourd’hui quatre-vingt-dix élèves, la seconde phase du projet englobait les dépendances de l’école : bureau, cuisine, sanitaires, préau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deux groupes d’apprentis français du Bâtiment s’y sont succédé, en avril-mai 2003. Les maçons (huit apprentis) furent évidemment les premiers à intervenir. Leur chantier a duré trois semaines. Puis la seconde équipe a pris la relève. Elle était composée d’un couvreur (1ère année de CAP), de deux plombiers (2ème année de Brevet professionnel) et de deux maçons-carreleurs (niveau Brevet professionnel). Deux apprentis hors-BTP (BTS action commerciale et BTS contrôle industriel de régulation automatisée) complétaient l’effectif.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_chantier2.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quant à l’encadrement technique, il fut assuré par un formateur en maçonnerie et un professeur de comptabilité lors du premier stage, puis par un formateur en couverture et un professeur de français pour le second stage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aujourd’hui, grâce à cet élan humanitaire, de jeunes Péruviens peuvent apprendre les premiers rudiments du savoir dans des conditions d’accueil n’ayant aucune commune mesure avec les locaux délabrés qu’ils fréquentaient auparavant. Froidement réaliste, Juan Medina Vargas, directeur de l’école, ajoute toutefois : «Nous ne savons comment remercier nos amis français pour le travail accompli. Il nous faudrait pourtant plusieurs classes supplémentaires pour accueillir tous les enfants de la région en âge d’être scolarisés.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;De solides motivations&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Directement impliqués dans l’aboutissement d’un projet qui a eu le mérite premier d’exister, tout en étant une expérience unique en son genre, nos jeunes représentants du Bâtiment ont fait bonne figure hors de nos frontières. Les avoir vus à l’ouvrage, ne serait-ce qu’une journée ou deux, suffisait à convaincre qu’ils mettaient, au sens premier de l’expression, du cœur à l’ouvrage. Avec une fraîche et merveilleuse spontanéité et – le mot n’est pas ici galvaudé – une bonne dose de générosité...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_aylambo-4.3.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le deuxième stage, en mai 2003, a notamment connu quelques mauvaises surprises, du genre container de matériaux et matériel bloqué dans les dédales de l’administration douanière, ou absence momentanée d’un groupe électrogène pour la production d’eau chaude et les besoins du chantier. Résultat des courses : le chantier n’a pas pu commencer le jour prévu. Pour une période de deux semaines, cela faisait un peu désordre. Bien involontairement, on l’aura compris ! Ce à quoi nos jeunes apprentis ont rétorqué, à nouveau le plus spontanément du monde : &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Coûte que coûte, ce chantier, nous le mènerons à son terme, dussions-nous pour cela travailler de nuit ou le dimanche. Nous avons pris des engagements ; nous les tiendrons !»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autant dire que ces jeunes n’étaient pas les premiers venus. Outre le fait d’avoir obtenu l’aval de leurs différentes entreprises, d’être majeurs et volontaires, ils avaient dû, pour être recrutés, apporter la preuve de leurs solides motivations et d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur travail. La priorité ayant été donnée à l’équilibre personnel et à l’aptitude à la vie de groupe, ce ne sont pas nécessairement les «premiers de la classe» qui ont été retenus. En outre, même répondant aux critères de choix, certains n’ont pas cru bon donner suite, vu l’imminence des examens de fin d’année scolaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_enfants.6.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Une telle démarche, d’un point de vue individuel ou collectif, n’est pas le fruit d’une improvisation ou d’un empressement passager. Elle est au contraire la preuve que les jeunes du Bâtiment, avec l’appui de leurs formateurs et de leurs entreprises, peuvent être les premiers intéressés par l’amélioration de l’image de marque d’une profession parfois trop méconnue, souvent mésestimée. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Quand on donne de sa personne, de son temps et de son énergie pour faire aboutir un projet humanitaire, &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;tient à rappeler l’un des formateurs du groupe, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;on a droit à un autre qualificatif que celui de guignol !»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_enfants2.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et comment oublier le sourire de ces enfants péruviens, arrivant d’un pas rapide dans leur nouvelle école ? Une école construite pour eux, par des jeunes venus d’un ailleurs bien lointain…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;em style="font-family: arial;"&gt;«C’est super,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; nous confiait un stagiaire, un brin d’émotion dans la voix, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;de vivre ça !»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il est ainsi des moments, ô combien intenses, qui ne se calculent pas, mais qui peuvent vous marquer toute une vie. Nous le savons pour l'avoir constaté quelque part dans la lointaine Amérique latine, là où des jeunes bâtisseurs ont sur aussi travailler avec leur coeur. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-1941594962543074562?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/1941594962543074562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=1941594962543074562&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/1941594962543074562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/1941594962543074562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/du-coeur-louvrage.html' title='Du coeur à l&apos;ouvrage'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-5235712187986015549</id><published>2007-12-22T23:34:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:05:45.663-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Burkina Faso'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Au coeur des pays mossi (Burkina Faso) et dogon (Mali)</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;À l'aune des critères économiques de développement, ces deux pays d'Afrique de l'Ouest font partie des plus pauvres de la planète. Ils sont riches toutefois d'une sagesse séculaire, toujours vivante, qu'ils sont prêts à partager avec l'ami de passage.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004111925633576.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ouagadougou, Manéga, Bobo-Dioulasso, Tiébélé, Ouahigouya, Bandiagara, Mopti, Djenné: ces noms font peut-être rêver. Ils peuvent surtout paraître insolites dans un catalogue de propositions touristiques. Soutiennent-ils réellement la comparaison face à d'autres destinations plus classiques? Ou même aux circuits que se plaisent à dénicher les chercheurs d'aventures?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102920741802.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Burkina Faso et Mali figurent en effet en queue de peloton du développement économique. Plus qu'ailleurs encore, le tourisme y est donc indissociable d'une réelle éthique. La pauvreté n'est pas un spectacle. Elle n'est pas objet de curiosité. On ne peut toutefois l'ignorer ou feindre de ne pas y prêter attention. Elle n'en donne que plus de relief aux véritables richesses humaines et culturelles qui survivent aux aléas, ingratitudes et injustices du destin des peuples.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Premier impératif: revoir sa notion du temps. C'est là que commence le vrai dépaysement. Un aller-retour entre Burkina-Faso et Mali implique le passage d'une frontière, de quelques postes de police ou de douane. Or, dans les formalités administratives comme dans la vie quotidienne des autochtones, il faut tenir compte d'un intermédiaire obligé, élément essentiel de la culture africaine: la palabre, que le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Petit Robert&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; définit péjorativement comme &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«une discussion interminable et oiseuse»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La découverte de l'Ouest africain met également en contact avec des réalités que l'on connaît déjà sommairement pour les avoir entraperçues dans un livre ou un documentaire, mais qui tout à coup prennent la densité d'une expérience directe: la brousse, la piste en latérite pouvant avoir raison d'un pneu de votre puissant 4 x 4, la savane aux paysages répétitifs mais jamais monotones, le respect des Anciens comme fondement de toute vie sociale, le profond enracinement des traditions et des rites coutumiers, l'omniprésence du sacré dans les lieux et les gestes de la vie quotidienne...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102919561803.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cette Afrique-là a appris, en dépit d'une pauvreté tenace, à garder sa dignité. Et souvent son sourire. À l'hôte de passage, elle offre, aujourd'hui comme hier, ce qu'elle a de meilleur: sa spontanéité, son sens de l'hospitalité et du partage (même quand on dispose à peine du minimum vital) et cette étonnante, cette miraculeuse sagesse qui fait front à toutes les contraintes économiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Manéga&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102919252588.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mes premiers pas sur le sol africain sont guidés par un homme d'exception: Maître Titinga Frédéric Pacéré. Cet avocat burkinabé de renom international a, depuis une trentaine d'années, décidé de consacrer ses connaissances, ses compétences et la plupart de ses revenus «au développement socio-économique, à la lutte contre la misère et à la sauvegarde de la culture» dans son propre pays. À commencer par le village de ses origines: Manéga, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Dans l'esprit de ses abondantes publications, Maître Pacéré a créé à Manéga un lieu qu'il faut bien, par commodité, appeler "musée". C'est en réalité un étonnant concentré de culture et de traditions africaines. En pleine brousse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Accaparé par ses fonctions au barreau et ses nombreux déplacements à l'étranger, il est lui-même peu présent sur le site où il est admirablement secondé par son fils Franck. Et pourtant, il marque de son empreinte l'esprit du musée, faisant siens ces proverbes africains qui valent mieux qu'un long discours: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Si la termitière vit,&lt;br /&gt;qu'elle ajoute de la terre à la terre!»&lt;br /&gt;«Faire parler la pierre, le silence et la mort.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le musée de bendrologie (de bendré, tambour) de Manéga est une oeuvre de mémoire et de fidélité, écrite avec la passion d'un homme viscéralement attaché à sa terre et à ses ancêtres, convaincu que «si la branche veut fleurir, elle ne doit pas oublier ses racines».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Huit pavillons, comportant une quarantaine de salles d'exposition, sont au menu de la visite. Ils donnent accès aux plus importantes composantes de la culture ouest-africaine: artisanat (bronze et bois), masques et fétiches sacrés, tambours des rites mystiques des Younyossé, pierres tombales et stèles funéraires, habitats traditionnels (peul, bobo, sénoufo, kasséna), rituel des funérailles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Trois moments plus intenses marquent la visite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102919651473.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La cérémonie d'accueil tout d'abord, au cours de laquelle l'hôte est invité à prendre la place d'honneur pour partager l'eau de la bienvenue, avant le spectacle que lui ont réservé les habitants du village. Premier contact avec la musique et les danses traditionnelles.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d110920041029192671.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Premières émotions lorsque les enfants de la compagnie Le Bourgeon, animée par Théodore Lamoussa Kafando, déclament un poème de Maître Pacéré:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Il est des enfants&lt;br /&gt;Qui vivent sur la terre mais sans terre;&lt;br /&gt;Exclus, ils suivent des chemins de fer.&lt;br /&gt;Il est des enfants&lt;br /&gt;Au regard interrogeant l'absence;&lt;br /&gt;Ils ignorent la fête, le rythme, la danse.&lt;br /&gt;Il est des enfants&lt;br /&gt;Innocents aux abords des sentiers;&lt;br /&gt;Ils n'ont même plus l'envie de mendier.&lt;br /&gt;Il est des enfants&lt;br /&gt;Qui ont perdu la force de pleurer;&lt;br /&gt;Sans sommeil, ils apprennent à marcher.&lt;br /&gt;Il est des enfants&lt;br /&gt;Qui meurent dans la vie, nés dans la mort;&lt;br /&gt;Ils ont soif de tout, même de la mort.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Comment être surpris, au terme du spectacle, de se sentir l'estomac noué? Et même d'oublier d'applaudir tant cette réaction semble ridicule en pareille circonstance...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Deuxième temps fort: la visite du Pavillon de la Mort où l'on entre à reculons, déchaussé et en silence. D'autres circonstances identiques se présenteront au cours du voyage. Le caractère sacré de certains lieux se présente comme tel à notre désir de comprendre. C'est comme tel qu'il doit être respecté, sans faire l'objet d'une quelconque improvisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Finalement, le visiteur est invité à faire le tour de la Dalle sacrée du Quart-Monde, inaugurée le 12 février 1996 en écho, sur le continent africain, au message scellé dans la pierre du Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme à Paris (Trocadéro):&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère&lt;br /&gt;Les Droits de l'Homme sont violés.&lt;br /&gt;S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le village de Manéga est ainsi devenu «la capitale africaine des pauvres, là où les exclus du continent retrouvent leur dignité et leur force, là où l'Afrique exprime sa conscience de la misère et sa détermination à son éradication». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; C'est peu dire que le courant passait entre Maître Pacéré et le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD-Quart-Monde. Ces deux apôtres de la liberté et de la dignité humaine se sont retrouvés dans les mêmes «luttes courageuses et lumineuses», au service des plus pauvres parmi les pauvres du continent africain, «terre baignée de peines et de larmes, mais aussi terre d'espérance».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1109200411192296175.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Entre ciel et terre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d110920041119248021.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour atteindre le pays dogon, il faut faire cap au nord, direction le Mali. La route est asphaltée jusqu'à Ouahigouya. Elle se transforme ensuite en piste de latérite où l'on croise beaucoup plus de troupeaux de vaches ou de chèvres errantes que de voitures, camions ou cyclistes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le franchissement de la frontière, puis le passage des postes de contrôle policier et douanier contraignent à des arrêts. Leur durée est a priori indéterminée, comme pour mettre à l'épreuve notre première expérience du temps version africaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ces péripéties purement anecdotiques s'estompent rapidement face à la splendeur du site qui s'offre au regard à l'approche de Bandiagara. Nichées dans les anfractuosités de la falaise, de multiples constructions en terre servent encore aujourd'hui de sanctuaires ou nécropoles accessibles par des voies très difficilement praticables ou à l'aide de cordes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Autrefois, les Tolloy se réfugiaient dans les grottes à flanc de colline pour se protéger de l'envahisseur et y installer leurs greniers, leurs sépultures et leur habitat. Les Tellem, ancêtres directs des Dogons, eurent recours à cet habitat troglodytique à partir du XIe siècle. Les premiers Dogons enfin héritèrent de cette technique de construction pour la transmettre jusqu'aux générations actuelles, en complément de l'autre technique traditionnelle utilisant des briques préfabriquées et séchées au soleil.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004111921591473.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'architecture dogon est parfaitement adaptée au site, aux fortes amplitudes thermiques, au vent sec et chaud (harmattan), aux conditions de vie et à la société traditionnelle. Elle est écologique puisque ayant recours, de la manière la plus naturelle, aux matériaux trouvés sur place: terre (banco) et bois. Elle offre d'excellentes conditions d'isolation thermique: protection contre la chaleur durant les heures d'ensoleillement et restitution, aux heures plus fraîches de la nuit, de la chaleur emmagasinée pendant la journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les toits des maisons sont généralement plats. Ils sont construits également en terre avec une ossature de poutres en bois et un système d'évacuation des eaux de pluie par des gargouilles en céramique ou en écorce de palmier. Pour les greniers, la toiture est en paille de mil recouvrant un treillis de fines baguettes de bois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004111925132357.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'habitat dogon comporte trois types traditionnels de construction:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;gin'na&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;: maison de famille ou lignage, lieu de transmission du patrimoine;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; la&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt; toguna&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;: maison à palabres ou «espace de la parole» (la faible hauteur sous plafond contraint les interlocuteurs à la modération de leurs gestes en cas de litige!);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;go&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;: grenier pour conserver le mil, aliment de base chez les Dogons, et les condiments pour les sauces.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Une partie de l'habitat traditionnel des falaises de Bandiagara a été inscrite par l'Unesco, en 1989, sur la liste du Patrimoine mondial. En cours de visite de ce site considéré comme l'un des plus beaux d'Afrique, les guides locaux ne manquent pas d'attirer l'attention sur tel ou tel lieu sacré (jabe, tegu...) où sont régulièrement effectués les sacrifices rituels qui trouvent leur inspiration dans une cosmogonie très riche. Lire ou relire à ce sujet l'ouvrage de Marcel Griaule &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Dieu d'eau&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Chez l'empereur des Mossis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102920756194.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Être reçu par le Moogho Naba est un honneur rarement accordé aux touristes. Ce chef suprême vénéré de tous les Mossis a sous ses ordres 333 chefs ou nabas sur l'ensemble du territoire burkinabé. Sa cour est composée de nombreux pages et d'un Collège électoral de hauts dignitaires et ministres, dont le Ouidi Naba (Premier ministre et chef de la Cavalerie), le Larbé Naba (chargé de la Culture), le Tansoba et le Gounga Naba (chargés de la Défense) et le Kamsaonga Naba (chef des eunuques). Ils sont considérés comme des ministres coutumiers d'État.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le roi du Tenkodogo (père coutumier du Moogho Naba de Ouagadougou) et ceux de Ouahigouya (Yatenga) et Boussouma sont les grands dignitaires du Moogho (Empire). En vertu des «grandes alliances», le Moogho Naba est par ailleurs le roi des Gourmanchés (Fada N'Gourma).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'autorité morale du Moogho Naba ne fait l'objet d'aucune contestation. L'empereur reçoit même régulièrement les plus hautes personnalités de l'État burkinabé, en quête d'avis sur telle ou telle décision à prendre pour gouverner le pays. Mais quelle est, dans le régime démocratique actuel du Burkina Faso, l'étendue effective de son rôle politique? La question est restée pour moi sans réponse véritable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La cérémonie coutumière du «Faux départ» est en tout cas révélatrice de la vénération dont fait l'objet l'empereur des Mossis. Celle-ci se déroule chaque vendredi matin. Le Moogho Naba sort de son palais à l'aube et se dirige vers son cheval richement caparaçonné. Aussitôt, les dignitaires de la cour, rassemblés sur l'esplanade du palais, manifestent haut et clair leurs lamentations. L'empereur se ravise alors, rentre dans son palais et en ressort, vêtu de blanc, sous les applaudissements de l'assistance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cette cérémonie rappelle un épisode de la vie d'un ancien Moogho Naba qui, suite au départ de l'une de ses épouses, entreprit aussitôt de partir à sa recherche. Au moment d'enfourcher sa monture, il apprit qu'une armée ennemie menaçait son royaume. Quelle décision lui fallait-il prendre? Sans tergiverser, il prit la direction des opérations militaires, laissant la fugueuse dulcinée à son nouveau destin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Écouter la voix de l'amour ou celle du devoir? La sagesse, semble-t-il, est parfois confrontée au même dilemme cornélien, quelles que soient les frontières de nos humaines sociétés!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Un seul pays»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004102919949686.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ces échos d'une excursion de repérage ne peuvent bien sûr donner qu'un trop bref aperçu des sensations qu'un circuit à la découverte de l'Ouest africain ne manquera pas d'éveiller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Telle qu'elle apparaît au travers de deux de ses civilisations majeures, cette Afrique sub-saharienne refuse de se laisser enfermer dans des slogans touristiques ou des clichés par trop faciles. Au terme d'une seule semaine de voyage, les impressions recueillies sont inévitablement partielles, donc trompeuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'Afrique se réserve surtout le droit de nous surprendre, quitte à bousculer le registre de nos valeurs, de nos schémas intellectuels. Elle attend du touriste auquel elle offre sa traditionnelle hospitalité qu'il réponde à l'invitation avec spontanéité, sans a priori d'aucune sorte. Et c'est alors que le courant passe. Miracle de l'échange qui outrepasse les étiquettes, les différences, la difficulté même de communiquer par la parole...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004111925120336.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le Burkina Faso et le Mali n'ont apparemment nulle prétention à être les dernières destinations à la mode. Le tourisme dit «de masse» rencontrerait d'ailleurs quelque difficulté à s'y frayer un chemin. Sans doute parce que l'incomparable culture africaine, aussi festive et haute en couleurs qu'elle soit, est indissociablement liée au mystère dans lequel elle s'enracine. Sans doute également parce qu'elle n'entend pas perdre son âme en ayant pris place sur le marché du tourisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Attachante, généreuse terre d'Afrique qui, en dépit de difficultés économiques ou structurelles de première urgence, sait partager si naturellement le virus de l'amitié. Là-bas sans doute mieux qu'ailleurs, on est à même de comprendre, comme le mentionnait une inscription à la craie sur la porte d'un minuscule restaurant de Mopti, que «la terre n'est qu'un seul pays».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004111923972862.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos : &lt;a href="http://www.e-monsite.com/marcchartier/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-5235712187986015549?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/5235712187986015549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=5235712187986015549&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/5235712187986015549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/5235712187986015549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/au-coeur-des-pays-mossi-burkina-faso-et.html' title='Au coeur des pays mossi (Burkina Faso) et dogon (Mali)'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-3615719600603905939</id><published>2007-12-22T23:32:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:07:49.917-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Madagascar'/><title type='text'>Madagascar, par la nationale 7</title><content type='html'>&lt;em style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt; Madagascar a, elle aussi, sa RN 7. En direction du sud-ouest, elle relie Antananarivo à Tuléar, point de jonction entre le tropique du Capricorne et le canal du Mozambique.&lt;br /&gt;Empruntant cet axe majeur, partons à la découverte de l'île Rouge. Considérée comme l'une des contrées les plus déshéritées de la planète, elle est aussi une terre promise pour les naturalistes.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_nat_7.2.4.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Premier contact avec les réalités locales : le temps qui, tout à coup, prend une autre mesure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;mora, mora !&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; doucement, doucement ! dit-on là-bas), le chef de la police des frontières qui se fait attendre pour apposer un visa sur le passeport, les porteurs qui vous accostent pour proposer leurs services en tentant de prendre illico en charge vos bagages, le douanier qui fouille consciencieusement certaines valises...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le ton est donné, alors qu'à peine débarqué de l'avion, on a encore quelque difficulté à reprendre ses esprits. Madagascar, "terre de contrastes" : il semblerait que ce cliché prenne ici tout son sens. Dans ce contexte, le tourisme doit être vécu avec la plus scrupuleuse discrétion, sans voyeurisme ni ostentation. Sans mauvaise conscience également. Il fait en effet désormais partie des choix politiques du pays qui nous accueille, comme un atout supplémentaire sur la voie de l'espoir et du développement économique.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004173115821643.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;"Tana"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La capitale malgache n'est pas très représentative des richesses touristiques de la "Grande Île". Il y ceux qui aiment et ceux qui n'apprécient guère. Tananarive - Antananarivo en version originale, "Tana" dans le langage courant - est une ville chaotique, aux embouteillages mémorables. Il est vrai que les responsables de l'urbanisme ont renoncé aux feux tricolores (vous n'en rencontrerez plus un seul aux croisements) pour réguler la circulation. Place aux seuls policiers qui se démènent comme de beaux diables et avec dextérité pour démêler cet imbroglio.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_antananarivo-21.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quelque sites méritent néanmoins une visite. En tout premier lieu, l'un des symboles de la ville aux douze collines : le palais de la Reine (Rova). Construit en 1939 par le Français Jean Laborde pour la célèbre et non moins cruelle reine Ranavalona 1ère, cet édifice a perdu sa structure en bois dans un incendie (criminel ?) en 1995. Il a maintenant des allures de fantôme avec sa carcasse de pierre édifiée par l'Écossais James Cameron pour compléter l'oeuvre de Laborde. Il abrite les tombeaux des principaux souverains ayant régné sur Madagascar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Jusqu'à un passé récent, Antananarivo était réputée pour son marché (Zoma) aux mille et une échoppes abritées sous de grandes ombrelles blanches. Cet immense bazar de plein air attirait, surtout le vendredi, une foule très dense de badauds et autres fouineurs à la recherche de tout et de rien. Malheureusement pour les touristes en quête d'insolite et d'exotisme, mais heureusement pour la salubrité et la tranquillité desdits touristes, le marché s'est fait la malle. Il a été démantelé et réimplanté en divers endroits périphériques. C'est là qu'il faut aujourd'hui aller chercher la féerie des couleurs et des senteurs... tout en surveillant sa droite, sa gauche et ses arrières pour ne pas servir de proie facile aux pickpockets, de triste renommée, de "Tana".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'architecture, ou plutôt les architectures de la capitale malgache peuvent attirer le regard. On prêtera une attention particulière aux vieilles demeures traditionnelles construites en briques. Ce patrimoine bâti aurait très souvent besoin d'un bon rafraîchissement, mais le charme est réel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_antananarivo-28.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Combien d'habitants dans la capitale malgache ? Les chiffres avancés oscillent entre 1,3 million pour la ville elle-même et 3, voire 4 millions pour l'ensemble ville-périphérie. Les trottoirs sont grouillants de monde. La foule des personnes désoeuvrées et des gosses ne connaissant apparemment pas le chemin de l'école se fond au milieu de l'avalanche des petits métiers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Vue de sa partie haute, la ville apparaît comme un gigantesque puzzle sans ordre ni logique, nappé d'une brume blanchâtre qui, paradoxalement, prend sa part de la poésie ambiante. On est à quelque 1 300 mètres d'altitude et l'air plus raréfié ne facilite pas la résorption de la pollution atmosphérique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Étonnant spectacle que ces rizières toutes proches, alimentées par un système d'irrigation mis en oeuvre, début XIXème siècle par le roi Andrianampoinimerina (il faudra s'habituer à ces noms à rallonge !). Campagne et ville, aux abords de cette dernière, sont imbriquées l'une dans l'autre, comme pour rappeler que le riz demeure la nourriture première des Malgaches.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004171105917654.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Cap au sud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il faut quitter "Tana", quand bien même commençait-on à y trouver quelques repères. La nationale 7 nous attend.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Première halte : Antsirabe (littéralement : "là où il y beaucoup de sel"), la "Vichy" malgache, avec son "Centre national de crénothérapie et de thermoclimatisme", son architecture coloniale, sa gare ferroviaire désaffectée, ses 6 080 pousse-pousse (qu'il vaudrait mieux appeler tire-tire) et autant de pousseurs dûment immatriculés, sa brasserie Star produisant une honnête Three horses beer, son atelier de miniatures où Mamy Rajamason affirme et prouve que "rien ne se perd, tout se transforme"...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_antsirabe-15.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Antsirabe est inséparable de son lac de cratère Tritriva, né en 1450 d'une éruption volcanique et ayant pris la forme de l'île de Madagascar. Selon une légende, deux jeunes amants s'y seraient noyés en se jetant du haut de la falaise, par désespoir de ne pouvoir vivre leur idylle à cause du refus de leurs parents respectifs. Le guide local vous raconte dans la foulée que les eaux bleu turquoise du lac changent de couleur lorsque se produit un événement national très important (par exemple en 1947, année de l'insurrection contre la puissance coloniale). Et de poursuivre avec cet autre constat pour le moins énigmatique : les eaux du lac montent en période de sécheresse et baissent durant la saison des pluies. Raison invoquée : un système de vases communicants. Même le commandant Cousteau y serait allé de son exploration. Quant au vazaha ("étranger") Louis Victor qui, en 1943, voulut vérifier la véracité d'une curieuse racine se mettant à saigner à la moindre écorchure, il fut puni de son incrédulité. Il ne put revenir à la nage et périt noyé au milieu du lac. Morale de l'histoire : mieux vaut croire aux légendes ! D'autant qu'à Madagascar, la parole des Anciens est sacrée. En aucun cas, il ne pourrait être question d'enfreindre les tabous nés des traditions transmises par eux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_rizieres.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Les hautes terres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La nationale 7 suit, en direction du sud, la dorsale cristalline de Madagascar. D'Antsirabe à Fianarantsoa, la route a été construite sur l'axe des "hautes terres", une région montagneuse d'une altitude de 1 300 mètres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; De part et d'autre, les rizières succèdent aux rizières, à perte de vue, jusque sur les flancs de la montagne au relief transformé par le travail de l'homme en gradins géants. Symphonie de différents verts entrecoupés par le rouge foncé de la terre et des nombreuses briqueteries artisanales, puis par les îlots de fabrication de charbon de bois, unique combustible utilisé pour la cuisine. Impression de travail bien fait, méthodique...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cette conquête des terres cultivables a toutefois son revers dont il serait urgent de mesurer l'impact économique et écologique : la déforestation. Madagascar a ainsi perdu 85 % de sa couverture forestière originelle. Certes, des campagnes de replantation ont été entreprises. Mais la culture sur brûlis et l'abattage des arbres pour la fabrication de charbon apparaissent toujours comme indispensables à la survie de la population malgache, quitte à dénaturer de manière irréversible l'une des richesses premières de l'île Rouge : ses paysages.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004171900959389.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Fianarantsoa est présentée comme une ville de transition à caractère culturel et religieux. Le dimanche matin, comment ne pas remarquer le nombre impressionnant de fidèles se rendant à la cathédrale ? Enfants et adultes sont tout de propre vêtus, le missel sous le bras. Certains hommes arborent même un étonnant costume-cravate alors que la température doit friser les 30 degrés. Viscéralement attachés à leur religion traditionnelle inspirée par le culte des ancêtres et de nombreux interdits, les Malgaches la concilient avec le rituel des religions chrétienne ou musulmane. Une manière comme une autre sans doute de personnaliser des croyances importées par la colonisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Le "paradis terrestre"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_enfants.4.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Après Ihosy, au milieu des steppes herbeuses du plateau de l'Horombe, la route asphaltée fait soudain place à une piste en terre de 70 km de long. De la vraie tôle ondulée, ponctuée d'innombrables nids de poule et obstacles plus sérieux. De-ci de-là, des troupeaux de zébus suivent leur chemin, guidés par l'herbe rase qu'ils paissent méthodiquement, en attendant le lointain marché où s'arrêtera définitivement leur périple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Nous avons rejoint le territoire des Bara dont la réputation de voleurs de zébus perdure à ce jour. Se servir dans le cheptel du voisin était (est encore ?) une tradition de cette société, applicable à tout jeune homme en âge de se marier pour donner la preuve de son courage, de sa virilité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le parc de l'Isalo (prononcer Ichale) représente un temps fort du voyage en terre malgache. Créé en 1962 et géré par l'omniprésente Association nationale de gestion des aires protégées (ANGAP), cet espace naturel couvre une superficie de 81 540 hectares. C'est l'un des cinquante réserves et parcs nationaux. "Vous entrez dans le paradis terrestre" annonce solennellement Joseph, notre guide. En contrepartie de certains engagements (ne pas chasser, ne pas allumer de feux de brousse, ne pas s'adonner au trafic de richesses naturelles), la quinzaine de villages encerclant le parc perçoivent 50 % des recettes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Plusieurs visites sont possibles, variables en distance et en durée. Le Canyon des makis ou "Colorado malgache" peut suffire pour une première approche de l'infinie variété des espèces végétales de l'île et de l'une des gloires locales : le lémurien. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_lemurien.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce mammifère, dont les cinq familles n'existent simultanément qu'à Madagascar, évolue dans les arbres, d'une branche à l'autre, avec grâce, agilité et moult facéties. Peu soucieux de ne faire partie que d'un sous-ordre de primates, il compense à lui tout seul l'absence, en forêt malgache, des grands habitants de la brousse africaine que sont les éléphants, les girafes, les lions, les antilopes...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Lors de notre passage, pour des raisons qui évidemment nous échappent, seul le propithèque de Verreaux était au rendez-vous. Avec son pelage blanc et sa jolie frimousse noire, il ne passe pas inaperçu. Pour épater les vazahas, il y va même de quelques acrobaties spectaculaires. Sous ses côtés coquins et à l'inverse des makis, le propithèque est monogame et fidèle en amour. C'est en tout cas ce qu'affirme notre guide !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Et enfin le Paradisier !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Après avoir slalomé dans le massif ruiniforme de l'Isalo, notre bonne vieille nationale 7 file tout droit vers un panorama qui, une nouvelle fois, change très rapidement. Finies les hautes terres. Sur quelques kilomètres, voici l'Eldorado façon malgache, avec ses enseignes multicolores. Une nouvelle fièvre s'est emparée de Saphira et Sakaraha, deux villages sans âme, presque factices : la recherche des pierres précieuses. Un énorme caillou trouvé un jour par un prospecteur a fait et continue de faire miroiter aux yeux de tant d'autres chercheurs moins chanceux le gain d'un miraculeux jackpot. Chacun y va de son trou dans son coin, en pleine nature. Des fois que... "Nous sommes en plein Far West, avoue notre guide. Il serait risqué de se hasarder tout seul par ici." Bonjour l'ambiance !&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_ifaty-8.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Passons donc notre chemin, pour la dernière étape du voyage. Du territoire Achafaly, on retiendra l'importance très visible donnée à la célébration de la mort. Les tombeaux, épars dans la campagne, sont de solides constructions en pierre. Les murs sont recouverts de dessins naïfs représentant la vie ou les rêves inaccomplis du défunt. Les tombeaux sont chapeautés de sculptures en bois et des cornes des zébus ayant appartenu au défunt et sacrifiés pour la cérémonie des obsèques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Tuléar ne mérite guère le détour, sinon qu'il faut bien transiter par cette ville sans intérêt touristique particulier. Fin de la nationale 7 !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_piste-1.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Place maintenant au dernier tronçon de route, direction Ifaty, destination ultime du voyage. En fait de route, il s'agit d'une piste de sable. Le 4x4 justifie ici pleinement son utilisation. Une heure pour trente kilomètres, de quoi laisser de bons souvenirs. Régulièrement, faute de pouvoir le dépasser, il faut suivre un camion ou un taxi-brousse dont le volume a quasiment doublé avec l'entassement des bagages sur la galerie. Lorsqu'un véhicule d'un autre âge tombe en panne, mieux vaut prendre son mal en patience.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ifaty marque le terme du périple, avec ses nombreux hôtels, dont le Paradisier, sa forêt de baobabs, son parc ornithologique et toutes les distractions qu'offre la mer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_medium_pecheur.2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Au large, sur le canal du Mozambique, on aperçoit l'écume des vagues qui franchissent, dans un grondement sourd et continu, la barrière corallienne. Plus proche, un Vezeo revient de la pêche sur sa pirogue à balancier, mue par une voile de fortune et à coups réguliers de pagaie. Nul doute qu'il y aura du poisson frais, peut-être même de la langouste, au menu du dîner...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (novembre-décembre 2003)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Album de photos : &lt;a href="http://www.e-monsite.com/guinevert/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-3615719600603905939?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/3615719600603905939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=3615719600603905939&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3615719600603905939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3615719600603905939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/madagascar-par-la-nationale-7.html' title='Madagascar, par la nationale 7'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-6642690019206326662</id><published>2007-12-22T23:31:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:10:21.480-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louisiane'/><title type='text'>Louisiane : un pays nommé désir</title><content type='html'>&lt;strong style="font-family: arial;"&gt; Il est des cataclysmes, cachés au besoin sous des noms enjôleurs du genre Katrina ou autres, qui peuvent détruire toute une ville, toute une contrée. Et par là, semer le doute sur un authentique attrait touristique.&lt;br /&gt;La Louisiane, à commencer par La Nouvelle-Orléans, en sait quelque chose. Malheureusement rodée à ce genre d'épreuve, elle a toujours su s'en relever, redonnant au vieux chant cajun toute son actualité: «On a trouvé not'paradis dedans le sud de la Louisiane.» &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004134957385208.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; «[...] le Premier Consul de la République Française désirant donner un témoignage remarquable de son amitié [aux] États-Unis, il leur fait, au nom de la République Française, cession à toujours et en pleine souveraineté dudit territoire [la "colonie" ou province de Louisiane] avec tous ses droits appartenances, ainsi et de la même manière qu'ils ont été acquis par la République Française en vertu du traité susdit [traité de San Ildefonso du 1er octobre 1800] conclu avec Sa Majesté. [...] Les habitants des territoires cédés seront incorporés dans l'Union des États-Unis et admis aussitôt que possible d'après les principes de la constitution fédérale à la jouissance de tous les droits, avantages et immunités des citoyens des États-Unis et, en attendant, ils seront maintenus et protégés dans la jouissance de leurs libertés, propriétés et dans l'exercice des religions qu'ils professent.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004141737353347.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Une juteuse transaction&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1409200414173717215.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'est en vertu de ce traité conclu le 19 floréal de l'an IX (30 avril 1803) entre Bonaparte et le président Thomas Jefferson que la Louisiane allait devenir, en 1812, le 18e État des États-Unis. Montant de la transaction: 15 millions de dollars. Le général Horatio Gates avait donc mille fois raison d'adresser ses félicitations à Thomas Jefferson en ces termes: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Let the land rejoice, for you have bought Louisiana for a song.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;  (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Que le pays se réjouisse, car vous avez acheté la Louisiane pour une bouchée de pain.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0086.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Par contre et pour cause, ce que n'affiche pas clairement l'acte officiel de vente, c'est bien l'intention première du futur Empereur des Français, à savoir sa volonté de faire barrage aux ambitions expansionnistes de l'ennemi héréditaire: la Grande-Bretagne! Il est vrai qu'il y avait urgence. Après la perte de Saint-Domingue suite à la révolution de 1791-1803, Bonaparte était dans l'incapacité militaire de défendre la Louisiane contre une attaque anglaise. Mieux valait donc la solder pour l'empêcher de tomber dans l'escarcelle de la Couronne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Lors d'un conseil extraordinaire tenu à Saint-Cloud le 10 avril 1803, le Premier consul se contentait d'affirmer, en fin renard: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Aux mains des Américains, la Louisiane sera plus utile à la politique et même au commerce de la France que si je tentais de la garder.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;  Puis, sous le couvert d' &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«affermir pour toujours la puissance des États-Unis»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, il ne pourra toutefois s'empêcher d'ajouter: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Je viens de donner à l'Angleterre une rivale maritime qui, tôt ou tard, abaissera son orgueil.»  &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004134956508426.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Survint alors ce qui devait arriver: le 12 mai de cette même année 1803, la France et la perfide Albion rompaient leurs relations diplomatiques. Par contre, côté américain, la satisfaction était à son comble. Dans un élan de lyrisme, Robert Livingstone, l'ambassadeur américain ayant mené les négociations de l'achat de la Louisiane, traduisait les sentiments de tout un peuple: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Nous avons vécu de longues années, mais c'est là l'oeuvre la plus importante de nos vies. [...] Les États-Unis, aujourd'hui, se hissent au rang des principales puissances du monde.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Les à-côtés de l'histoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cette "opération immobilière" fut la plus importante de tous les temps. Une simple signature au bas d'un acte permettait à l'Union de voir sa superficie augmenter, en un clin d'oeil et sans coup férir, de deux millions de km².&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Rappelons toutefois que l'acte «secret» du 21 mars 1801, par lequel la catholique Espagne rétrocédait la Louisiane au Premier consul, stipulait qu'en aucune circonstance ce pays ne pourrait faire l'objet d'une négociation avec une tierce puissance. D'où les commentaires de certains historiens: «Et si la Louisiane d'aujourd'hui n'était pas américaine!» On nous laisse imaginer la suite...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004102208921914.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Secundo, espagnole depuis 1763, la Louisiane ne redevint officiellement française que le 30 novembre 1803 (alors que l'acte de vente portait la date du 30 avril de la même année). Quand on s'appelait Bonaparte, on avait sans doute tous les droits, y compris celui de vendre un bien qui ne lui appartenait pas. D'ailleurs, l'Assemblée et le Sénat du peuple théoriquement souverain de France n'ont jamais ratifié le traité de vente. Toujours est-il que le 20 décembre 1803 – pour une fois les délais étaient respectés –, les couleurs françaises furent à jamais remplacées par la bannière étoilée, hissée sous le regard incrédule du préfet Pierre-Clément de Laussat qui avait pris ses fonctions moins de trois ans auparavant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La suite des événements fut quelque peu chaotique. Les Américains, au traditionnel esprit puritain, étaient qualifiés de «barbares» par les Créoles et de «yankees» par les Cajuns. Et pourtant, en 1815, face à l'ennemi commun (les 10 000 soldats anglais de Sir Edward Pakenham), tous se retrouvèrent unis sous les ordres du général Andrew Jackson, mêlant les accents de la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Marseillaise&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; à ceux du &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Yankee Doodle&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Admiratifs devant un tel élan patriotique, n'en oublions pas pour autant un ultime détail qui vaut son pesant de curiosité: l'indemnité matérialisant l'achat de la Louisiane par les États-Unis ne fut soldée qu'en... 1925!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;En pays de connaissance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004101355501897.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pour les "Hexagonaux", que serait un périple en Louisiane sans un contact avec leurs lointains cousins d'Outre-Atlantique: les Cajuns? Grâce à la secrète connivence que nous entretenons avec eux, nous ressentons un attrait tout particulier pour ce coin d'Amérique qui est le leur et qui ne ressemble assurément à aucun autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Descendants de Canadiens français chassés de leur territoire lors du «Grand Dérangement» (1755-1763) pour ne pas avoir voulu faire allégeance à la Couronne anglaise ni adopter la religion anglicane, les Acadiens ou Cajuns ont commencé à trouver refuge en Louisiane à partir de 1765. Leur immigration fut plus massive en 1785. En 1790, 4 000 étaient installés le long des bayous, dans les régions marécageuses du delta du Mississippi où les Créoles les avaient cantonnés. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004135814156355.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Quant aux conditions de leur exil, elles sont résumées par une lettre du gouverneur Aubry au duc de Choiseul-Stainville, ministre de la Marine nationale, en date du 25 février 1765: «Acadiens hommes, femmes et enfants [...] de débarquer icy, et mouroient réellement de misère, si on ne les secouroient. Ces pauvres familles [...] ne sont malheureuses que par leur attachement inviolable à leur patrie et à leur religion.» Et le gouverneur d'ajouter trois mois plus tard: «Ils renaissent à la Louisiane et y feront des merveilles si on les aide un peu.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Une enquête officielle datant de 1990 et reprise par le CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), faisait état des statistiques suivantes: sur 4,2 millions d'habitants en Louisiane, 898 716 se déclarent d'ascendance francophone: 411 645 d'origine française, 79 752 d'origine franco-canadienne, 407 319 d'origine acadienne (soit 61 % des Acadiens résidant dans l'ensemble des États-Unis).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004135815804541.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Langue officielle de facto de 1682 à 1803, puis admise finalement comme telle par une loi de 1968, le français a connu à certaines périodes un sort moins favorable. Bien que la Constitution américaine de 1845 ait attribué des droits spécifiques aux francophones de Louisiane, le statut officiel du français fut aboli en 1861, comme «punition» pour la position prise par les Louisianais lors de la guerre de Sécession. En 1916, l'anglais était la seule langue d'enseignement dans les écoles. Les enfants cajuns étaient régulièrement et sévèrement rappelés à l'ordre: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Speak white!»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; («Parlez "blanc"!») On a qualifié cette période d' «Heure de la honte». Mais de quel côté était la honte?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Aujourd'hui, seuls 8 % des Louisianais parlent la langue de Molière, en la saupoudrant de mots et expressions pour le moins savoureux. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004141738252527.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Fromille, icitte, asteur, cocodril, maringouin, chaudière et chevrette signifient, dans l'ordre: fourmi, ici, maintenant, alligator, moustique, casserole, crevette. Si un Cajun y va d'un généreux et souriant «Lâche pas la patate!», empressez-vous de comprendre: «Ne laisse pas tomber! Continue de la même manière!»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Une mention spéciale enfin pour quelques proverbes que vos hôtes se feront sans nul doute un malin plaisir de vous citer au cours d'une conversation:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - «Le cabri est dans le maïs.» (Quand une robe est prise entre les fesses)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - «Il a toujours un pet accroché.» (Quelqu'un se plaignant constamment)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - «C'est lui qui a gratté la lune pour faire les étoiles.» (Quelqu'un toujours content de lui)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; - «Aller se graisser les jarrets» (danser). &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004141737819556.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Une inscription d'un bar de Henderson propose du Cajun le portrait suivant: «Une personne née et élevée le long des bayous du sud de la Louisiane, vouée au gombo [soupe traditionnelle], au boudin, à la sauce piquante, à l'écrevisse et au jambalaya [sorte de paella], et se consacrant au fais-dodo [soirée de musique et de danse], à la musique acadienne française, au dur labeur et au laisser les bons temps rouler.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Sans doute pour tirer les enseignements d'une histoire particulièrement mouvementée, les Cajuns se sont enracinés dans une joie de vivre dont ils semblent ne jamais se départir et qu'ils prennent plaisir à partager:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; «Les vieux Cadjins de la Louisiane&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Est l'meilleur citoyen du monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ça brûle du bois dans leur cheminée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ça boit du "moonshine" tout l'hiver &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ça danse les polkas du vieux temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les mazurkas, les valses z'aussi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On a trouvé not'paradis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Dedans le sud de la Louisiane. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (chanson cajun citée par &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Cadjins et Créoles en Louisiane&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, de Patrick Griollet, Payot, 1986)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004141735713630.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Contrastes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Pas de voyage en Louisiane sans, bien sûr, un petit ou grand détour vers les "plantations". Trois haltes recommandées illustrent le passé du "vieux Sud", mettant en valeur ses traditions sans occulter ses contrastes et ses disparités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004102756357274.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La Laura Plantation tout d'abord, située sur la paroisse de Vacherie (rive ouest du Mississippi), nous introduit au coeur d'une exploitation créole de canne à sucre qui regroupait, sur le même site, une collectivité d'hommes, de femmes, d'enfants, souvent esclaves. On est bien loin d'&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Autant en emporte le vent.&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ici, pas de robes à crinoline. Pas de place non plus pour les caprices de Mam'zelle Scarlett. Mais plutôt, pour reprendre la description de John Kemp, dans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Louisiana Life &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(1995), «des bruits, des histoires faites de rires, de larmes sur fond de tragédies, de guerre et d'esclavage, ainsi qu'un mode de vie bel et bien disparu (qui hante) aujourd'hui les immenses pièces en enfilade et les galeries silencieuses de la maison».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Pendant que les planteurs créoles faisaient la navette entre leur domaine et le Vieux Carré à La Nouvelle-Orléans, leurs esclaves croupissaient dans la misère innommable des cabanes qui leur étaient affectées, se remémorant de temps à autre leur lointain Sénégal avec &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Compère Lapin, Compère Bouki &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;et autres fables populaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le Musée de la Vie rurale de la Louisiane sur Essen Lane (Baton Rouge) est animé du même souci d'authenticité. Ici, aucun tape-à-l'oeil illusoire, mais une reconstitution exacte des conditions de vie du contremaître et des esclaves sur une plantation du temps de la préindustrialisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004140716388586.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La Nottoway Plantation enfin nous immerge dans un univers différent. Tout n'y est que luxe, presque dans la démesure, et invitation à l'élégance. C'est en 1849 qu'un certain John Hampden Randolph, un planteur extrêmement riche, fit construire ce home pour lui et sa nombreuse famille, sur le style du Greek revival (imposantes colonnades). Soixante-quatre pièces, des manteaux de cheminée en marbre taillé à la main, des poignées de porte en porcelaine de Dresde, deux cents fenêtres, etc., seule manque la vue directe sur le Mississippi, une digue ayant été construite pour contenir les débordements du fleuve.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004142727387466.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Nottoway Plantation se définit elle-même comme «la plus grande et la plus belle demeure du Sud». On s'y sent à l'aise ou pas. Quoi qu'il en soit, le maître de céans invite les visiteurs à découvrir la splendeur aristocratique qui fut autrefois celle du Sud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004143045936135.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Le berceau du jazz&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004142725846840.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pas de voyage en Louisiane non plus sans une halte prolongée à La Nouvelle-Orléans. Niou-Orlins, N'awlins, Nyaulyuns... quelle que soit la prononciation, cette capitale par le coeur de la Louisiane est la ville de tous les superlatifs. Spontanée mais aussi mystérieuse, elle ne se livre pas en quelques heures, ni même assurément en quelques jours. Elle se prête à de longs vagabondages, avec ou non un itinéraire précis. Certes, elle joue le jeu du tourisme consommateur avec force gadgets, distractions et autres plaisirs. Mais cette façade n'est que secondaire. On ne vient pas à La Nouvelle-Orléans pour y acheter des petits jazzmen en plâtre, éventuellement consulter une voyante ou errer par simple curiosité dans la célèbre rue Bourbon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0087.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;New Orleans a été surnommée &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;The Big Easy, The Sleeping Beauty, The City of Dreams, The City of Saints and Sinners&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;... Elle est peut-être d'abord &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;The Crescent City&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; qui épouse les courbes du "Père des Eaux" ou "Old Man River": le Mee-zee-see-bee des Indiens, devenu aujourd'hui Mississippi. Avant d'être la voie d'eau empruntée par les bateaux à vapeur qui ingurgitent leur ration quotidienne de touristes pour une croisière de deux heures en musique, le fleuve tient une place importante dans l'activité économique du pays (transport par cargos).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les centres d'intérêt de La Nouvelle-Orléans sont multiples: parc Audubon, aquarium des Amériques, parc Jean Laffitte, musée vaudou, balade à bord du "Tramway nommé Désir"&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004142723980897.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; rendu célèbre par Tennessee Williams, musée des Beaux-Arts... Sous aucun prétexte, nous n'oublierons les gastronomies créole et cajun qui savent jouer de la séduction tant sont multiples et variées leurs spécialités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Lorsque l'on ne dispose que d'un jour ou deux, on se limitera au Vieux Carré ou Quartier français qui, à lui seul, mérite le voyage. Pas moyen de se perdre: il n'y a que des lignes droites! Dégagé du souci de se repérer, on a tout loisir pour errer au gré de l'inspiration en prêtant une attention particulière à l'architecture qui a fait de La Nouvelle-Orléans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«America's most interesting City»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Différentes influences y sont visibles: française, espagnole, créole, anglaise, américaine. On remarquera notamment l'omniprésence du fer forgé ou moulé qui orne de manière très typique les façades colorées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0086.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La Nouvelle-Orléans ne serait plus elle-même sans la musique, la palme revenant, on s'en serait douté, au jazz. Cette musique "nouvelle" y a fait son apparition au début des années 1900. Elle s'inspirait des rythmes et des thèmes du ragtime et du blues, en se basant tout d'abord sur une improvisation collective à trois instruments: trompette, clarinette, trombone. Sont venus ensuite se joindre le saxophone et une section rythmique (basse, batterie, guitare, piano).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Au nombre des célébrités ayant marqué ces origines, il faut citer celui qui, à tort ou à raison, se considérait lui-même comme l'inventeur du jazz: Mister Jelly Roll Morton (1885-1941), Ferdinand Joseph La Menthe de son vrai nom. Avec son sourire endiamanté, sa chaîne de montre et ses bagues en or, ce «gentleman du Sud à l'argot glané dans les bordels» a contribué plus que quiconque, en particulier avec sa formation des Red Hot Peppers, à élaborer une rythmique et des harmonies qui allaient ensuite partir à la conquête du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On ne peut également passer sous silence quelques autres très grands noms du swing des origines qui, à un titre ou à un autre, sont liés à La Nouvelle-Orléans: King Oliver (1885-1938), Louis Armstrong (1901-1971), Mahalia Jackson (1911-1972), Sidney Bechet (1897-1959)...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004101357730553.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Aujourd'hui, en déambulant dans le Quartier français, il suffit de se laisser guider à l'oreille. Dès le début de l'après-midi, La Nouvelle-Orléans commence à s'enivrer de blues et de jazz. On y trouve du meilleur et du moins bon. Lorsque le soir tombe et que les lumières des néons inondent progressivement les rues de leurs couleurs tantôt chatoyantes, tantôt plus agressives, le jazz prend possession du coeur de la ville. Il n'y a que l'embarras du choix. Mais une adresse est absolument incontournable, quitte à devoir faire la queue une heure ou plus: Preservation Hall. Ce sanctuaire du jazz est un minuscule local dont la vétusté fait tout le charme. On s'y entasse comme on peut, dans la pénombre, par petits groupes successifs. Succédant aux George Lewis, Punch Miller, Jim Robinson, Louis Nelson et autres pointures du genre, les formations qui y officient nous servent de la vraie et bonne musique, propre à convertir les oreilles les plus hermétiques. Si vous ne souhaitez pas voir le maître des lieux piquer une belle colère, mieux vaut s'abstenir de mémoriser la soirée par des photos au flash ou l'utilisation de tout autre moyen d'enregistrement. Laissez-vous plutôt porter par l'ambiance, très proche certainement de celle qu'elle était quand des musiciens sans nom y inventaient les premiers accents d'une musique qui donnait une expression nouvelle aux chants des esclaves des champs de coton.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14092004143044126948.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos : &lt;a href="http://mhl-chartier.site.voila.fr/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-6642690019206326662?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/6642690019206326662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=6642690019206326662&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6642690019206326662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6642690019206326662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/louisiane-un-pays-nomm-dsir.html' title='Louisiane : un pays nommé désir'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-279863813836633477</id><published>2007-12-22T23:30:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:04:17.657-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finlande'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laponie'/><title type='text'>Laponie : dans les neiges du grand Nord</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;À chaque saison ses destinations de rêve. La Laponie, par exemple, pour l'hiver.&lt;br /&gt;Échos d'une escapade au-delà du cercle polaire, en février 2002.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_442968.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il fallait s'y attendre. Un mois de février en Laponie, tout là-haut sur la carte de l'Europe, ça ne ressemble pas à des vacances à Hammamet ou Palavas-les-Flots! Il y fait pour le moins frisquet. Disons même carrément froid, pour ne pas dire glacial.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004002751636458.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et pourtant, question froidure, il faut remettre les pendules à l'heure de la vraie information. En Laponie, les basses ou très basses températures (moins 20°C, moins 30°C, voire mieux encore) sont réellement supportables. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_jeris_5_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Vos hôtes locaux s'ingénieront d'ailleurs à vous équiper de pied en cap, avec des vêtements adaptés (combinaison, bottes, gants, cagoule). Le froid ne vous empêchera surtout pas d'apprécier les activités de plein air et d'y participer gaillardement. Et à tout prendre, il est certainement moins désagréable que les temps vasouillards, instables et gris-cauchemardesques dont nous devons, dans nos régions plus tempérées, nous accommoder en période hivernale. Sans parler d'une petite séance de sauna qui a le don d'accélérer votre circulation sanguine tout en évacuant les toxines dont votre organisme n'a nullement besoin.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_450269.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_harriniva-4_8_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Un cadre féerique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_441110.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On ne s'en est pas rendu compte: en atterrissant au petit aéroport de Kittilä (Finlande), l'avion a franchi le cercle polaire arctique. Magique! Il est ainsi des lieux qui hantent vos rêves et que l'on a quelque peine à imaginer tant ils paraissent lointains. Mais cette fois-ci est la bonne. On est dans le grand Nord, celui des vastes espaces enneigés, battus par le blizzard et parcourus par des troupeaux de rennes. En cette saison et dans ces contrées du bout du monde, la nature se fait incroyablement belle, jusque dans la plus petite brindille recouverte de givre, cristal étincelant sous la lumière dorée du soleil qui peine à faire son apparition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La magie se poursuit dès que l'on arrive à destination: Harriniva, un village de vacances créé en 1973 par Maria et Köpi Pietikäinen. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_harriniva_2_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Plus de doute, on se retrouve au coeur de la «belle et sauvage Laponie», à 68 degrés de latitude nord tient à préciser un prospectus touristique local. La Suède est toute proche, sur l'autre rive de la rivière Muonio dont, en ce mois de février, le tracé est à peine perceptible sous l'épais manteau de neige recouvrant les eaux gelées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_harriniva.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Côté hébergement, ce sera la semaine chalet en bois, y compris à Vuontis, pied-à-terre d'une escapade de deux journées effectuée à motoneige au coeur de la forêt. Là-bas, l'hébergement d'une nuit sera collectif, sans électricité ni eau courante. Mais quel fabuleux souvenir, avec quelques aurores boréales en prime!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie-chiens_de_traineau-fevrier_2005_12_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Plus blanc que blanc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Je ne sais pas, je n'ai toujours pas compris comment en si peu de temps (une semaine à la vitesse éclair), on peut tester autant d'activités. C'est sans doute l'un des secrets de la Laponie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Pêle-mêle, mais l'ordre chronologique n'a aucune importance, voici un aperçu non exhaustif des réjouissances: pêche sous la glace (capture de poissons non garantie, mais c'est peut-être mieux ainsi), sculpture sur neige, construction d'un tipi (ou &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;kota&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, tente traditionnelle avec armature en troncs de bouleau et foyer au centre), randonnée en raquettes, ski de fond, balade en traîneau à chiens (braves huskies!),&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie-chiens_de_traineau-fevrier_2005_4_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; randonnées à motoneige, visite d'un atelier d'artisanat lapon, fabrication d'un feu sous la neige, visite de l'écomusée de Hetta (milieux naturels de Laponie), séances de sauna complétées comme il se doit par une brève immersion dans l'eau glacée du lac voisin...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie-ferme_de_rennes-fevrier_2005_25_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Une mention très spéciale pour un sport typiquement lapon: la conduite d'un traîneau à rennes. Elle se déroule, comme on s'en serait douté, dans une ferme d'élevage de... rennes!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il faut savoir tout d'abord, détail pratico-pratique de la manoeuvre, que l'animal majestueusement cornu qui vous fera effectuer un tour de piste à un train de sénateur semble têtu comme pas un. Nulle inquiétude à avoir par conséquent: lorsque vous êtes à bord du traîneau, ce sont les rennes qui vous emmèneront où bon leur semble. Mais l'éleveur aura l'oeil et, à la fin de la séance, le plus solennellement du monde, il vous remettra en prime votre permis de conduite spécial rennes!&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie_8_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Grisés par de tels honneurs, n'en oublions pas pour autant la leçon de choses. Les rennes font partie de la famille des cervidés. Ils vivent dans les collines. En plus d'être têtus, ce sont des animaux très résistants, capables de marcher de longues heures en tirant un lourd traîneau, dont – est-il besoin de le rappeler? - celui du père Noël qui habite, dit-on, dans les parages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Leurs sabots, en forme de trèfle, leur permettent de marcher et de courir aussi bien sur la neige que sur le lichen. Leur nourriture se compose de champignons, d'herbe et de bourgeons. Durant l'hiver, ils grattent la neige pour y dénicher leur lichen préféré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'élevage du renne est l'une des plus anciennes activités en Finlande. Elle s'y est généralisée au XVIIe siècle, commençant par le sud-ouest du pays pour s'étendre vers le nord (Enontekiö, Inari, Itsjoki).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On dénombre 6 700 éleveurs de rennes en Finlande. Leur travail consiste à compter, marquer, vacciner, castrer, séparer et convoyer les animaux de leur cheptel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Us et coutumes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie-ferme_de_rennes-fevrier_2005_20_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Présents à la fois en Norvège, en Suède, en Finlande et dans la péninsule de Kola en Russie, les Lapons (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Sâme&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;) représenteraient actuellement une population d'environ 50 000 habitants (peut-être 60 000, voire 100 000), dont 2 500 (ou 6 000?) en Finlande. Ils habitent en majorité au nord du cercle polaire arctique. Sédentaires, ils vivent surtout de la pêche, de la chasse, de l'élevage du renne et de l'artisanat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Leur costume traditionnel comporte un pantalon (le bellinger, identique pour les hommes et les femmes) confectionné à partir de peaux de tibias de rennes, par-dessus lequel est passée une blouse en drap de couleur bleue, grise ou noire selon les régions et ornée de passements rouges ou jaunes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Leurs bottes de fourrure à pointe recourbée&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_laponie-ferme_de_rennes-fevrier_2005_22_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; sont fabriquées avec la peau de la tête de renne. Elles sont parfois fourrées d'herbe sèche récoltée l'été dans les marais, et maintenues aux jambes par des bandes molletières multicolores.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quant au célèbre «bonnet des quatre vents», il aurait été importé au début du XIXe siècle par les navigateurs russes venant commercer dans les fjords norvégiens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La vie des Lapons est rythmée par les conditions climatiques extrêmes des régions arctiques, qui vont des journées sans nuit ou presque l'été (le fameux soleil de minuit...) à la nuit polaire en décembre et janvier (absence totale de soleil).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d28102004094242811728.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Intégrés aux populations de leurs pays respectifs, les Lapons n'en cultivent pas moins, par-delà les frontières, leur identité culturelle commune. D'où la création, en 1956, d'un Conseil nordique sâme et, en 1996, d'une Assemblée &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;sâme&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; finlandaise. Toutefois, les Lapons seraient l'une des minorités les plus menacées de disparition de toute l'Europe occidentale. «Le Lapon, écrivait Johan Turi, est de la même nature que son renne. C'est un peuple qui se fond dans l'immensité des terres, au mouvement ondulant de la toundra grise et blanche des fleurs de coton polaire, où le brouillard s'effiloche aux branchages des taillis, et qui transporte avec lui ses chants mêlés de poèmes, le jojk, ombre sonore de l'homme.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_motoneige-3_5_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pour terminer en beauté&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il n'est pas rare d'assister, en Laponie, à un spectacle exceptionnel: les aurores boréales. Il est possible d'en voir plusieurs centaines par an, surtout au nord du cercle polaire arctique. Le meilleur moment pour les observer, c'est dans la nuit hivernale entre 22h et 23h30.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; De nombreuses légendes expliquent à leur manière ce phénomène naturel. L'une d'entre elles dit que le renard, en traînant sa queue sur la neige, soulève celle-ci en un nuage qui s'illumine à la lumière de la lune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La cause des aurores boréales a été découverte il y a seulement quarante années de cela, grâce aux satellites. Elles sont dues à une grande quantité d'électrons et de protons qui, lors de violentes tempêtes solaires, bombardent la couche supérieure de l'atmosphère terrestre (ionosphère). Les atomes d'hydrogène et d'azote de cette couche atmosphérique deviennent alors subitement lumineux, produisant des voiles ou rubans de lumière colorée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_motoneige-3_23_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos : &lt;a href="http://membres.lycos.fr/mchartier1/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-279863813836633477?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/279863813836633477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=279863813836633477&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/279863813836633477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/279863813836633477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/laponie-dans-les-neiges-du-grand-nord.html' title='Laponie : dans les neiges du grand Nord'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-3413984941085478641</id><published>2007-12-22T23:29:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:30:20.255-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>Laos : le sourire en plus</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Extraits d'un bloc-notes de voyage de reconnaissance, avec croisière sur le Mékong, effectué en mai 1999.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d141020041349474033.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après quelque douze heures de vol, l'avion de la Thaï, parti de Paris, se pose à Bangkok. Puis un deuxième vol d'une heure et demie nous transfère au nord de la Thaïlande, à Chiang Raï, proche du trop célèbre Triangle d'or. Le Mékong n'est plus très loin, frontière naturelle entre la Thaïlande, la Birmanie et le Laos.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155217134564.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien que le transit en territoire thaïlandais soit plutôt bref, il a le mérite de mettre dans l'ambiance de la lointaine Asie. Toutefois, il nous faut sans tarder nous mettre à l'heure des particularismes. Un «Pont de l'amitié» relie, certes, depuis peu Vientiane, capitale du Laos, à la Thaïlande, mais des différences évidentes, nous informe-t-on, séparent les deux pays voisins, à commencer par l'exploitation de leur potentiel touristique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155549883313.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Alors que la Thaïlande peut représenter, aux yeux de certains experts en tourisme, l'exemple même du tourisme à outrance qui vide un pays de son âme, le Laos est &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«un pays magique, une oasis de douceur et de simplicité, un havre de paix et d'harmonie entre la nature et les hommes»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. (Michel Loriot, PG de Transunivers)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Premiers contacts&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Jeudi 13 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Traversée du Mékong en pirogue, de Chiang Khong à Huay Xai. Le poste frontière côté laotien tient plutôt du réduit où des préposés aux visas s'acquittent fort consciencieusement de leur tâche avec les moyens du bord. Jouxtant le poste, un &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;duty free&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; vaut également son pesant de curiosité: n'y sont préposées à la vente, ô divine surprise! que des bouteilles de vin français. Au cas où vous auriez déjà la mal du pays, voici donc de quoi remonter allègrement la pente.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Notre pied-à-terre pour cette première journée en terre laotienne est une &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;guest house&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, formule d'accueil qui tend à se développer là-bas à la vitesse grand V. Les bungalows sont rustiques, mais le confort est suffisant, dans le ton de l'architecture locale utilisant presque exclusivement le bois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autre agréable découverte: la gastronomie. Si vous croyiez tout savoir sur l'art et la manière d'accommoder le riz, vous avez tout faux. Ce plat représente bien sûr l'essentiel du repas, avec la non moins incontournable soupe aux légumes. Mais il a là-bas une saveur inimitable et il est annonciateur d'une avalanche d'autres plats, à base de poulet, de poisson, de porc ou de canard, tous plus appétissants les uns que les autres.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200415554825981.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Huay Xai (rien de particulier à signaler pour cette ville) est le point de départ d'une excursion, à bord de taxis brousse, en direction de quelques villages isolés du Nord Laos, dont Ban Namchang, près de la rivière Nam Ngam, peuplé de Lantène, également dénommés Lao Huay.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155548112507.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Étrange et parfois désagréable sensation que de débarquer ainsi, même en groupe restreint, dans un village qui semble vivre au ralenti, où l'on ne rencontre que des femmes (les hommes sont aux champs, pour préparer les rizières avant l'arrivée de la première mousson) et une ribambelle de gamins en bas âge (les enfants plus âgés sont à l'école). Il est hors de question pour l'heure de tergiverser sur le pourquoi et le comment des effets pervers du tourisme. Toune, notre guide interprète, nous aide plus simplement à créer le contact, aussi élémentaire soit-il.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aucune trace de religion bouddhique à Ban Namchang. Les Lantène sont ici animistes. On comprendra donc que toute photographie prise sans leur consentement exprès est considérée, dans ce cas plus qu'ailleurs, comme un vol d'image, comme un viol de la personne.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d141020041346147972.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les Lantène vivent de la chasse et de la culture sur brûlis. Leurs habitations sont construites avec pour seuls matériaux le teck et surtout le bambou. Pas la moindre trace d'installation électrique. Un seul point d'eau courante pour tout le village. La vie semble réduite à l'essentiel. À nouveau, curieuse sensation d'être tout à coup immergé dans un univers où l'accessoire et a fortiori le superflu n'ont vraisemblablement même pas de noms.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;La "Mère des eaux"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Vendredi 14 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155920406228.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour atteindre Luang Prabang, véritable capitale culturelle et touristique du Laos, une seule voie s'impose: celle du Mékong, "Mère des eaux". Ce circuit inclut habituellement un détour par la forêt de l'Éléphant blanc, située grosso modo entre Huay Xai et Pakbeng, puis un arrêt aux grottes sacrées de Pak Ou, à une petite heure de bateau de Luang Prabang. Ce ne sera pas notre cas, pour des raisons de timing de notre "eductour". Nous n'emprunterons pas non plus l'habituel et confortable bateau de croisière, mais des &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;speed boats&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. Souvenir vraiment inoubliable que le trajet de 340 km à bord de ces embarcations très rapides pétaradant à qui mieux mieux et taquinant par moments les 80 km/h au milieu de rochers ou autres obstacles imperceptibles au néophyte, avec en prime quelques bonnes et longues averses de type mousson précoce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Par-delà ces détails anecdotiques, nous retiendrons l'importance vitale du Mékong pour le Laos, pays ne disposant d'aucun accès direct à la mer. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155348179514.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;À la fois frontière, source de revenus et voie de communication, le fleuve traverse le pays du nord au sud, sur une distance de 1 865 km. Il lui procure aussi, grâce aux barrages construits sur son cours, son électricité. Comment s'étonner dès lors qu'il soit l'objet, aujourd'hui encore, d'un culte approprié? Mieux vaut s'attirer les bonnes grâces de ce "Dragon imprévisible"!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Patrimoine mondial&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Samedi 15 et dimanche 16 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deux journées entières consacrées à Luang Prabang. Cette ville au charme inégalable mérite bien une halte prolongée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155737705698.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le bouddhisme y est omniprésent, diffusant tout alentour une atmosphère de paix intérieure. De nombreux temples s'offrent à la visite: le Vat Xieng Thong (fondé en 1560), le Vat Mai Suvanna-phuma-ham (riches ornementations des portes et des piliers), le Vat Visunalat (construit en 1513), etc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155736286681.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tous ces noms se confondent rapidement dans une inévitable confusion toponymique et, malgré son évidente et foisonnante richesse de motifs et de couleurs, l'architecture de ces prestigieux édifices apparaît comme répétitive au non-initié. Néanmoins, pourquoi ne pas se laisser tout simplement imprégner, sans trop chercher à comprendre pourquoi, par la mémoire des lieux et la prédominance de l'esprit dont ils sont témoins? La fréquente présence de bonzes, drapés dans leur tunique jaune-orange, favorise d'ailleurs cette attitude de recueillement spontané, ne serait-ce que par respect de ces personnes qui se soumettent, pour une durée plus ou moins longue, à une réelle ascèse de vie et s'en vont quêter, tôt le matin, leur ration quotidienne de riz.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Outre ses édifices religieux, Luang Prabang est également célèbre pour ses maisons de style colonial. Après avoir identifié quelque 680 structures historiques dans la ville, l'Unesco a inscrit celle-ci, en décembre 1995, sur la liste du Patrimoine mondial. Encore à l'écart du monde moderne, l'ancienne capitale du Laos vit à son rythme, laissant le temps au temps. Elle se parcourt à pied, à vélo ou en "taxi" (sorte de tricycle ouvert à tous les vents et généreusement décoré). &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200415555040315.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La garantie d'une aide financière internationale lui permettra de sauvegarder et entretenir son patrimoine bâti, à condition évidemment que les ingénieux concepteurs et aménageurs n'empiètent pas sur cette richesse culturelle avec un apport d'hôtels au confort amélioré, certes, mais au style tristement banalisé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; «Luang Prabang, écrivait Marthe Bassene en 1909, sera-t-elle, dans ce siècle des sciences exactes, des profits rapides et du triomphe de l'argent, le refuge des derniers rêveurs, des derniers amoureux et des derniers troubadours?»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On peut en effet espérer, aujourd'hui plus que jamais, que notre étrange planète nous réserve malgré tout des lieux magiques où il fait encore bon rêver.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004134614352551.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Avant de quitter, à regret, Luang Prabang, il faut consacrer une bonne heure au musée du Palais royal, puis garder un peu de souffle pour gravir le mont Phu Si, expédition recommandée aux amateurs de photos au moment du coucher de soleil... bien que les photographes expérimentés préfèrent plutôt une lumière plus rasante au bord du Mékong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Lundi 17 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On reprend la route en direction du sud en empruntant la RN 13 pour atteindre en fin de journée l'hôtel de charme Nam Song, à Vang Vieng. Les derniers kilomètres du trajet sont parcourus non plus en car, mais en pirogue. Deux heures durant, la descente de la rivière Nam Song offre une succession de points de vue sans cesse changeants, jouant sur les contrastes entre les scintillements de l'eau et les tons noirâtres des roches karstiques qui surplombent la rivière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;La religion de l'Éveil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mardi 18 et mercedi 19 mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1410200414041011229.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Vientiane, la "ville du santal", est la dernière étape du périple. Elle offre l'occasion d'approfondir une première approche du bouddhisme, de ses traditions et des différents styles architecturaux qu'il a inspirés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Voici Van Sisaket aux 2 000 bouddhas exposés dans les niches des murs du cloître. Voici encore l'ancien temple royal Haw Pha Kaev, bâti pour abriter le célèbre bouddha d'émeraude que les Siamois volèrent en 1779 pour le transférer au Vat Phra Kaev de Bangkok. Voici enfin le grand reliquaire sacré (stupa) Phat That Luang, monument national symbolisant à la fois le bouddhisme et la souveraineté lao.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bien que n'étant plus religion d'État depuis 1975 (prise du pouvoir par le Pathet Lao),le bouddhisme imprègne la vie quotidienne de la grande majorité des Laotiens. Introduit au Laos au VIe siècle, il a connu son apogée aux XIIIe et XIVe siècles à Luang Prabang, sous le règne de Fa Ngum, et s'est répandu progressivement dans le pays grâce à des colonies établies tout au long du Mékong.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004155921931266.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le bouddhisme pratiqué au Laos est le Hinayâna ou Theravâda («Petit Véhicule», «Opinion des Anciens»), expression la plus proche du bouddhisme originel selon lequel tout homme, sans l'aide d'un maître, peut atteindre le nirvana (rupture de la chaîne de l'existence et de la succession des renaissances) par ses propres moyens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Siddhârtha Gautama, le fondateur du bouddhisme, a vécu au Népal au VIe siècle avant notre ère. Portant à sa naissance les 32 signes de la perfection (roue de la vie sous la plante des pieds, cercle de duvet très doux sur le front, renflement au sommet du crâne, etc.), il fut appelé «Bouddha» après être parvenu à l' «illumination» ou «éveil».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Six mots maximum... plus un&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004160100353346.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;S'il fallait, en six mots maximum, résumer nos impressions et sensations au terme de ce trop bref périple, quels seraient-ils? L'entreprise est bien entendu périlleuse, voire trompeuse, car purement subjective. Notre réponse est donc à prendre comme telle:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;bouddhisme&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (comme philosophie de la vie quotidienne);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 2.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;douceur&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (de vivre... en dépit des énormes problèmes de développement économique que connaît le pays);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 3.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;splendeur &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(des paysages, en régions montagneuses comme sur les rives du Mékong);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 4.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Mékong&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (artère vitale du pays);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 5.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;éléphants &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(le Laos est le pays du «million d'éléphants»... En réalité, ce chiffre est actuellement réduit à 400 ou 500 unités domestiques, aucun recensement des éléphants sauvages n'ayant été effectué);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 6.&lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;bambou&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (pas spécifique au Laos, bien sûr, mais son utilisation est si variée et techniquement parfaite qu'elle traduit un réel savoir-faire du pays).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; S'il fallait maintenant condenser en un seul mot ces mêmes sensations, quel serait-il? Celui que nous retiendrions volontiers est &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«sourire»&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;. La Corée n'est-elle pas le «pays du matin calme»? Et le Japon le «pays du soleil levant»? Et la Chine le «pays du Milieu»? Que Franz Lehar et ses héritiers ne nous en veuillent pas, mais pourquoi le Laos ne serait-il pas le «pays du sourire», tant cette expression est là-bas spontanée, naturelle, communicative et un brin désarmante?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004134612353270.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-3413984941085478641?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/3413984941085478641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=3413984941085478641&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3413984941085478641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3413984941085478641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/laos-le-sourire-en-plus.html' title='Laos : le sourire en plus'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-722302525641309297</id><published>2007-12-22T23:28:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:03:10.196-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Islande'/><title type='text'>Islande : sur les pas des Vikings</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Trait d'union géographique et géologique entre l'Europe et le continent américain, cette île de formation récente – seulement 20 millions d'années au compteur – provoque des sensations que l'on ne connaît nulle part ailleurs.&lt;br /&gt;Balade au pays des glaciers, des volcans, des geysers et de l'eau chaude à volonté.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1810200422233733855.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Snaefellsjökull: un volcan à l'extrême pointe de la côte ouest de l'Islande. C'est de là qu'en 1864, Jules Verne fit partir son &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Voyage au centre de la Terre&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, précédant d'une petite longueur le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Pêcheur d'Islande &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;de Julien Viaud, alias Pierre Loti lorsqu'il délaissait ses galons d'officier de marine pour la plume.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; À l'écart des grandes effusions ou des chamailleries d'une certaine Europe, la "Terre de Glace" fait un peu bande à part. À peine débarqué à l'aéroport international de Keflavik, on ne met pas de temps à se sentir réellement "ailleurs". Déjà, le Lagon Bleu et ses eaux sulfureuses à 40°, tout juste sorties des entrailles de la terre par le sas d'une usine géothermique, vous mettent dans le bain.&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d18102004225008957352.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ensuite, sur la route qui conduit au premier hôtel, le spectacle de vastes étendues de pierres de lave recouvertes de lichens intrigue quelque peu. On cherche des rapprochements avec des terres plus connues: l'Irlande, l'Écosse, la Norvège peut-être... Mais il faut se rendre à l'évidence: on vient de pénétrer dans un univers à part, insolite, n'acceptant aucune comparaison avec tel ou tel autre pays plus familier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1209200417173861712.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Voici un pays où le soleil peut se lever à 3 h comme à 11h15 pour se coucher à presque minuit ou 15h45.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un pays où il n'y a pas d'arbres, ou si peu. Si vous êtes perdu dans la forêt, dit-on là-bas, il vous suffit de vous mettre debout pour retrouver votre chemin! Un pays où la route nationale 1 permet de faire le tour de l'île, mais où l'on cherche en vain une quelconque nationale 2.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un pays où les pipelines transportent de l'eau chaude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un pays qui n'a pas d'armée, mais seulement 200 garde-côtes, la fonction militaire étant suppléée par la présence, depuis 1941, de 5 000 soldats américains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un pays qui n'a ni serpents, ni chiens (même tenus en laisse) en ville, ni chemins de fer, ni prisons pour femmes (mais une seulement une prison pour hommes de 120 places).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un pays où l'on ne connaît pas le nombre exact de la population. Le recensement officiel de 1999 fait état de 272 500 habitants, dont un peu plus de la moitié vivent à Reykjavik et environs. Il faut toutefois y ajouter les Elfes, descendants cachés d'Adam et Ève, ainsi que les horribles Trolls qui peuplent la montagne et tous autres démons ou monstres mythiques. Mais combien sont-ils exactement?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Il n'y a rien à voir. Le spectacle est partout.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d18102004231059202597.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Benjamine de notre planète, ayant émergé des profondeurs de l'océan il y a seulement 20 millions d'années (c'était hier pour les géologues!), l'Islande s'est dotée d'un environnement austère, donnant encore aujourd'hui l'impression d'un premier matin du monde. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Dès que je reviens au pays&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, confie Sarah, de la compagnie Icelandair, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;je vois le ciel partout, immense, imposant.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Dès que l'on sort en effet de Reykjavik, qui ignore pourtant les méfaits d'une architecture champignonnesque, on est au contact direct d'une nature très peu aménagée, le plus souvent restée vierge, telle que la découvrirent sans doute les audacieux Vikings au IXe siècle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Cette nature n'en est pas moins généreuse et fière. Elle répond à la soif de liberté qui, là-bas, peut guider vos pas. Regardez autour de vous: aucun monument particulier n'attirera sans doute votre regard. Mais le spectacle est partout, éveillant cette sensation déroutante que le temps s'est arrêté. Ou bien qu'il n'a pas encore commencé.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d18102004214116773690.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On se retrouve plongé dans un univers où l'énergie est première, omniprésente. C'est cette force cachée qui a donné forme aux montagnes et aux fjords, qui somnole dans la masse des glaciers et explose régulièrement dans le feu des volcans, qui se libère joyeusement dans le fracas des cascades ou le jaillissement des geysers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les Islandais sont passés maîtres dans le high-tech. Leurs ancêtres ont découvert le continent américain, curieusement dénommé «Pays du vin», cinq cents ans avant Christophe Colomb. Ils appartiennent à un peuple qui, dès 930, avait élaboré l'expression parlementaire (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Althing&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;) de la démocratie. Ils ont inventé une société égalitaire, basée sur la simplicité des rapports humains et une espérance de vie plus élevée qu'ailleurs (75 ans pour les hommes; 80 ans pour les femmes). Ils ont été les premiers, dans un état démocratique, à confier la responsabilité présidentielle à une femme, Vigdis Finnbogadóttir. Ils ont su rendre leur pays accueillant, à tel point que le nombre total annuel des touristes peut dépasser le nombre d'habitants. Ils ont surtout, au moins jusqu'à présent, respecté l'identité de leur île et cette beauté sauvage que l'on se plaît à découvrir quand on réussit à s'extraire de sa banlieue bétonnée et polluée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Géographiquement, l'Islande ne dépend [...) ni de l'Europe, ni de l'Amérique. Elle ne dépend pas. Comme notre planète dans le grand vide de l'espace, l'Islande est, au milieu du grand vide de l'océan, un monde à part surgi des profondeurs. Un monde dans le monde.»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (Torfi H. Tulinius, dans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;L'Islande, le pays chaleureux du Nord&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;La terre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171747329271.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Accrochée, tel un pendentif, au Cercle polaire arctique, l'Islande est peu gourmande en superficie. Elle se contente d'approximativement 103 000 km², soit le 1/5e de la France. Ce qui ne l'empêche pas d'être la deuxième plus grande île de l'Europe, après la Grande-Bretagne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Son jeune âge ne lui a pas permis de connaître l'ère des dinosaures. Formée à coups d'éruptions volcaniques, elle est à cheval sur deux mondes: d'un côté, la plaque continentale américaine; de l'autre, la plaque européenne. Sous l'effet de la dérive des continents, elle est née de l'éloignement des deux plaques. La nature ayant, comme chacun sait, horreur du vide, la croûte terrestre s'est reformée à partir du magma issu des profondeurs du globe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; L'essentiel du territoire est inculte, occupé qu'il est par les glaciers (12 %), les champs de lave (25 %), les sables (39 %) et les lacs (3 %). 20 % de pâturages permettent néanmoins l'élevage de moutons, bovins et chevaux. Quant au 1 % de terres cultivées, il ne suffit évidemment pas aux besoins alimentaires du pays, malgré les compléments assurés grâce aux serres chauffées par vapeur d'eau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On comprend dès lors que l'économie du pays repose sur d'autres secteurs: la pêche qui représente 20 % du PIB, 10 % des emplois et 80 % des revenus à l'exportation; l'industrie (aluminium, ciment, ferro-silicium, diatomite); l'énergie hydroélectrique; le tourisme...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Heureux pays qui s'est donné les moyens de son existence, en comptant sur les potentialités et les limites de la nature de son sol. L'Islande connaît un très faible taux de chômage (0,5 à 1 %) et un niveau de vie parmi les plus élevés au monde. Les Islandais n'ont ni pétrole, ni richesses agricoles, ni ressources minières, mais ils ont assurément beaucoup d'idées!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171739921744.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Le feu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Les Islandais n'aiment pas leur terre,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; écrit Philippe Patay, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;ils s'en méfient.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quelle que soit la pertinence de ce bilan, il est en effet exact que l'histoire de l'Islande est liée à celle de ses volcans. On en dénombre environ 200 et une éruption se produit en moyenne une fois tous les cinq ans. Certaines, par leur ampleur et leurs conséquences, ont d'ailleurs fait date dans cette île à géométrie variable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; En 1783, le Laki s'est ainsi manifesté durant sept longs mois, déversant la bagatelle de 12 km³ de lave et des millions de tonnes de gaz. 10 500 victimes sur les 49 000 habitants d'alors, deux tiers du bétail décimés, famine: la colère de la Terre fut terrible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171741708445.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Du 14 novembre 1963 au 20 août 1966, à la suite d'une éruption sous-marine dans le périmètre des îles Vestmann (sud de l'Islande), une nouvelle île est apparue. Elle fut dénommée Surtsey, du nom du géant Surt qui répand le feu sur le monde. Son accès est aujourd'hui réservé aux chercheurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Autre éruption à avoir marqué l'histoire du pays: celle de l'Hekla, le 26 février 2000. Ce volcan est célèbre dans la tradition catholique du Moyen Âge pour être la demeure des damnés. Pour ne rien arranger, certains volcans sont recouverts d'un glacier. C'est le cas du Katla, coiffé par le Myrdalsjökull dont les glaces ont une épaisseur variant entre 200 et 750 mètres. Au IXe siècle s'est produite une éruption dont la puissance est aujourd'hui comparée à celle de 10 000 bombes atomiques, éjectant dans la nature 10 km³ de téphras.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1810200423003635592.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le glacier Vatnajökull, avec ses 8 400 km² d'emprise, égale à lui seul la superficie de l'ensemble des glaciers d'Europe. Il maintient au chaud trois volcans sous ses centaines de mètres de glace, dont le Grimsvötn qui s'est réveillé en 1996 de sa torpeur trompeuse. Résultat de ce chaud et froid gigantesque: la formation d'un immense lac sous-glaciaire de 3 milliards de m³ d'eau qui se sont déversés en plus des 500 millions de m³ de lave.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Comment qualifier, sinon d'apocalyptiques, les impressionnantes coulées de boue qui ont alors dévasté la région? Et pourtant, les Islandais vivent avec leurs volcans, attentifs mais pas traumatisés, prudents mais pas recroquevillés sur la peur. Les techniques modernes de détection de l'activité volcanique permettent en effet de procéder en temps et en heure aux évacuations de population qu'imposent les plus élémentaires règles de sécurité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Rien n'est stable dans ce pays qui n'en finit pas de naître, sans cesse bouleversé par les intempéries, secoué par les séismes, remodelé par le feu, broyé par les glaciers, dénaturé par les solfatares. Changeant et mobile, toujours neuf, il reste pourtant le même et il en sera toujours ainsi. L'Islande sera, de par son climat, sa situation, sa nature, constamment et de tous temps en voie de formation, de transformation, les parties anciennes emportées par le vent, la mer, la pluie, la glace, et remplacées par les terres nouvelles créées par les volcans.» &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(Torfi H. Tulinius, ouvrage cité, p. 10) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;L'eau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171745978750.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L'Islande est le pays par excellence de la géothermie. Trois cents sites exploitent cette technique sur des zones soit à basse température (l'eau ne dépasse pas 150°C à 1 000 mètres de profondeur et elle n'atteint plus que 50 à 80°C lorsqu'elle monte à la surface), soit à haute température (l'eau est à 180°C à 1 000 mètres de profondeur et elle monte sous forme de vapeur, avec adjonction de gaz carbonique et d'hydrogène sulfuré). L'énergie consommée dans le pays est à 40 % d'origine géothermique et 85 % des foyers s'en servent pour chauffer leur habitat. Cette même source de chaleur est même utilisée par endroits, dans la capitale islandaise, pour empêcher la formation de verglas sur les trottoirs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Entre Reykjavik et l'aéroport de Keflavik, au pied d'une centrale géothermique construite au milieu d'un désert de roches volcaniques, une étrange piscine est souvent la première halte des touristes. Elle est alimentée par l'eau qui a transité par la centrale et en ressort à une température de 35 à 40°C.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d18102004225010340163.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Outre les plaisirs d'un bain pour le moins insolite, accompagné d'un cocktail aux couleurs locales, de nombreuses vertus sont reconnues à ce Blue Lagoon, notamment pour ceux qui souffrent de psoriasis. Le mélange d'eau chaude, de boue, d'algues et de sels minéraux a pour effet d'augmenter la souplesse de la peau, de restructurer les tissus cutanés, de contribuer à la synthèse de l'élastine et du collagène, de préserver l'intégrité des membranes cellulaires, d'équilibrer les peaux grasses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On ne pouvait en tout cas imaginer meilleure mise dans le bain pour un premier contact avec l'Islande. Réalisez que l'eau qui vous porte provient des entrailles de la terre. Votre imagination fera la reste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Björk... et les autres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171748571992.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Björk est connue pour son talent de chanteuse. Elle a aussi occupé le devant de la scène lors du festival de Cannes en 2000, avec le film &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Dancer in the dark&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; de Lars Von Trier. Mais elle ne représente pas à elle seule tout le gotha islandais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Certes, l'Islande n'est pas à notre porte. Mais que cela ne nous empêche pas de savoir que ce petit pays de quelque 272 000 habitants a compté dans ses rangs, en 1955, un Prix Nobel de littérature en la personne de Haldor Kiljan Laxness (1902-1998). Qu'il est porteur également d'une fabuleuse littérature dont les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;eddas&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, la poésie scaldique et les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;sagas&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ont traversé les siècles, rappelant les hauts faits des ancêtres ou les mythologies et croyances dont se nourrissaient les Vikings.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Aujourd'hui encore, la littérature est en Islande un atout culturel majeur, au point qu'on a affirmé – est-ce vraiment une boutade? - qu' &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«une moitié des Islandais lit les livres que l'autre moitié écrit»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; On nous rappelle là-bas, à ce propos, que la langue islandaise n'a pratiquement pas évolué depuis l'époque des sagas et eddas du Moyen Âge. Les textes écrits il y a 750 ans de cela sont directement compréhensibles, ou peu s'en faut, par les Islandais contemporains. Leur pays préserve son histoire plus dans sa tradition orale que dans la conservation de vieux monuments.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Dans la foulée, la langue islandaise d'aujourd'hui ne se laisse pas impressionner par l'invasion de la terminologie fabriquée Outre-Atlantique. Elle ignore «Internet» pour lui préférer «le filet qui couvre le monde», ou «ordinateur» pour &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;tölva&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (combinaison de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;tala&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; – nombre – et &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;völva &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;– prophète). «Téléphoner» signifie bien «s'adresser à quelqu'un grâce à un fil», et «télévision», «voir une lumière qui se projette».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d19102004091442396219.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Bien qu'ayant contribué, tiennent à rappeler les historiens, à façonner l'Occident moderne, les Vikings étaient tout sauf de saintes nitouches. Leurs intentions étaient claires: faire du trafic, y compris d'esclaves, s'enrichir par tous les moyens possibles, en ayant recours au pillage et en semant la terreur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Si aujourd'hui nous leur emboîtons le pas, c'est évidemment avec de plus nobles desseins. Pour accumuler d'autres richesses: celles que nous apporteront les émotions et les sensations d'une inoubliable balade islandaise.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1810200423242444243.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (1-4 décembre 2000)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d12092004171742329759.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos : &lt;a href="http://membres.lycos.fr/mhlchartier/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-722302525641309297?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/722302525641309297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=722302525641309297&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/722302525641309297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/722302525641309297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/islande-sur-les-pas-des-vikings.html' title='Islande : sur les pas des Vikings'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-8316529418628371117</id><published>2007-12-22T23:26:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:27:57.719-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irlande'/><title type='text'>Irlande : si proche, si différente</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;De l'Irlande (du Sud), on a tout dit, tout écrit. La simple évocation de ce mot suscite mille et une images et autant de sensations. Rien ne vaut toutefois une escapade en liberté dans ce vrai pays du fair-play, là où, de surcroît, l'art de vivre a la bonne idée de chasser les nuages de la morosité.&lt;br /&gt;Sous forme de check-list, voici quelques suggestions pour partir à la découverte de l'Irish way of life.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0008.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Accueil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;em style="font-family: arial;"&gt;Céad Míle Fáilte&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;! (Mille fois bienvenue!):&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0094.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; l'hospitalité irlandaise n'est pas un mythe. Le bonjour (l'index levé quand on est en voiture) et même le sourire sont fréquents. Par contre, on ne se serre pas la main, sauf pour une première rencontre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À la question «Comment allez-vous?», on répond très couramment: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«It could be worse!»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;  (Ça pourrait être pire!), ou bien &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Not so bad, not so bad!»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Pas trop mal!)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Bed and breakfast&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est le duo gagnant de l'hospitalité irlandaise, la meilleure manière de sentir et apprécier l'Eire du temps présent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_homme_tanquille.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Cinéma&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'Irlande et ses paysages ont inspiré le septième art. À voir ou revoir: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;L'Homme d'Aran&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de Robert J. Flaherty (1934), &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;L'Homme tranquille &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;de John Ford (1952), &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Un Taxi mauve&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; d'Yves Boisset (1977) d'après le roman de Michel Déon, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;La Fille de Ryan&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de David Lean (1970)...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0093.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Citations&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - «Travail? Il faut bien aborder ce mot délicat et avouer que l'Irlandais n'est pas fou de travail. La compétition, l'escalade de l'expansion ne le tentent guère. Il demande son pain, sa bière, un toit, la liberté de jouir des siens et d'aimer son Dieu. [...] Cette philosophie de la vie est le grand charme de l'existence en Irlande et l'occasion d'un bavardage infini.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Michel Déon, dans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;L'Irlande ou les musiques de l'âme&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, ouvrage collectif, Arts, 1989)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - «Qu'il est bon d'être loin du soleil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; de retour dans le nord&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; aux obscurs gisements de mes îles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; où l'hiver est si long&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; que bien peu de lumière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; nous parvient mais parfaite.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Derek Mahon, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Poésies d'Irlande&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, éditions du Sud, 1987)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - «Erin, Erin, la terre sacrée des géants et des saints. Erin, île à la harpe d'or, aux rochers gris sur le sable pâle, au ciel bleu velouté, aux prairies vertes, aux torrents bruns, aux marais noirs. Ah! de tes côtes, Erin, Irlande bien-aimée, sont partis les grands imrams aventureux, en quête de terres nouvelles. Vers elles sont venus les moines dans leurs auges de pierres... Patrick et Colomban t'ont imprimé le sceau catholique. Tu lui es restée fidèle, Erin, qui pourra jamais dire au prix de quel sang versé! Et pourtant jamais, terre glorieuse, tu n'as cessé d'unir aux splendeurs strictes des hymnes latins la sombre beauté des mythes du Nord.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Pierre Benoît, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;La Chaussée des géants&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, 1922)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - «Si tu lances une pierre dans un pub, tu peux être sûr qu'elle touchera au moins trois poètes.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (proverbe irlandais)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; - «Les Irlandais sont un peuple juste: ils ne disent jamais du bien les uns des autres.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (Samuel Johnson, essayiste du XVIIIe siècle)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Climat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'éternelle question!&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0005.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le climat irlandais est océanique, donc généralement tempéré. Les vents d'ouest et le Gulf Stream amènent bien sûr des précipitations assez (très?) fréquentes. Ce n'est pas pour rien que le vert est la couleur officielle de l'Irlande! Le temps peut toutefois changer très rapidement, trois ou quatre fois dans la journée. D'où le proverbe: «Si vous n'aimez pas le temps irlandais, patientez cinq minutes, ça va passer!» On peut avoir droit aux quatre saisons au cours d'une même journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«Craic»  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce mot signifie que l'on a et que l'on prend du bon temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est une atmosphère qui «contient au moins un des éléments suivants: de la musique, une discussion animée, une pincée de fougue, un soupçon d'humour absurde, une goutte d'alcool fort ou une bonne tasse de thé, deux ou trois choses à manger ou des éclats de rire.» (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Irlande&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, Gallimard, collection Spiral, 2001)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Économie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0097.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Prédominance de l'agriculture: élevage, orge, betteraves sucrières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Manque de ressources naturelles et énergétiques. Le pouvoir calorifique de la tourbe, toujours très exploitée, n'est que le sixième de celui du charbon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les industries alimentaires emploient le cinquième de la main-d'oeuvre locale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autres industries: cuir, chaussures, textiles, papier, composants et sous-ensembles micro-électroniques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Implantation de nombreuses sociétés étrangères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Famine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'Irlande a connu, dans la première moitié du XIXe siècle, une effroyable famine due à une récolte de pommes de terre anéantie. Des épidémies de typhus, scorbut et dysenterie décimèrent la population. Une émigration massive vers les États-Unis et l'Angleterre favorisa la prise des terres par les Anglais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Français (année des)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'armada française, commandée par le général Hoche, est intervenue en Irlande au cours de l'hiver 1796, à la demande du nationaliste Wolfe Tone, dans le but de chasser les Anglais. Mais ce fut rapidement la déroute pour cause de brouillard, puis de tempête.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0098.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deuxième intervention en août 1798: 1067 révolutionnaires, sous les ordres du général Humbert, débarquèrent dans la baie de Killala. Au fur et à mesure qu'ils pénètrent à l'intérieur du pays, ils sont rejoints par de très nombreux paysans qui n'ont souvent comme arme que leur enthousiasme. Humbert et sa troupe remportent une première victoire significative sur le général anglais Lake.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après une seconde, puis une troisième victoire à Carrignagat (au sud de Sligo), ils sont défaits à Ballinamuck, près de Longford. Les Français sont faits prisonniers, alors que les Irlandais sont pendus pour cause de trahison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ces événements de la Rébellion de 1798 («Année des Français») ont fait l'objet d'un film tourné à Killala en 1981, d'après le roman de Thomas Flanagan. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Gaeltacht&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est le nom donné aux régions d'Irlande où la langue irlandaise et la culture celte sont sauvegardées. Ces régions sont situées surtout sur la côte ouest de l'île, notamment dans le Connemara.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Guinness&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0095.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;C'est, bien entendu, la reine des pubs irlandais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En 1759, Arthur Guinness, âgé de 34 ans, reprend une petite brasserie désaffectée à Dublin (St-James'Gate). Il la loue en prenant un bail de 9 000 années, avec un loyer annuel de £45. Il semblerait que ce soit en faisant griller de l'orge par mégarde qu'il a donné à sa bière sa couleur et sa saveur si particulières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En 1821, la société développe la première «Extra Superior Porter» qui demande un brassage plus fort, avec une quantité de houblon plus élevée. En 1840, cette bière (maintenant connue comme la pinte normale de Guinness) représente 82 % de la production de la brasserie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 196: lancement de la «Guinness Draught» à la pression.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La Guinness est fabriquée à base d'orge, de houblon, d'eau et de levure. Son étiquette porte une harpe qui est, avec le trèfle, le symbole de l'Irlande. Lorsqu'on la déguste, la bière laisse sur le verre un anneau de mousse, témoin de la dernière lampée. Tout consommateur qui se respecte doit ainsi laisser neuf cercles sur le verre, pas un de plus, pas un de moins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Hurling&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_images.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Sans doute le sport le plus typique en Irlande. Il se joue avec une crosse (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;hurl&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;) en bois de frêne, incurvée à son extrémité, et avec une balle en cuir bourrée de crin. La crosse est utilisée soit pour envoyer la balle en l'air ou au ras du sol, soit pour jongler avec elle et la transporter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deux équipes de quinze joueurs s'affrontent durant deux mi-temps d'une demi-heure, sur un terrain mesurant 137 m x 82 m.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le jeu consiste à envoyer la balle dans le but adverse qui ressemble grosso modo aux poteaux de rugby. Si la balle passe au-dessus de la barre transversale, le but vaut un point. Si elle passe en dessous, elle rapporte trois points. Les arrêts peuvent être effectués au pied ou à la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Irish coffee&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_main_image.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Ingrédients pour un verre: 125 ml de café fort, 70 ml de crème fraîche liquide assez épaisse ou crème fleurette fouettée, 35 ml de whiskey (whisky irlandais of course!), 2 cuillerées à café de sucre roux, de la cannelle moulue, de la muscade râpée ou de la poudre de cacao amer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Recette: prendre un verre résistant à la chaleur et d'une contenance d'environ 230 ml. Le réchauffer en y versant de l'eau frémissante. Attendre que le verre soit bien chaud et le vider (ce qui ne signifie pas pour l'instant boire son contenu!). Verser le sucre, puis le café chaud. Bien remuer. Verser ensuite le whiskey et la crème en la faisant glisser sur le dos d'une cuillère pour qu'elle ne se mélange pas au café. Saupoudrer de l'une des épices au choix et... déguster!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (recette extraite de &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: arial;" href="http://www.ouestirlande.com/Irlande/cuisine.htm" target="_blank"&gt;www.ouestirlande.com/Irlande/cuisine.htm&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Littérature&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_voyages_gulliver.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;L'Irlande peut s'honorer de posséder, dans son patrimoine littéraire en langue anglaise, trois Prix Nobel de littérature: William Butler Yeats (1865-1939), George Bernard Shaw (1856-1950) et Samuel Beckett (1906-1989). Sans avoir eu droit aux mêmes honneurs, James Joyce (1882-1941) reste l'un des meilleurs interprètes de l'âme irlandaise. Son roman &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Ulysse&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, publié en 1922, met en scène Leopold Bloom qui, en un seul jour, parcourt le vaste univers de Dublin avec sa mer, ses plages, ses écoles, ses maisons, ses pubs, ses églises, ses bordels, ses cimetières, ses bibliothèques, ses journaux, ses hôpitaux et tous ses habitants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mentionnons également Jonathan Swift (1667-1745), auteur des &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Voyages de Lemuel Gulliver&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, Thomas Moore (1779-1852) et ses &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Mélodies irlandaises&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ainsi que John Millington Synge (1871-1909) dont &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Le Baladin du monde occidental &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;exprime avec liberté et naturel la vision qu'a l'auteur de la vie irlandaise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Musique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0096.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La musique irlandaise est l'une des plus riches d'Europe. Transmise exclusivement de manière orale pendant des siècles, elle se présente sous deux registres: un art vocal monodique, en langue gaélique, aujourd'hui en voie de disparition, et un abondant répertoire de danses et de chansons traditionnelles, enrichi de fréquents apports extérieurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le plus souvent sous forme d'un dialogue entre l'interprète et son public, cette musique traditionnelle peut être entendue partout (dans les pubs notamment) et en toute circonstance. Prenant le contre-pied de la culture anglaise imposée depuis le VIIe siècle, elle symbolise l'identité irlandaise. «Musique de danse et de joie», elle a eu aussi autrefois pour fonction de distraire la population déchirée par les vagues d'émigration et la cruelle pauvreté du pays.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_harpe.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les instruments traditionnels sont la cornemuse (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;uillean pipe&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;), le petit violon (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;fiddle&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;), la flûte à bec en métal (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;tin whistle&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;), la harpe, le tambourin en peau de chèvre frappé avec un morceau de bois (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;bohhran&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;). Sont venus s'y ajouter des instruments "étrangers": la guitare, l'accordéon et le bouzouki.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les années 1960-1970 ont consacré les groupes néo-traditionnels comme les Dubliners, les Chieftains, De Dannan, The Bothy Band, Planxty et le chanteur-compositeur Van Morrison du mouvement Celtic Soul.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0100.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Patrick (saint)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Né en Grande-Bretagne v. 389. Capturé par des pirates, il passe six années d'esclavage en Irlande. Il s'en échappe pour gagner la Gaule où il achève sa formation (monastères de Lérins, Tours et Auxerre). Il repart en 432 en Irlande pour évangéliser ce pays. Patron de l'Irlande, il est fêté le dernier dimanche de juillet (dimanche des Couronnes) par un pèlerinage à la montagne sainte du Croagh Patrick (765 m), dans le Connemara. La légende veut que le saint y soit resté quarante jours en prière pour que l'Irlande n'abjure jamais sa foi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pub&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est un lieu incontournable, un peu comme une seconde famille. Il est le sanctuaire de l'âme irlandaise, un «lieu de culte patenté» selon l'expression de l'écrivain Flann O'Brien. On y boit (ah! la Guinness!), on y mange parfois, on y écoute de la musique. On peut s'y rendre seul ou à plusieurs. Une fois à l'intérieur, on est immanquablement pris par l'atmosphère détendue qui favorise les rencontres et les échanges. Boire, en Irlande, c'est d'abord "communiquer".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La fermeture officielle est à minuit et l'on ne vous sert plus (théoriquement) peu avant les douze coups (d'horloge!) fatidiques. Sachez toutefois qu'on vous laissera terminer en paix votre dernière (?) pinte et que personne n'aura l'outrecuidance de vous mettre dehors. De toute façon, il serait bien étonnant que vous soyez le dernier client accoudé au comptoir!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_07_1_b.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Questions-réponses&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 1.Q: Est-il vrai que les Irlandais répondent toujours à une question par une autre question? R: Qui vous a dit ça?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 2.Q: Pourquoi autant d'Irlandais vivent-ils dans des maisons? R: Le climat ne permet pas de faire du camping en permanence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 3.Q: Quel est le meilleur whiskey irlandais? R: Selon les connaisseurs, celui que l'on vous offre gratuitement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 4.Q: Quelle est la différence entre le whisky écossais et le whiskey irlandais? R: L'orthographe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 5.Q: Combien y a-t-il de moutons en Irlande? R: À ce jour, aucun guide n'a réussi à apporter une réponse précise: il est généralement interrompu pendant qu'il compte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 6.Q: Quel est le salaire moyen d'un Irlandais moyen? R: Il n'y a pas d'Irlandais moyen!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (extrait de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Rencontre irlandaise, par les Irlandais, pour les francophones&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, 1991)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Tourbe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce combustible bon marché et d'extraction facile provient de la décomposition des végétaux accumulés dans les lacs et les marais millénaires. En certains endroits, il peut atteindre plus de 25 m d'épaisseur, alors qu'il s'élabore à raison de 5 cm par siècle. Traditionnellement, la tourbe est extraite à la bêche sous forme de briquettes, mais on a maintenant de plus en plus recours à des machines du genre scraper, au rendement évidemment beaucoup plus élevé.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0096.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les tourbières couvrent 17,2 % de la surface de l'Irlande. Âgées parfois de 8 000 ans, elles gardent les traces (pollens, bois...) de toute l'histoire d'une région et intéressent à ce titre de nombreux chercheurs. On estime à 300 millions de tonnes les réserves des tourbières en Irlande.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cinq centrales thermiques sont alimentées par la tourbe; elles fournissent 14 % de l'électricité consommée par le pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Facilement reconnaissable à son odeur âcre qui embaume la campagne et les villages irlandais, la tourbe peut également être utilisée comme engrais ou comme litière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Trèfle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'un des symboles de l'Irlande.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_trefle.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Selon la légende, il aurait servi à saint Patrick pour expliquer le mystère de la sainte Trinité à un roi païen et ainsi le convertir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il est bien sûr question ici de la feuille trilobée. Trèfle à quatre feuilles, s'abstenir!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Vivre (à l'irlandaise)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0099.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;«Saurai-je vivre à l'irlandaise? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ça vous semblera bizarre au début, mais vous vous y ferez.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il faudra prendre au sérieux ce qui ne sert à rien, sauf à être heureux, à oublier, à vivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il faudra remettre au lendemain, à plus tard, aux calendes (grecques), envoyer paître la presse et l'agitation, ne plus vous soucier du cours du CAC 40 et autres fariboles. Il faudra marcher lentement, boire lentement pour faire durer les histoires, dormir lentement...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et sans savoir pourquoi, au bout de quelques jours, vous vous mettrez à rire.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (extrait d'une plaquette de l'Irish Tourist Board)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Whiskey&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;uisce beatha&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (prononcer: ishka baha), eau-de-vie en gaélique, aurait été inventé vers l'an 600 par des moines irlandais de retour de Terre sainte. Le mot, anglicisé, est devenu whiskey, avec le "e" pour le distinguer du whisky écossais ou américain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cet alcool est fabriqué avec un mélange d'orge maltée et non maltée séchée dans des fours fermés pour en préserver le goût. Il fait l'objet de trois distillations et d'un vieillissement prolongé en fûts de chêne.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-8316529418628371117?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/8316529418628371117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=8316529418628371117&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8316529418628371117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/8316529418628371117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/irlande-si-proche-si-diffrente.html' title='Irlande : si proche, si différente'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-5758553264102628330</id><published>2007-12-22T23:25:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:26:54.970-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='plate-forme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mer du Nord'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='offshore'/><title type='text'>Par 60° de latitude Nord</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0110.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Il est d'autres gens de la mer: ceux qui, pour le compte de compagnies de production, de raffinage et de distribution de gaz et de pétrole, explorent les entrailles de la terre. Grâce à une autorisation exceptionnelle de Total Oil Marine et sur recommandation de la société Forasol-Foramer, il m'a été donné de pouvoir rencontrer sur leur lieu de travail, courant 1995, quelques-uns de ces techniciens et spécialistes du forage. Au large des côtes d'Écosse, la vie à bord d'une plate-forme se confond peut-être, pour les habitués de l'offshore, avec la banalité du quotidien. Par son environnement particulièrement contraignant, par la richesse et la diversité des compétences auxquelles elle fait appel, on comprendra qu'elle puisse également apparaître comme hors du commun.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0110.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À quelque 160 km à l'est des îles Shetland et 400 km au nord-est d'Aberdeen (Écosse), Alwyn Nord est un champ de pétrole et de gaz naturel découvert en 1975 et exploité par Total Oil Marine p.l.c. pour le compte des sociétés Elf et Total. Les réserves récupérables de ce gisement ont été estimées à 200 millions de barils de pétrole (30 milliards de litres) et 27 milliards de m³ de gaz contenus dans cinq blocs géologiques distincts situés entre 3 000 et 4 000 m sous le fond de la mer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À Alwyn Nord, comme dans tous les champs pétroliers de la mer du Nord, le pétrole et le gaz sont enfermés dans des roches-réservoirs d'où ils sont extraits. Ces réservoirs sont à la fois poreux (d'où capacité de stockage de la roche) et perméables (laissant passer facilement les hydrocarbures). Le taux de récupération est variable, autour de 45 %.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En cours d'exploitation, afin d'optimiser la production, lorsque la pression naturelle diminue, on a recours à des techniques d'injection d'eau. Ainsi maintenue dans le réservoir, la pression force le pétrole à sortir de la roche poreuse pour aller vers les puits de production.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une fois traités, le pétrole et le gaz sont acheminés par pipeline. Après séparation, refroidissement et déshydratation, le gaz d'Alwyn Nord est transporté par des gazoducs jusqu'à Frigg, puis à la plate-forme intermédiaire MCP-01, et enfin au terminal de Saint-Fergus où il est livré à British Gas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quant au pétrole, il est pompé d'Alwyn Nord dans un oléoduc de 30 cm de diamètre jusqu'à la plate-forme de Ninian (distante de 16 km), puis acheminé vers le terminal de Sullom Voe, dans les îles Shetland. Le pétrole et les gaz de pétrole sont alors séparés, stockés et transportés par bateaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;NAA et NAB&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0106.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le champ pétrolier d'Alwyn Nord a tout naturellement donné son nom à la structure sans laquelle prospection, forage et production seraient impossibles: la plate-forme. En fait, Alwyn comporte non pas une, mais deux plates-formes polyvalentes, aux fonctions bien spécifiques: NAA et NAB. Globalement, NAA est la plate-forme de forage et d'habitation, NAB étant celle de traitement et de production.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'une hauteur de 94 m du niveau de la mer au sommet des derricks (224 m à partir du fond de la mer), la plate-forme NAA repose sur 32 piles enfoncées à 38 m dans le sous-sol marin. Installé en mai 1985, le support a reçu ensuite deux &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;drilling rigs&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; ou derricks&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0111.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; construits par Ponticelli et mis en place le 19 avril 1986. Ils surplombent l'ensemble des têtes de puits, le maximum prévu étant de 40 emplacements. Ont pris place également le module boue et ciment, les équipements de mixage et de pompage, le poste de contrôle des systèmes de forage et les deux grues du pont principal pour le déchargement des bateaux ravitailleurs et le déplacement des équipements lourds sur la plate-forme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La surface restante des superstructures de NAA est occupée par l'héliport (l'hélicoptère est en effet le seul moyen de transport du personnel et du matériel d'urgence), les quartiers d'habitation sur trois niveaux (chambres, restaurant, salles de détente, cinéma) et les différents services (bureaux, salle de soins, lingerie...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Poids total opérationnel de NAA: 36 000 tonnes. Début des travaux de forage: fin 1986, les derricks ayant entre-temps été honorés d'un premier prix au Concours des plus beaux ouvrages de construction métallique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0107.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;NAB, la copie non conforme de NAA, a vu le jour en avril 1986, pour être mise en place le mois suivant et être opérationnelle à partir de novembre 1987. De dimensions plus modestes que son aînée (58,85 m du niveau de la mer au sommet des modules; poids opérationnel de 32 000 tonnes), elle repose sur un support classique en acier plus léger que celui de NAA. Sa superstructure se compose, sur plusieurs niveaux, de modules destinés au traitement du pétrole et du gaz produits par NAA et acheminés via une passerelle de liaison de 72 m de long.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0107.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'autres installations traitent l'eau de mer servant au refroidissement des équipements ainsi qu'à la remise sous pression des roches-réservoirs contenant du gaz et du pétrole. Sur NAB se trouve également la station de génération d'électricité, cinq fois plus puissante que celle de NAA et capable d'alimenter les deux plates-formes en énergie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0109.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Alwyn fonctionne comme une véritable usine qui produit et traite le gaz et le pétrole, 24 heures sur 24, tous les jours de l'année, avec à son bord un équipage de 170 à 180 personnes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Secondant et complétant toutes les interventions humaines liées au fonctionnement de cette usine, les systèmes informatisés de commande et de contrôle d'Alwyn sont parmi les plus perfectionnés de ceux utilisés en mer du Nord. Outre leur rôle essentiel lié à la sécurité (détection d'incendie ou de fuite de gaz, arrêt d'urgence de la totalité ou d'une partie des opérations en cours sur les plates-formes), leur fonction est d'assurer la régulation, l'affichage et l'enregistrement des principales activités de traitement. Depuis son clavier, l'opérateur peut ouvrir ou fermer des vannes, faire démarrer ou arrêter des pompes, accepter ou réinitialiser des alarmes, enregistrer ou analyser le déroulement des opérations...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Une confiance réciproque&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le contraste est saisissant lorsque l'on passe d'une plate-forme à l'autre. Déjà, les techniques mises en oeuvre y sont très différentes, presque sans aucune commune mesure. Mais c'est surtout l'atmosphère qui change du tout au tout. Sur la plate-forme de production, hormis la salle de contrôle, on ne rencontre pratiquement personne dans tout ce dédale impressionnant de réservoirs et de canalisations, ponctué régulièrement par des vannes et des instruments de contrôle. Sur l'autre par contre, à toute heure du jour et de la nuit, une équipe de travail s'affaire autour du puits de forage.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0109.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'un côté, un bruit assourdissant et constant, dans un environnement que l'on croirait presque aseptisé tant l'enjeu de la sécurité est primordial; de l'autre, dans des conditions de sécurité qui ne tolèrent aucune improvisation, l'équipe de forage évolue, en prise directe avec les différentes couches rocheuses qu'il faut aller creuser à 2 000, 3 000 ou 4 000 m avant d'atteindre les zones pétrolifères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; D'un côté, l'informatique est omniprésente et la production est contrôlée par écrans interposés; de l'autre, la mécanisation n'a pas suppléé totalement la manutention et une série de manoeuvres qu'il faut sans cesse répéter tout en les adaptant aux aléas de la progression du trépan dans les entrailles de la terre. Ajoutez à cela, pour l'équipe de forage, un environnement particulièrement salissant, dû à la nature du travail à effectuer. C'est la boue qui, ici, est omniprésente, à savoir un mélange d'argiles, d'eau et de produits chimiques qui est envoyé dans le tube de forage pour maintenir la pression requise au niveau du trépan. Cette "émulsion inverse" (pourcentage supérieur à 50 % d'huile par rapport à l'eau) sert également à transporter jusqu'à la surface les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;cuttings&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, à savoir les déblais qui seront immédiatement analysés pour en contrôler la nature et y détecter l'éventuelle présence de pétrole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0108.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;La qualité de la boue injectée est déterminante pour l'efficacité du forage. Sa viscosité, sa densité, son débit et sa vitesse de sédimentation notamment sont des paramètres à contrôler en permanence compte tenu de la roche perforée et de la vitesse de progression de l'outil de forage. Sinon, la remontée des déblais serait ralentie ou imparfaite, risquant même de compromettre la poursuite normale des opérations de forage. Sur Alwyn, la gestion de l'hydraulique du forage est du ressort direct des techniciens de Total. Il n'empêche qu'une bonne connaissance des caractéristiques rhéologiques de la boue fait partie des attributions des foreurs (équipes Foramer), à commencer bien sûr par les chefs de chantier et les chefs d'équipe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;La sécurité d'abord&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans la répartition des tâches, à quelque poste que ce soit, on ne peut qu'être impressionné par le contraste, presque la démesure, entre les dimensions gigantesques de l'outil de travail et la responsabilité de chaque intervenant. Le moindre geste, chaque manoeuvre peut avoir une incidence majeure sur le déroulement d'une opération. On comprendra dès lors l'importance première des consignes de sécurité, pour la protection du personnel tout d'abord, mais aussi pour celle des équipements et de l'environnement, cette protection ayant la «priorité sur toutes les autres activités».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Avant d'être embarqué à bord de l'hélicoptère qui l'acheminera sur la plate-forme, chaque employé doit suivre une formation intensive, à la fois théorique et pratique, aux consignes de sécurité. Cette formation est d'ailleurs réactualisée en permanence à bord de la plate-forme: chaque semaine, l'ensemble du personnel est soumis à des exercices de lutte contre l'incendie et d'évacuation d'urgence, avec utilisation des tenues de sécurité et de survie (combinaison isotherme, masque, etc.).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Alwyn Nord est équipée de douze canots de sauvetage&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0111.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; pouvant transporter plus du double des personnes hébergées sur la plate-forme. Conçues pour résister aux flammes et à la chaleur, ces embarcations sont aptes à faire face aux conditions potentiellement difficiles de la mer du Nord. À proximité immédiate de la plate-forme, un navire assistance est équipé de matériel de lutte contre l'incendie et de dispersants anti-pollution. À son bord, l'équipage de 12 personnes est en outre formé pour les opérations de sauvetage d'hommes à la mer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En complément de ces consignes globales de sécurité, chaque membre du personnel présent sur la plate-forme est soumis à des astreintes spécifiques. Sur les postes de travail, en dehors du module d'habitation, il est tenu de porter casque, gants, bottes et lunettes de sécurité. Alwyn a un infirmier à bord, secondé par des secouristes. Le bateau de secours est équipé d'appareils de réanimation et, si besoin est, on peut faire appel au médecin de la plate-forme voisine de Brent ou avoir recours à une évacuation par hélicoptère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les habitués du travail offshore connaissent très bien enfin les restrictions auxquelles ils sont soumis: interdiction de posséder des allumettes, des briquets, des produits inflammables... D'où également l'interdiction évidente de fumer, sauf dans le module d'habitation aux conditions de pressurisation spécialement adaptées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une anecdote personnelle pour compléter cet arsenal de restrictions. Lors de mon reportage à bord d'Alwyn, l'utilisation d'un appareil photographique me fut tout d'abord refusée. Puis elle fut autorisée, étant assortie de maintes précautions (pas de flash!), les composants électroniques et les batteries de l'appareil pouvant avoir une incidence incompatible avec les conditions rigoureuses de sécurité. Sur une installation où l'on est au contact immédiat d'une véritable bombe qui pourrait à tout moment, par négligence ou erreur humaine, exploser, on comprend que la sécurité soit l'affaire de tous et de chacun, à tout instant, sans aucune concession ou libre interprétation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Vivre en mer&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans le même temps, toutes les conditions de vie à bord d'Alwyn Nord sont aménagées pour être aussi agréables et confortables que possible. Le travail offshore n'est pas une sinécure. Les équipes interviennent selon des rythmes spécifiques à cette profession: 12 heures de travail quotidien et 12 heures de repos; 2 ou 3 semaines à bord et 2 ou 3 semaines à terre.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0106.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les quartiers d'habitation d'Alwyn peuvent héberger en permanence un équipage de 216 hommes et femmes (celles-ci intervenant en hôtellerie et restauration, ainsi que dans certains postes administratifs), avec une capacité supplémentaire temporaire de 108 personnes. Tout ce personnel est placé sous l'autorité du directeur des installations en mer, qui a les mêmes responsabilités que celles d'un commandant de bateau... à une exception près: il ne peut pas marier les couples!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Les cabines de la plate-forme sont équipées chacune de deux couchettes superposées, d'un cabinet de toilette, d'un poste de télévision avec écouteurs individuels, voire d'un relais téléphonique. Elles sont bien entendu insonorisées et closes par des portes coupe-feu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le restaurant propose des repas «de qualité», avec quatre services: matin, midi, soir, minuit. Le ravitaillement en vivres est assuré par bateaux provenant d'Aberdeen, le voyage durant environ 24 heures en fonction des conditions météo. Seul interdit au menu ou dans les consommations individuelles hors du restaurant: les boissons alcoolisées. Par contre, des distributeurs de boissons fraîches ou chaudes sont en permanence à la disposition de tous, gratuitement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autres équipements disponibles: un cinéma de 70 places, des jeux vidéo, une salle de télévision, un gymnase et deux tables de billard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_2_de_file0106.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Autre contraste évident et révélateur de la vie quotidienne à bord de la plate-forme: alors que le travail y est contraignant (bruit, boue, intempéries, risques...), les temps de récupération et de repos bénéficient de conditions de confort remarquables. Après les heures passées autour du puits de forage, la vie redevient normale. Ou presque... L'éloignement familial et l'isolement font bien sûr la différence. Mais il ne m'a pas semblé que cette solitude soit un poids psychologique constant. La vie quotidienne adopte plutôt un autre rythme, sans la moindre précipitation, respectant même des zones de silence. Loin de l'agitation et des sollicitations de la ville, peut-être apprend-on à mieux se connaître soi-même et à découvrir cette fabuleuse richesse qu'est la solidarité.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-5758553264102628330?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/5758553264102628330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=5758553264102628330&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/5758553264102628330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/5758553264102628330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/par-60-de-latitude-nord.html' title='Par 60° de latitude Nord'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-3395781352141949116</id><published>2007-12-22T23:24:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:11:34.899-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Djerba'/><title type='text'>Djerba la Belle, Djerba la Douce</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0092.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; De retour de la guerre de Troie, Ulysse fut sans doute le premier touriste à apprécier les charmes de cette île nichée au creux de la Petite Syrte, aujourd'hui golfe de Gabès.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; «Nous fûmes entraînés, pendant neuf jours, par le vents contraires sur la mer poissonneuse. Puis, le dixième jour, nous abordâmes la terre des Lotophages qui se nourrissent d'une fleur. Là, étant montés sur le rivage et ayant puisé de l'eau, mes compagnons prirent leur repas auprès des nefs rapides. Je choisis alors deux d'entre eux et un troisième comme héraut. Je les envoyai avec la mission d'apprendre qui étaient les habitants qui vivaient sur cette terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; C'est ainsi qu'ils rencontrèrent les Lotophages et ceux-ci ne leur firent aucun mal. Au contraire, ils leur offrirent à manger le "&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;lotos&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;". Dès qu'ils eurent goûté à cette fleur, ils oublièrent leur mission et ne pensèrent plus à revenir.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-balade_en_mer-42_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La terre des Lotophages citée dans cette relation d'Ulysse, sous la plume d'Homère (&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Odyssée&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, chant IX), est traditionnellement reconnue comme étant l'île de Djerba.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quant aux effets magiques du "&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;lotos&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;" (ou lotus), ils furent ainsi décrits par Baudelaire dans ses &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Petits poèmes en prose&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;: «[...] on y respirait [dans ce repaire] une béatitude sombre, analogue à celle que durent éprouver les mangeurs de lotus quand, débarquant dans une île enchantée éclairée des lueurs d'une éternelle après-midi, ils sentirent naître en eux, aux sons assoupissants des mélodieuses cascades, le désir de ne jamais revoir leurs pénates, leurs femmes, leurs enfants, et de ne jamais remonter sur leurs hautes lames de la mer.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-musee_houmt_souk-2_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Nous voici avertis! L'incomparable beauté de Djerba risque de nous envoûter au point de laisser en suspens un quelconque retour aux occupations habituelles...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Qu'on n'en oublie pas pour autant que cette «Polynésie au coeur de la Méditerranée» doit aussi son renom à d'autres attraits: son histoire, son architecture, ses villages typiques, ses traditions, sa situation géographique aux portes du désert et sa joie de vivre communicative qui ressemble fort à des trésors d'amitié à partager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Voici un mode d'emploi de cette destination touristique classique, mais toujours aussi séduisante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Ajim&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-19-_port_d_aghir_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'est le port principal de l'île. Un bac assure la liaison avec le continent. On pêche encore l'éponge dans les eaux du large de manière traditionnelle: sans masque, lesté d'une pierre, muni d'une boîte à fond vitré et d'un trident, le plongeur explore les fonds sous-marins jusqu'à une profondeur de 10-15 mètres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Dromadaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il risque fort d'être, pour quelque temps, votre compagnon de balade à Djerba. La forme de ses pattes lui permet de se déplacer facilement sur le sable.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-rando_equestre-5_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ce grand habitué des déserts peut rester plus de quinze jours sans boire et pendant ce temps, il perdra jusqu'à 150 kg. Par contre, en quelques minutes, il rattrapera le temps perdu puisqu'il est capable d'absorber jusqu'à 120 litres d'eau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Reste l'inévitable question à 10 dinars: a-t-il une ou deux bosses? Réponse: mettez-le à côté d'un chameau et vous verrez la différence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Eau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-7-ancien_puits_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les pluies sont peu abondantes à Djerba. Elles ne tombent que très irrégulièrement durant la saison hivernale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Du fait de l'absence de sources et de rivières, le manque d'eau est un facteur très important de la vie et de l'économie locales. Aujourd'hui, l'eau est acheminée par une canalisation depuis le continent, via l'ancienne chaussée romaine aboutissant à El-Qantara. L'eau extraite des puits est généralement saumâtre, donc impropre à la consommation. Elle est utilisée surtout pour l'irrigation des vergers et autres terres cultivées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Émigration&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les petites épiceries "arabes" de nos quartiers (bien utiles le dimanche après-midi!) sont souvent tenues par des Djerbiens.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-midoun-7_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le déclin de l'agriculture et le rapide bouleversement de l'économie locale sur Djerba, avec le développement plus ou moins maîtrisé du tourisme, ont amené de nombreux habitants de l'île à émigrer vers d'autres cieux, notamment en France où ils exercent le métier qui leur colle à la peau: le commerce. De 1956 à 1966, 16 500 hommes ont ainsi quitté leur terre pour n'y revenir que pour les congés annuels.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Flamants roses (île des)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-ile_aux_flamants_roses-4_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Une destination en pleine mer à inscrire sur son programme. On risque fort de ne pas apercevoir la moindre trace du sympathique volatile ayant donné son nom à l'île. Mais la balade vaut le coup. Ce coin désert ne l'est plus tout à fait (autres touristes à l'horizon!), mais il laisse une impression de «bout du monde» dixit le ra'îs Ali dont le bateau assure le transfert.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-31_guellala_poterie_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Guellala&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; C'est l'endroit où il faut aller pour tout savoir sur la poterie made in Djerba.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Depuis de nombreux siècles, les artisans potiers se sont alimentés en argile (marnes grises avec cristaux de gypse) dans le sous-sol de cette localité. Ils sont aujourd'hui une quarantaine à exercer encore le métier. Ils fabriquent entre autres les grandes jarres pour stocker l'huile et les provisions, ainsi que la poterie utilitaire non vernissée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Histoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-houmt_souk-8_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Djerba est une île sans défense naturelle, mais d'une position stratégique majeure en Méditerranée. Elle a donc vu passer de nombreux envahisseurs au cours des siècles: Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Normands, Aragonais, Espagnols, Turcs, etc., sans oublier les corsaires de tous poils qui écumèrent ses côtes du XIVe au XVIIIe siècle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Il serait ici malvenu, en tout cas trop facile, d'avancer tout de go que le tourisme est, dans cette histoire mouvementée, la dernière invasion à laquelle doivent faire face les habitants de l'île, même si une association pour la sauvegarde de Djerba a vu le jour en 1976, apparemment sans difficulté pour justifier sa raison d'être. On peut néanmoins espérer que cette manne économique ne débouche pas sur des excès de bétonnisation de l'espace. Il semblerait de prime abord que l'île ait fait le plein d'hôtels, en tout premier sur la côte nord-est. Mais les aménageurs n'ont apparemment pas dit leur dernier mot!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Houmt-Souk&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; C'est la ville la plus importante de l'île: 40 000 habitants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; À voir: la vieille ville et ses souks, quelques beaux caravansérails, &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-houmt_souk-18_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;le petit mais très intéressant musée des arts et traditions populaires, le marché libyen et le borj Ghazi Mustapha ("fort espagnol") &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-fort_espagnol-3_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;construit sous le règne de l'émir Abou Farès al-Hafsî pour repousser les attaques espagnoles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Juifs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La communauté juive serait arrivée à Djerba en 586 av. J.-C. Jusqu'à ce jour, elle est présente dans les villages de Hara Kbira et Erriadh. La synagogue de la Ghriba est un haut lieu du judaïsme en Afrique du Nord, attirant de nombreux pèlerins chaque 33ème jour de la Pâque juive. Elle renferme l'une des plus anciennes Torah du monde.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-synagogue_la_griba-2_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Menzel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-13-ancien_menzel_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'est l'habitat traditionnel sur l'île. Il s'agit d'une grande ferme regroupant une maison et un jardin irrigué. À partir d'un puits, de petits canaux alimentent en eau les parcelles du jardin. Des levées de terre battue, surmontées de haies de cactus, relient entre eux les &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;menzel&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Mer&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-plage-2_photo_marc_chartier.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;C'est évidemment l'attrait principal de Djerba. Une très faible profondeur des fonds marins et une amplitude de marée plutôt exceptionnelle pour la Méditerranée (de 1,5 à 2 mètres) favorisent la pêche, soit au filet, soit à la gargoulette (petite amphore), soit dans des pêcheries fixes consistant à diriger les poissons vers des nasses à l'aide de branches de palmier plantées dans la vase et orientées dans le sens du courant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Midoun&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Marché très pittoresque (textiles, poteries) le vendredi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-hotel_nereides-15_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Palmier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Un palmier dattier vit de 150 à 200 ans. Adulte, il produit jusqu'à 120 kg de dattes par an. Les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;deglet en-nour&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; ("doigts de lumière") sont les plus réputées: elles sont surtout destinées à l'exportation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La sève du palmier est appréciée du Djerbien. Elle peut fermenter rapidement et son goût rappelle celui du jus d'ananas. On la récolte dans des gargoulettes d'avril à octobre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_djerba-midoun-12_photo_marc_chartier.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Album de photos sur le Sud tunisien : &lt;a href="http://marcchartier.site.voila.fr/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-3395781352141949116?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/3395781352141949116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=3395781352141949116&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3395781352141949116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/3395781352141949116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/djerba-la-belle-djerba-la-douce.html' title='Djerba la Belle, Djerba la Douce'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-7826782605537301700</id><published>2007-12-22T23:22:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:24:16.147-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba'/><title type='text'>Cuba, la "perle des Caraïbes"</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;«Bienvenue à Cuba!&lt;br /&gt;Cuba, île verdoyante, altière comme son palmier royal, douce comme le sucre de sa canne, inquiète comme les ouragans qui la secouent, rêveuse comme ses nombreux poètes, sensuelle comme sa musique et son peuple, de souche espagnole, africaine chinoise et française, est une destination sans pareille dans les Caraïbes. Plus qu'une île de plages et de cocotiers, c'est un pays de paysages et de sites à découvrir.»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1309200409571310345.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est par ces mots, empreints d'un authentique lyrisme, que le tour operator nous accueille à La Havane.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, une île aux accents mythiques, décrite par Nicolás Guillén comme «un long lézard vert, aux yeux d'eau et de pierre».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, terre d'élection de la fête, de la salsa, de ces rythmes et mélodies que Chinolope décrit admirablement comme «une musique de rêves et de plaisirs». &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004093715948866.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, réputée bien évidemment pour son sucre de canne, son rhum et ses havanes à la saveur inimitable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, patrie de José Martí, du Lider Massimo, du "Che" et autres &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;barbudos&lt;/em&gt; révolutionnaires, héros d'une liberté et d'une dignité conquises de haute lutte.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, décrite déjà par Christophe Colomb comme «la terre la plus belle que des yeux aient jamais vue, pleine de bons ports et de rivières, pleine de belles montagnes». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cuba, désormais lieu de prédilection pour des touristes à la recherche de soleil et de farniente sur d'immenses plages de sable fin...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0080.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Du rêve à la réalité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce pays, nous l'imaginons, nous le rêvons tout à loisir dans l'avion qui nous transporte d'Orly à La Havane. Histoire d'atténuer sans doute notre enthousiasme, le commandant de bord nous prédit bien quelques turbulences, mais en fait, nous les éviterons. Ouf! Mieux vaut traverser sans encombre le tropique du Cancer et le détroit de Floride, une zone réputée pour ses ouragans et plaisanteries du même genre!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Voici donc Cuba! L'autocar très confortable qui nous emmène dans l'ouest de l'île emprunte l'&lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;autopista&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; où l'on croise autant de véhicules roulant tant bien que mal que d'autres arrêtés sur le bas-côté pour cause d'incident technique ou de panne de carburant. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004100851508844.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Faute d'autobus, beaucoup de personnes patientent, parfois plusieurs heures, sur le bord de la route, s'abritant du soleil à l'ombre d'un arbre ou d'un pont, dans l'attente d'un très hypothétique moyen de transport. Heureux sont ceux qui, un billet d'un peso à la main, pourront escalader la benne ou la plate-forme d'un camion. La plupart resteront vraisemblablement en rade, aujourd'hui encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004095711944767.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Premier contact avec la réalité. Premières impressions, pas toujours évidentes à encaisser. Première découverte confirmée par Carmen, notre guide: Cuba est un pays où sévit la pauvreté. Les quelques voitures américaines aperçues de temps en temps ne doivent pas faire illusion. La majorité de la population cubaine n'a accès qu'au minimum vital, en exhibant des cartes de rationnement. Certes, on ne meurt pas de faim à Cuba . Dans les lieux devenus touristiques, les adultes ou enfants qui se résolvent à quémander ne font que rarement l'aumône d'argent, mais plutôt d'un crayon, d'une savonnette, d'un tube de shampooing, parfois d'un bonbon. Mieux vaut le savoir: Cuba fait partir de ces pays où il n'est pas toujours facile d'être touriste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Fidel Castro a bien déclaré haut et fort que l'embargo américain a fait de Cuba «une étoile d'héroïsme et de vaillance». Dans la vie quotidienne, commente de manière très réaliste Carmen, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«avec les dollars, on a tout, tandis que nos supermarchés où l'on paie en pesos sont pratiquement vides»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;.  D'où la généralisation du système D: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«On vit comme durant la guerre,&lt;/em&gt; poursuit notre guide, désabusée mais souriante, &lt;em style="font-family: arial;"&gt;à savoir du marché noir. Tout le monde, c'est-à-dire l'État, est propriétaire de tout et tout le monde vole l'État. On se débrouille comme on peut, sans trop penser à son voisin.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Au pays des "torcedores"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0081.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Poursuivons notre route, traversant une campagne verdoyante et variée, ponctuée de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;bohíos&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, habitations traditionnelles construites avec des palmiers: des troncs pour l'ossature verticale, de l'écorce pour l'habillage des murs, des feuilles pour la toiture.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Nous faisons halte à Pinar del Rio, un village qui vit de l'exploitation de la canne à sucre, mais surtout du tabac. Nous sommes bien en effet au pays du célèbre havane, ce cigare qui peut être qualifié de produit naturel, à base exclusivement de cette "herbe sacrée" que découvrirent les marins de Christophe Colomb à la fin du XVe siècle. Passons sur les différentes étapes de culture, récolte et fermentation pour nous retrouver dans une authentique "manufacture". Les cigares de luxe, autrement dit les vrais cigares cubains, sont en effet fabriqués exclusivement à la main par les &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;torcedores &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;(«ceux qui tordent»), hommes et femmes spécialement formés pour ce minutieux travail.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004093603439834.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'intérieur du cigare (la tripe) est composé d'un mélange de feuilles de tabac roulées les unes sur les autres. Une feuille (la sous-cape) est ensuite posée comme première enveloppe pour obtenir une "poupée". Puis une autre feuille, très souple et très fine, est sélectionnée pour servir de cape. La nervure centrale est ôtée et la feuille est découpée à l'aide de la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;chaveta&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; (tranchoir recourbé) avant d'être enroulée en hélice autour de la poupée. Finalement, le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;torcedor&lt;/em&gt; colle un bout de feuille comme calotte sur la tête du cigare avant de tailler le pied à la bonne longueur. Le cigare est alors prêt pour subir plusieurs contrôles, avant d'être bagué et conditionné dans des boîtes en bois de pin ou, mieux, de cèdre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; 160 millions de havanes sont ainsi produits annuellement par Cuba, source de revenus essentielle dans l'économie du pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'itinéraire, empruntant partiellement la région plus accidentée des montagnes Mogotes, nous ramène à La Havane, avec un détour au célèbre site du "Mural de la Préhistoire" (une gigantesque fresque peinte à même la roche).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Musique et danse sont au programme de la soirée pour clore en beauté cette première journée. Il n'est pas impossible que les Cubains sachent danser avant d'apprendre à marcher, tant cette expression corporelle leur est naturelle et spontanée. Serait-on mélomane ou non, on ne peut échapper à l'envoûtement de leur musique que Fernando Ortiz a définie comme «une histoire d'amour entre les percussions africaines et la guitare espagnole». Et Chinolope d'ajouter dans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Esprit de Cuba&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: «Avec notre musique, nous autres Cubains avons exporté plus de rêves et de plaisirs qu'avec le cigare, plus de douceur et d'énergie qu'avec le sucre. La musique afro-cubaine est feu, délectation et fumée; elle est sirop, fête et bien-être; tel un rhum sonore qui se boit par les oreilles, qui dans le domaine des relations réunit les personnes et les met sur le même pied, qui dans celui des sens dynamise la vie.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Patrimoine mondial de l'humanité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004095711220419.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Visite de La Havane. La journée sera malheureusement trop courte. Elle sera d'autant plus brève que notre balade au coeur de la ville sera soudain interrompue par une pluie torrentielle dont les climats tropicaux ont le secret.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On ne résume pas la capitale cubaine, la plus grande ville des Caraïbes, tant sont diverses, passagères ou plus marquées les impressions et sensations qu'elle suscite.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004095710279674.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On découvrira bien entendu le célèbre Malecón, boulevard de front de mer de 8 km de long, lieu privilégié pour toutes sortes de rendez-vous diurnes ou nocturnes. On visitera la Plaza de la Revolución, le Capitole, la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña (spectacle chaque soir, avec le traditionnel coup de canon de 21 h).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On s'attardera surtout dans la Habana Vieja, quartier inscrit en 1992 sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité. À voir impérativement la Plaza de Armas, le Palacio de los Capitanes Generales (transformé en musée de la ville), la place de la cathédrale. L'idéal est d'errer chacun à son rythme, prenant le temps d'admirer les différents styles architecturaux (colonial, arts déco, baroque, classique) qui s'enchevêtrent au hasard des rues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Mar Caribe &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Direction le sud-est de l'île. On ne sera pas déçu du voyage!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une première halte à Cienfuegos permet de découvrir la ville la plus industrialisée du pays (ciment, conserveries, raffinerie de pétrole, centrale nucléaire). Le port de la ville a été construit au début du XIXe siècle par le Français Louis de Clouet, accompagné par une quarantaine de familles originaires de Bordeaux ou provenant de la Nouvelle-Orléans.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0083.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Une station ombre et cerveza près du parc José Martí offre à notre guide l'occasion de nous présenter ce héros national dont l'emplacement porte le nom. Né à La Havane en 1853, José Martí a développé des idées révolutionnaires qui ont joué un rôle primordial dans la formation de la conscience hispano-américaine et dans les mouvements de libération de toute l'Amérique latine. Moins médiatisé que le "Che", ce premier apôtre de la révolution cubaine a son buste dans la cour de chaque école du pays. Il a été tué en 1895 durant la bataille de Dos Rios, à la tête de l'armée libératrice. La chanson populaire &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Guantanamera&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; est basée sur l'un de ses poèmes: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Je suis un homme sincère – Du pays où poussent les palmiers – Avant de mourir je souhaite – Partager les poèmes de mon âme.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deuxième halte à Playa Larga, dans la Baie des Cochons. Ce site est connu pour avoir été le lieu d'une tentative d'attentat contre Fidel Castro en avril 1961, à l'instigation de la CIA. Au passage, notre guide tient à préciser que l'appellation du lieu n'a rien à voir avec l'événement, ni avec l'identité des agresseurs!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Trinidad&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004095211454447.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Une véritable féerie de couleurs nous attend dans cette ville. Elle a été inscrite en 1988 sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité. Elle le mérite assurément, bien que les restaurations faisant suite à une telle distinction soient au point mort, à part le renouvellement de quelques couches de peinture sur les façades des maisons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour le détail des monuments à visiter, il est préférable de se laisser guider par l'inspiration du moment. Les photographes, en tout cas, ne manqueront pas d'y exercer leur talent en cherchant à capter telle ou telle nuance, tel ou tel détail architectural. Trinidad est une réelle fête des yeux, avec en plus cette touche d'intimité et de discrétion qui n'est pas pour nous déplaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0083.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hasta siempre!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Traversant l'île du sud au nord, la route nous conduit à travers la Sierra del Escambray. Ces montagnes servirent de refuge aux guérilleros de Che Guevara et Camillo Cienfuegos avant leur entrée victorieuse dans Santa Clara, en décembre 1958. Elles sont jusqu'à ce jour, commente notre guide Carmen, «chargées d'histoire». Tout comme est chargée d'histoire la ville du "Che": Santa Clara.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La visite du mausolée où Che Guevara repose désormais, depuis le 12 juillet 1997, aux côtés de ses plus fidèles compagnons de combat, peut être ressentie comme l'un des temps forts du périple en terre cubaine. Le silence est demandé à l'entrée de ce sanctuaire de la Révolution. Mais point n'est besoin de longs commentaires: le silence est respecté par tout visiteur, spontanément. Moment de recueillement, d'émotion sans doute, de réflexion sur le sacrifice d'une vie au service d'une cause que l'on respecte comme telle et dans laquelle, aujourd'hui encore, s'identifie tout un peuple.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004095210475674.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Seul regret, et qu'on nous le pardonne: la figure du "Che" se vend bien. Elle est en tout cas exploitée par les marchands du temple, sur tous les registres: tee-shirts, bérets à l'étoile rouge, gadgets en tous genres. La cause cubaine, nous semble-t-il, ne méritait pas une telle débauche commerciale. Mais qu'on y prête attention et l'on remarquera que lesdits tee-shirts, bérets et gadgets ne sont portés que par... les touristes!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La piété des Cubains, fort heureusement, s'exprime d'une autre manière. La voix grave, ils vous parleront notamment de l'ultime lettre adressée par le "Che" à Fidel Castro, le 1er avril 1965, juste avant son départ pour la Bolivie où il fut assassiné en 1967. Le texte de cet émouvant document est gravé intégralement dans la pierre, au-dessus du mausolée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En 1969, devant l'assemblée de l'ONU, Che Guevara déclarait: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Je serai prêt, le moment venu, à donner ma vie pour la libération d'un pays d'Amérique latine, sans rien demander à personne, sans rien exiger, sans exploiter personne.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;Varadero&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d13092004100851200475.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le périple prend fin sur cette péninsule. Le tourisme de plage au sable fin et de bronzette y reprend tous ses droits. À dire vrai, Varadero ne présente aucun autre intérêt que la mer... et encore la mer, avec toutes les animations et activités sportives qu'elle inspire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le site, pourrait-on objecter, est une enclave à touristes, comme il en existe tant d'autres à la surface de notre planète. Les hôtels de luxe y succèdent aux hôtels de luxe. D'autres suivront, dans une frénésie constructrice, le but de l'opération étant simple comme &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Buenos dias&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: Cuba s'ouvre à l'apport de devises étrangères, dût-elle pour ce faire se soumettre à la "dollarisation" de sa société.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pendant ce temps, les valeurs de la Révolution sont enseignées dans toutes les écoles, pour continuer, martèle-t-on dans les esprits, à faire front au capitalisme et aux inégalités qu'il entraîne. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Nous nous opposerons,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; déclarait le vice-président cubain Carlos Lage, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;à tout développement du tourisme qui ne serait pas conforme à la morale révolutionnaire, à la morale communiste de notre Révolution.» &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Contradiction? Vous avez dit «contradiction»? D'aucuns le pensent, y compris parmi les Cubains. L'histoire jugera...&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0084.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004093602490407.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Pour l'heure, l'un des refrains les plus en vogue à Cuba, après &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Guantanamera &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;et la chanson consacrée à Che Guevara, est &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;La vie en rose&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, accommodée à la sauce locale. Cuba se prendrait-elle à rêver elle aussi? Par exemple à des lendemains qui chantent vraiment?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;(Ce carnet de route date de 1999)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d130920040952126341.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt; &lt;a href="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/archive/2005/12/08/cuba-la-perle-des-caraibes.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-7826782605537301700?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/7826782605537301700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=7826782605537301700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/7826782605537301700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/7826782605537301700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/cuba-la-perle-des-carabes.html' title='Cuba, la &quot;perle des Caraïbes&quot;'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-6468176628282966477</id><published>2007-12-22T23:21:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:22:53.028-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Croisière'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méditerranée'/><title type='text'>Croisière en Méditerranée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_barcelone-03.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Si les croisières ont connu leur grande et belle époque, celle des destinations lointaines, exotiques et réservées à une certaine élite, elles sont maintenant devenues plus accessibles. Grâce notamment à Costa Croisières qui, pour transformer le rêve de tout un chacun en réalité, cultive l'art de naviguer, "mariage subtil de festivités, de charme et d'hospitalité", sur de nombreuses routes maritimes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour Gibraltar et Cadix à bord du Costa Romantica, embarquement immédiat!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dimanche 26 octobre 2003. Après trois heures de car pour effectuer le trajet Nice-Savona (Italie) et rejoindre l'embarcadère, l'accueil sur le Costa Romantica offre déjà la douce sensation de l'évasion dans un autre univers. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;"Benvenuti a bordo!"&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; mentionne la bouée de sauvetage tenue par les deux hôtesses au sourire généreux qui officient pour la photo de circonstance.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-02.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt; Bienvenue à bord! La semaine s'annonce en effet comme "romantique" à souhait. Non seulement pour celles et ceux qui auraient quelque événement personnel à célébrer, mais également pour tous ceux qui souhaitent voyager autrement.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En cabine, on retrouve ses bagages déposés à Nice dans la soute du car. Le confort est au rendez-vous. Une véritable chambre d'hôtel. À cette différence près que notre hôtel nous suivra partout (à moins que ça ne soit l'inverse!), sans souci de valises à défaire-refaire-redéfaire, etc. Avec ses 643 chambres, ses 221 mètres de long et ses 31 mètres de large, le Costa Romantica est un véritable géant des mers. L'ambiance très cosy procure néanmoins la sensation d'une réelle intimité. On trouve vite ses repères, grâce à l'abondante documentation et aux indications fournies par le personnel présent sur chaque pont du navire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une demi-heure après l'appareillage, pour satisfaire aux exigences de la réglementation internationale de la navigation en pleine mer, un exercice d'abandon du navire est au programme. Les passagers sont invités à enfiler leur gilet de sauvetage, puis à joindre un point de rassemblement pour y recevoir les recommandations d'usage. La croisière peut alors commencer. Et elle a déjà effectivement débuté puisqu'on se trouve au large, entre les côtes italiennes et françaises, en route pour Malaga que l'on atteindra après 786 milles (rappel: un mille nautique équivaut à 1 842 mètres). Un regard par le hublot. La nuit tombe. Calmement, avec une douce régularité, notre navire fend la mer, traçant un sillage argenté que l'obscurité estompe rapidement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-111.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Après le dîner de "Bon voyage", il n'y a plus qu'à se laisser guider par les propositions d'animation mentionnées sur le bulletin &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Today&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: une vidéo sur le Costa Romantica, le "Chapeau fou" (un jeu à prix au salon Tango), un super-bingo... Un peu plus tard, les amateurs de danse pourront se remémorer les "belles années 70" au salon Tango. Puis, dans la foulée, les inconditionnels de disco continueront à danser sur le pont supérieur à partir de minuit: le DJ Gianluca les y attendra.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bref, les premières impressions sont du genre sympa de chez sympa. On se sent ailleurs. Sur cette véritable ville flottante qu'est le Costa Romantica, la sollicitation, l'invitation est omniprésente. Nous en étions avertis: "À bord, il se passe toujours quelque chose."&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-36.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Lundi 27 octobre. Nous avons navigué toute la nuit et allons poursuivre notre route toute la journée. La télé du matin précise notre position (nous approchons de la côté est de l'Espagne) et notre vitesse de croisière (entre 35 et 40 km/h). Apparemment, les eaux du golfe du Lion semblent un tantinet agitées. Le roulis et le tangage sont toutefois parfaitement supportables. D'ailleurs, notre transporteur en a pris l'engagement: "Nos itinéraires sont étudiés pour offrir à nos clients les mers les plus belles et les plus calmes du monde."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Précision lexicographique de &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Today&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: le roulis est "l'oscillation transversale d'un navire qui s'incline alternativement d'un bord à l'autre"; le tangage est "le balancement longitudinal d'un navire dont l'avant s'enfonce dans les lames (les vagues) et se retire suivant un mouvement d'oscillation plus ou moins régulier". C'est vrai qu'on se sent nettement mieux après une telle leçon de choses!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Notre informateur nous rappelle en outre qu'un noeud marin équivaut à 1,852 km/h, que bâbord est le côté gauche du bateau en regardant l'avant, et que tribord est le côté... Vous avez deviné?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-149.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette première journée entière de navigation, cap sur le sud de l'Espagne, donne au passager l'occasion de trouver définitivement ses marques à bord, pour repérer où se trouvent la piscine, le théâtre, la salle de gym, le casino, la boutique photo, le salon de beauté, les boutiques duty free, le casino-bingo, la bibliothèque, la discothèque, l'internet café, les différents bars, la chapelle, l'infirmerie, le bureau des excursions...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour tous les achats, la carte Costa fait office de moyen de paiement. Ce sésame est un document personnel d'identification, utilisé lors des débarquements et embarquements aux escales. Après enregistrement d'un numéro de carte bancaire, il permet en outre de régler les dépenses faites à bord (boissons,excursions, achats dans les boutiques, blanchisserie, salon d'esthétique...). L'utilisation d'argent liquide n'est en effet pas possible sur le bateau, sauf au casino. Le récapitulatif des dépenses figure sur une fiche remise en cabine, pour contrôle, en fin de périple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'un des espaces les plus animés sur le bateau est sans conteste le club enfants. Costa Croisières a eu en effet l'astucieuse idée de leur réserver un lieu de détente approprié, sous la responsabilité de professionnels de l'animation. Pas de problème majeur de compréhension: les animateurs sont au minimum trilingues, sans compter le langage des signes ou du mime qui est, comme on sait, sans frontières. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La prise en charge des enfants, voire des ados, inclut même, sur demande des parents, les repas sous forme de buffets. "Enfants heureux, parents détendus": on a bien compris le message.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La journée se termine en fanfare avec le dîner de gala de bienvenue, faisant suite à la présentation par Mauro Muratore, commandant de bord, des responsables de son équipage, et finalement avec un spectacle de variétés internationales présenté par Tiziana Foppiani, directrice de croisière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Terre! Terre!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_malaga-05.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Mardi 28 octobre. On a beau se sentir bien sur le Romantica, on commence à avoir des fourmis dans les jambes au bout d'une journée et demie de navigation. En outre, en ce début d'automne 2003, la météo n'est pas fameuse, y compris le long des côtes espagnoles. Crachin, grisaille, un temps plutôt frisquet: rien qui ne convienne vraiment pour profiter pleinement de l'air du large. Seuls trois ou quatre téméraires osent quelques brasses dans la piscine sur le pont 11. Quant au solarium, c'est plutôt pour le moment du genre gros gilet et bonnet de laine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La première escale, à Malaga, est donc la bienvenue, même si elle commence sous la pluie. Elle revêt des allures de retrouvailles avec la terre ferme. L'après-midi est consacré à la visite, avec plusieurs options: tour de ville de la capitale de la Costa del Sol, visite du village typiquement andalou de Mijas, excursion à Marbella.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Étrange, mais sans doute bien compréhensible réflexe: dès que la possibilité en est offerte au cours de la visite des hauteurs de Malaga, on se prend à rechercher dans le paysage la silhouette du Costa Romantica sur le quai, ne serait-ce que pour faire la photo qui manquait à la collection.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En fin d'après-midi, lors du retour à bord, la satisfaction est évidente de se retrouver un peu chez soi, dans un univers devenu familier. Comme les habitudes se prennent vite!&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-127.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La journée se termine, pour beaucoup tout du moins, par un nouveau spectacle de variétés avec les acrobates Clomax et Bodrov, les chanteurs Caroline Beckman et Neville Knight, et le ballet The All Star Dancers. Pour celles et ceux qui souhaitent jouer les prolongations, une "Fête tropicale" les attend au salon Tango. On vous l'avait dit: à bord, il se passe toujours quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Cádiz ciudad trimilenaria&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mercredi 29 octobre. Annoncé par &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Today&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;: à minuit, nous pouvions apercevoir les lumières de l'Espagne à droite du bateau et, à gauche, celles du Maroc. En clair: nous voguions sur le détroit de Gibraltar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À minuit, j'en connais qui dormaient. Ce qui n'empêche que les 156 milles marins entre Malaga et Cadix ont été bouclés aux environs de 8 heures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette nuit, la mer s'est rappelée à notre bon souvenir. Oh! Pas de quoi vous faire remonter l'estomac à la place du gosier. Mais quand même! Il est vrai que nous avions laissé la Méditerranée pour l'océan Atlantique, apparemment plus agité. C'est cela aussi une croisière: celle des vagues qui, parfois, jouent aux montagnes russes. Pas de panique! Tout va bien. Il y en a même que cela amuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_cadix-08.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Au programme du jour, une escale à Cadix la belle andalouse. Deux excursions sont proposées: soit un tour de cette ville fondée par les Phéniciens vers 1 100 av. J.-C. (ne pas manquer la visite de la cathédrale et une promenade dans les ruelles très typiques), soit une visite de Séville, la "ville aux mille reflets" ou "ville de la grâce", dominée par sa célèbre tour de la Giralda.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Heureuse surprise pour la journée: la Costa del Sol justifie son appellation puisque le soleil est enfin de la partie. Morale de l'histoire: une croisière durant l'automne n'a rien d'une entreprise hasardeuse. Mieux: elle présente en plus les avantages non négligeables du hors-saison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-138.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Cap sur les Baléares&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Jeudi 30 octobre. Deuxième volet de la croisière. Le Costa Romantica a appareillé hier soir pour entamer la route du retour, sans pour autant se contenter de suivre le sillon tracé à l'aller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Réveil un peu plus matinal pour profiter de la courte escale du jour: Gibraltar. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_gibraltar-19.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Est-il besoin de le rappeler? Les noms des rues (Queen's way, Williams way, Main street...)ne prêtent en tout cas à aucune équivoque, même si les voitures roulent à droite: nous sommes bien en territoire britannique, sous la protection de Sa Gracieuse Majesté. C'est en 1704 qu'une flotte anglo-hollandaise a pris possession de cette langue de terre (dénommée alors "langue du diable" par les Espagnols) séparant l'Europe de l'Afrique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Comme pour ne pas remuer de fâcheux souvenirs (la pâtée prise par la flotte franco-espagnole affrontée à la marine britannique placée sous les ordres de l'amiral Nelson: 21 octobre 1805), aucune excursion n'est organisée. Libre par conséquent à chacun de flâner à sa guise dans les rues commerçantes du "Jabal-Tarik" ("Rocher de Tarik"), d'aller y admirer les maisons de style anglais ou espagnol, de visiter les grottes de Saint-Michel, de faire une halte dans un pub, d'emprunter le téléphérique pour découvrir le point de vue du sommet du Rocher (2 étoiles au Guide vert) ou de se laisser tenter par les shops aux enseignes britanniques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pendant ce temps, les infos en provenance de France nous apprennent que l'hiver précoce s'est installé là-bas, alors que nous contentons de nos 63,4 degrés... Farenheit!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Deux bonnes nouvelles en début d'après-midi, alors que le Costa Romantica a repris sa route en direction des Baléares. Tout d'abord, le franchissement du détroit de Gibraltar nous ramène en Méditerranée, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Mare nostrum &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;("notre mer") comme disaient les Romains. Après quatre ou cinq jours (on ne sait plus très bien) de navigation, elle fait désormais partie de notre décor. Deuxièmement, le soleil semble décidé à accompagner notre route. D'où apparition des maillots de bain du côté des solariums. Les transats trouvent enfin leur raison d'être sur les ponts supérieurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;De toutes les couleurs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_gibraltar-29.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Vendredi 31 octobre. Le retour à la case départ pointerait-il à l'horizon? Tout porte à le croire. Une "importante réunion d'information", avec présence recommandée, est annoncée par &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Today &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en prévision du débarquement à Savona: dépôt des valises, facturation des suppléments, pourboires à prévoir... Annoncé également le dîner de gala de l'au revoir. Pas de doute: on s'achemine bien vers la fin du périple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mais pour l'heure, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Costa Tour magazine&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Costa Port information&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;, deux autres bulletins remis aux passagers, invitent à partir à la découverte d'Ibiza. L'"île blanche", autrefois dénommée "île des pins" par les Grecs, est réputée pour ses habitations typiques, la beauté de ses paysages, la douceur de son climat, sans oublier sa vie nocturne qui attire de nombreux touristes. Sauf que...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sauf que se produit l'imprévisible: une météo pour le moins défavorable, avec un vent de force 8. Le débarquement programmé à Ibiza est donc impossible. L'île tant réputée pour ses charmes touristiques restera pour nous dans la brume. Notre navire trace donc sa route vers Palma de Majorque. À tout prendre, si l'on en croit les étoiles du Guide vert, on n'y perdra pas au change. Sauf que...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Sauf qu'une nouvelle annonce nous informe vers midi, toujours pour cause de météo cette fois-ci très défavorable, les autorités portuaires de Palma interdisent à leur tour tout débarquement. D'où un nouveau changement de cap, direction Barcelone. La faute à pas de chance! Mieux vaut supporter de tels aléas avec humour et sérénité. La vie à bord, avec son lot d'animations, n'en continue pas moins son cours nullement perturbé, lui, par les caprices de la météo.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Loin de ces tracas d'itinéraire, le dîner de gala restera dans les mémoires. Il est suivi de l'élection du "couple idéal" (traduit étrangement par "couple infernal" dans &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Today &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;en version française), de la Halloween party et son défilé de costumes préparés en fin d'après-midi avec l'équipe d'animation, puis du "buffet magnifique" dressé par le chef Gerhard Ottinger et servi aux environs de minuit. Pendant ce temps, les 3-12 ans se retrouvent pour leur dîner des sorciers et magiciens, puis leur nuit de Halloween à la discothèque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dépassée la réserve du début de navigation, les langues se délient. On a commencé à faire plus ample connaissance. De nombreux visages sont même devenus familiers. On parle de tout et de rien. On partage ses impressions sur les agréments de la croisière. Les sourires échangés se font plus fréquents, plus spontanés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après l'île qui devait être "blanche", au milieu d'une mer censée être bleue, la nuit est, quant à elle, réellement haute en couleurs.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_coisiere-247.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À en oublier les fantaisies de la météo. Vue du pont ou à travers le hublot de la cabine, la Méditerranée réagit à sa manière aux caprices du temps, par une ondulation plus soutenue de ses vagues qu'elle saupoudre d'écume, entraînant le navire dans un roulis nettement amplifié. On ne se lasse pas, malgré tout, du spectacle de la mer...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Arrivederci !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Samedi 1er novembre. Barcelone est la dernière, mais aussi la plus importante escale du voyage. Pas moins de cinq excursions sont au programme pour découvrir, trop sommairement, la capitale de la Catalogne: une visite panoramique, un circuit consacré aux chefs-d'oeuvre de l'architecte Gaudí (dont la célèbre Sagrada Familia), Barcelone et le musée Picasso, panorama de la ville et shopping, promenade à vélo.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_barcelone-01.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À 13 h, comme prévu, le bateau appareille pour la dernière ligne droite. Le show des enfants, préparé durant le périple, et un méga-bingo (5 000 euros de prix) marquent la clôture des animations. Sauf pour les fondus de discothèque où le DJ Gianluca attend ses clients à partir de minuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_croisiere-206.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;À une heure du matin, les valises dûment étiquetées attendent, sagement rangées, dans les coursives. On les retrouvera quelques heures plus tard lors du débarquement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Avec tout le confort d'un hôtel flottant, ponctuée d'escales pour la découverte d'autres pays et d'autres cultures, la croisière fait désormais partie des moeurs touristiques. Placée sous le signe de la convivialité et de la dolce vita, elle est une incitation à donner du temps au temps, dans un "ailleurs" qui se laisse facilement apprivoiser. Quand bien même serait-elle parfois capricieuse, la mer est une constante invitation à l'évasion, loin de tout stress et de toute précipitation. Contrairement aux autres formes de tourisme, le voyage - la vie à bord - n'est pas une simple parenthèse, plus ou moins agréable, plus ou moins longuette, en attendant les vraies vacances: il en fait partie. Il en est même un temps fort. Assurément, pour reprendre le mot de Mauro Muratore, notre commandant du Costa Romantica, une croisière est "une expérience unique" à savourer paisiblement. Elle est " un rêve enfin réalisable".&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-6468176628282966477?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/6468176628282966477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=6468176628282966477&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6468176628282966477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/6468176628282966477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/croisire-en-mditerrane.html' title='Croisière en Méditerranée'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-4867401485340445115</id><published>2007-12-22T23:20:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:21:42.319-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Canada'/><title type='text'>L'hiver canadien dans toute sa splendeur</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Le Canada est beau en toute saison. À commencer par l'hiver: durant cette période, la neige sera assurément au rendez-vous de la semaine du blanc que vous avez prévu de passer là-bas, avec son lot de loisirs et de sensations fortes. Le tout sur fond de la légendaire hospitalité dont nos cousins d'outre-Atlantique ont le secret.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_floribell-65.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Môôôôôdit qu'il y fait froid! Quand on s'est débattu lamentablement avec la gadoue des fin et début d'année que nous réservent habituellement nos régions plus tempérées, les rigueurs de l'hiver canadien ont pour premier effet de surprendre. Et puis, très rapidement, on y prend du plaisir. N'est-on pas venu pour cela?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; À mi-chemin grosso modo entre Montréal et Québec: la Mauricie. Cette région «aux mille visages, aux mille activités et aux mille passions» sait d'emblée séduire les amateurs de grands espaces et d'un air aussi pur qu'aux premiers jours de la Création. Elle «invite à découvrir sur un même territoire tout ce que le Québec a de meilleur à offrir... et plus encore!» &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_montreal-64.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Slogan touristique ou pas, cette offre alléchante prend des allures de réalité bien sympathique dès que l'on est accueilli chez nos cousins canadiens. «Accueilli»: le mot est trop faible. Nos hôtes s'ingénient à créer, jusque dans le plus petit détail, une atmosphère familiale. Tout semble aller de soi, même le temps précieux que l'on prend à vous écouter, à vous raconter l'art de vivre à la canadienne. Bref! On s'y sent bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Sports divers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_raquette-3.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Vous souhaitez apprécier les plaisirs de la neige, voire de la glace? Vous n'aurez pas fait le voyage pour rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La nature au Canada est une valeur sûre. On la protège, on sait l'apprécier et la respecter, on n'a jamais fait le tour de sa merveilleuse diversité. Mise à l'unisson de son épais manteau neigeux, elle n'en paraît que plus majestueuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Pour partir à sa découverte, tous les moyens sont bons. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_chiens_de_t.-68.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Chiens de traîneau, randonnées en raquettes ou skis de fond, motoneige, pêche blanche, autant de moments exceptionnels au coeur d'une nature... d'exception!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; A priori, les raquettes et le ski de fond ne présentent guère de secrets. On les pratique au Canada comme partout ailleurs, à condition d'avoir des sentiers enneigés à se mettre sous les pieds. On s'attardera donc davantage aux loisirs plus couleur locale. Et comment, entre autres divines surprises, ne pas fondre d'affection devant les yeux enjôleurs des six huskies, vos compagnons de randonnée qui, guidés par leur générosité innée, tirent le traîneau sur lequel vous êtes confortablement installé?&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_chiens_de_t.-12.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et que vous tentez, en apprenti musher, de diriger de votre mieux... De toute façon, ce sont eux qui guideront la manoeuvre. À leur rythme de surcroît, c'est-à-dire trop lentement à leur gré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_chiens_de_t.-18.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Laissons-nous bercer par le lyrisme de cette information «Tourisme Québec»: «Le traîneau à chiens crée entre vous et l'animal une intimité presque palpable, qui vous réconcilie totalement avec la nature. Quand se dessine à l'horizon la silhouette des immenses domaines forestiers jadis parcourus par les coureurs de bois et les marchands de fourrures, quand les lacs gelés s'égrènent le long de la piste comme les perles blanches d'un chapelet, quand vous n'entendez plus que le son du vent qui fouette votre visage et le halètement des bêtes en pleine course, alors vraiment vous avez le sentiment que vous faites corps avec l'hiver et que tout le reste ne compte plus vraiment.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Une «géniale invention» &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Au guidon de votre motoneige (motonêêêêge en canadien),&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_motoneige-58.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; la sensation sera évidemment bien différente. Moins écolo parce que plus pétaradante, cette activité n'en est pas moins un autre temps fort d'un séjour au coeur de l'hiver canadien. Elle permet de découvrir sans trop d'efforts des sites difficilement accessibles pedibus cum jambis. Et puis, l'occasion est trop belle, pour une fois, de jouer des mécaniques sans craindre les remontrances de la maréchaussée. Alors, ça serait trop bête de s'en priver. Un conseil: n'oubliez pas de glisser dans vos bagages votre permis de conduire, sinon, vous vous contenterez du rôle de passager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Mettons-nous derechef à l'écoute du lyrisme local: «Tous les mordus de l'hiver et du grand air sont reconnaissants à Joseph-Armand Bombardier pour sa géniale invention qui a fait du Québec la patrie de la motoneige et la destination la plus courue au monde pour la pratique de ce sport. Grâce à lui, plus de 100 000 motoneigistes québécois, auxquels se joignent chaque année des milliers d'Américains, de Canadiens et d'Européens, empruntent les 30 000 km de sentiers, spécialement conçus pour eux, qui sillonnent leur territoire. [...] Moyen de transport primordial pour certains, la motoneige offre surtout, entre décembre et avril, un loisir à nul autre pareil.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Un «pur divertissement»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_peche_blanche-12.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;D'aucuns auront peut-être une vague préférence pour une randonnée plus tranquille au sein de la nature. On ne peut alors que leur conseiller une initiation à la pêche blanche. Autrement dit, une tentative de capture d'un hypothétique poisson à l'aide d'une ligne introduite dans un trou pratiqué à la surface d'un lac gelé. Des gens vivent de cette technique de pêche. On voit même de gros brochets à même le sol, congelés de la manière la plus naturelle, à proximité des cabanes de pêcheurs. L'histoire toutefois ne dit pas si cet exploit est à mettre au compte de quelque touriste particulièrement adroit ou chanceux.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_peche_blanche-6.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; «Coutume héritée des Amérindiens, commente une dernière fois notre informateur de Tourisme Québec, la pêche sous la glace se pratique un peu partout au Québec dès que la glace qui recouvre les lacs et les rivières est suffisamment épaisse. Pour contrer les effets du vent et pouvoir ainsi pratiquer plus longtemps leur passe-temps, les pêcheurs occupent une petite cabane de bois qui est déplacée l'hiver sur le champ de glace et remisée l'été près des berges. Cette cabane, généralement louée, peut être aménagée avec plus ou moins de confort. [...] Au menu des pêcheurs figurent principalement le doré, la perchaude et le brochet. Les forfaits offerts garantissent aux apprentis pêcheurs des moments de pur divertissement.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Retour à la ville&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_quebec-44.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les Québécois rencontrés lors d'un séjour dans leur «Belle Province» n'en finissent pas de chanter leur pays, au point de se croire des privilégiés. Et l'on comprend rapidement pourquoi. Pourquoi surtout ils ont raison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une nature qui prend le temps d'être belle et de décliner cette beauté au gré des saisons et des vastes espaces, voilà qui définit plus que tout le Canada. Et pourtant, la ville y garde également son attrait, notamment dans le Québec où l'on peut retrouver des fragments de sa propre histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; La francophonie n'est pas ici un gadget. Elle est, à sa manière, une raison de vivre. Voire de survivre face aux séductions d'un imposant pays voisin à la culture tentaculaire.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_quebec-51.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Surplombant le majestueux fleuve Saint-Laurent du haut du cap Diamant, la ville de Québec est le «berceau de la civilisation française en Amérique du Nord». Elle a, il est vrai, chèrement payé cet honneur, comme le rappelle notamment le site des Plaines d'Abraham où, en 1759, se déroula le sanglant affrontement entre les armées française et anglaise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_quebec-32.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Un bref passage dans cette ville qui «respire l'histoire» laissera inévitablement une impression de trop peu. Il aura au moins le mérite de donner des envies de revenir, au printemps ou en automne par exemple. Il sera en tout cas suffisant pour comprendre combien les Québécois «cultivent en tout temps l'art du bien-vivre et du divertissement». &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On ressent une impression toute différente à Montréal. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_montreal-13.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Cette deuxième capitale de la francophonie est déjà plus étendue que Québec. Elle est surtout plus cosmopolite et l'influence anglophone y est plus nettement marquée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'hiver, la célèbre «ville sous la ville» trouve toute sa justification. Alors que le patinage et le ski de fond sont à l'honneur dans les parcs et sur les étangs ou lacs gelés, alors que les chasse-neige sont régulièrement en activité pour rendre praticables les artères de la ville recevant leur dose moyenne annuelle de deux à trois mètres de neige, le réseau souterrain de 30 km de galeries est beaucoup plus animé que les rues en surface. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_montreal-43.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;On y trouve tous les commerces et il permet d'aller de porte à porte à son travail, à son bureau, à son centre commercial habituel, au cinéma, au restaurant, à l'hôtel, à la gare, au parc de stationnement pour voitures, sans mettre le nez dehors. Il est vrai que des moins 30°C ou quelque chose d'approchant vous font réfléchir à deux fois avant de vous risquer à aller prendre des nouvelles du monde extérieur! «Mon pays, chante Gilles Vigneault, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver»...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_floribell-14.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;À la revoyure!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_trappeur-16.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Autre moment privilégié d'un séjour au Québec: l'accueil dans les familles. La formule par elle-même n'a rien de très original. Elle revêt néanmoins là-bas, sur les rives du Saint-Laurent, un caractère très spontané et extrêmement chaleureux. Nous sommes très loin du simple «bed and breakfast»!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans l'intimité d'une famille d'accueil, l'hospitalité prend, pour les «cousins» de France, des allures de retrouvailles par-delà le temps. Si la discrétion ou la timidité peuvent être un frein tout d'abord à l'ambiance bon enfant, faites confiance aux Québécois pour rompre la glace rapidement (ils sont habitués à cet exercice!), surtout lors d'une soirée folklorique où tout le monde est là pour «s'amuser bein gros» et «swinguer la baquaise dans le fond de la boîte à bois».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Au moment du départ, quand toutes les mains réunies forment une grande chaîne d'amitié, l'émotion n'a rien d'un simulacre. On a beau n'être cousins que «de la fesse gauche», les Français d'ici et ceux de là-bas sont heureux et fiers de se retrouver. Dans la simplicité, la bonne humeur et un brin de fantaisie. Bref, à la québécoise!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-4867401485340445115?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/4867401485340445115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=4867401485340445115&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4867401485340445115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4867401485340445115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/lhiver-canadien-dans-toute-sa-splendeur.html' title='L&apos;hiver canadien dans toute sa splendeur'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-73172667736044480</id><published>2007-12-22T23:17:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T07:06:47.359-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brésil'/><title type='text'>Brésil, de toutes les couleurs</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Carnet de route d'un voyage effectué fin 2002, incluant Salvador de Bahia, la plus africaine des villes brésiliennes, le spectacle grandiose des chutes d'Iguaçu et l'incomparable Rio de Janeiro, la "Cidade maravilhosa" dont le destin semble à tout jamais lié à la fête.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-folklore-1.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le Brésil est à lui seul un continent. À l'étroit dans les clichés qui le qualifient trop facilement, il prend plaisir à nous surprendre. Pour mieux nous séduire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Voici quelques images éparses d'un pays où tout semble démesuré. Même la joie de vivre. Un pays qui ne peut en tout cas laisser indifférent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Salvador de Bahia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Bem-vindo à terra da magia!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le ton est donné d'emblée dès notre arrivée à Salvador après quelque treize heures d'avion et une escale de deux heures à São Paulo. Maria, notre guide bahianaise, s'empresse d'accompagner la formule d'accueil inscrite sur les murs de l'aéroport par un conseil approprié: «Oubliez votre logique! Pendant votre séjour au Brésil, tentez plutôt de vous glisser dans notre propre logique! Ici comme ailleurs, nous avons nos problèmes, mais nous pensons toujours que ça ira mieux demain.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-38.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Salvador de Bahia fut la première capitale du Brésil et le restera jusqu'en 1763. Le site sur lequel elle a été construite aurait été découvert le 1er novembre 1501 par le navigateur italien Amerigo Vespucci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Sur ordre du roi du Portugal Jean III, Tomé de Sousa débarque en 1549 dans cette baie de Todos os Santos, accompagné de quatre cents soldats et d'autant de colons, dont des prêtres et des prostituées. Il y crée la cité-forteresse de Salvador.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-53_les_orixas_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Cette ville est la véritable plaque tournante de l'économie du Brésil colonial: exportation de sucre, de tabac, de bovins, d'or et de diamants; importation d'esclaves africains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Jusqu'à ce jour, Salvador est considérée comme l'«âme africaine du Brésil». Les Noirs y perpétuent leurs traditions amalgamées aux pratiques du catholicisme, notamment la candomblé et la capoeira.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;candomblé &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;est une danse religieuse typiquement afro-brésilienne pratiquée dans l'enceinte d'un "terreiro". Rythmée par des phases de transe, moments principaux de la cérémonie, cette fête est donnée en l'honneur des orixás, divinités masculines ou féminines issues des traditions africaines et ayant leurs équivalents chrétiens. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-104_fils_de_gandhi_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ce syncrétisme religieux doit son existence au fait que les esclaves noirs, pour pouvoir continuer à vénérer leurs divinités, durent les associer à des saints du catholicisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-folklore-18.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;capoeira&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; est un combiné de danse et de jeu inspiré d'une lutte africaine qui fut inventée par les esclaves noirs pour combattre symboliquement leurs maîtres. Évidemment interdite par ces derniers, elle était pratiquée clandestinement. Elle resta prohibée jusque dans les années 1920. Puis, vers 1930, elle fut transformée en danse acrobatique, sous l'impulsion de Mestre Bimba qui créa sa propre académie. À partir des années 1960, elle prendra sa place en toute légalité dans la société brésilienne et deviendra une véritable institution artistique à Bahia. En 1973, elle est devenue sport de compétition, entre les arts martiaux et la danse acrobatique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Au nombre des curiosités touristiques de Salvador:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * l'ascenseur Lacerda et le funiculaire Gonçalves reliant la Ville haute à la Ville basse;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * l'église N.S. Do Bonfim, chef-d'oeuvre de l'art baroque qui a atteint son apothéose au Brésil avec Antonio Francisco Lisboa dit l'Aleijadinho (1730-1814). Elle a été construite en 1745 et est réputée pour ses guérisons miraculeuses;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * le Mercado Modelo, un amoncellement d'échoppes de souvenirs, sécurisé par la présence de policiers. Le guide Lonely Planet qualifié ce marché d'artisanat comme «la pire concession de Salvador à l'industrie du tourisme». L'ambiance y est néanmoins très animée. Bar-restaurant à l'étage, avec vue très agréable sur le port;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * le &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pelourinho&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, quartier où se trouvent les plus anciens édifices de la ville. Considéré comme le plus important vestige de l'architecture coloniale des XVIIe et XVIIIe siècles des Amériques, il a été classé Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1985. Le nom pelourinho signifie le poteau (pilori) où l'on attachait les esclaves pour les vendre aux enchères et les fouetter, supplice infligé dans le plus pur respect de la loi jusqu'en 1835;&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-113_pelourinho_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * la cathédrale et l'église Saint-François (art baroque et azulejos);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * les ruelles de la Ville haute, bordées de maisons de style colonial.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le carnaval de Salvador est moins réputé que celui de Rio, mais sans doute plus authentique. Salvador se définit elle-même comme &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«a capital da alegria»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (la capitale de la joie).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_salvador-110_jorge_amado_.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Originaire de cette ville, &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Jorge Amado&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (1912-2001) est le romancier le plus célèbre du Brésil. Il fut communiste à une époque où le communisme était un «gros mot» dans son pays. Écrivain engagé, il a trouvé les thèmes majeurs de ses oeuvres dans les scènes de la vie populaire et sa révolte contre toute forme d'exploitation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Amado eut deux passions amoureuses: Zélia Gattai, son épouse, et Paris où il venait très fréquemment. «Embrassez Paris, confiait-il à Georges Moustaki, et mangez un morceau de pain parisien, trempé dans du vin rouge, en mon honneur.» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_iguacu-cote_argentine-24.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Iguaçu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; C'est l'un des sites les plus fréquentés du Brésil. Les deux millions de visiteurs annuels sont accueillis dans la centaine d'hôtels de Foz do Iguaçu, une ville sans intérêt touristique, construite au carrefour de trois pays: Brésil, Argentine et Paraguay.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Le rio Iguaçu traverse tout l'État du Paraná avant de déboucher sur une dénivellation de 4 km de largeur, créant un spectacle grandiose, inoubliable: une suite impressionnante de 275 cataractes, dont la célèbre Gorge du Diable. Elles s'étalent sur un front de 3 km de largeur. Certaines atteignent plus de 80 m de hauteur, un record qui fit dire à Eleanor Roosevelt: «Mon pauvre Niagara!» &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_iguacu-cote_bresil-7.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les chutes d'Iguaçu se visitent du côté brésilien (panorama général), dans l'enceinte du Parque nacional do Iguaçu (classé Patrimoine mondial naturel par l'Unesco), et du côté argentin (observation plus rapprochée). Lorsque le navigateur espagnol Dom Alvar Nuñez, surnommé &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;"Cabeza de Vaca"&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (Tête de Vache), les découvrit en 1542, à la recherche d'une route vers le Paraguay, il se serait exclamé: «Mon Dieu! Que de beauté!» Puis il fut englouti par les flots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_itaipu-5.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;barrage d'Itaipu &lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(7 760 km de long, 196 m de haut) a été construit à une vingtaine de kilomètres au nord de Foz do Iguaçu par le Brésil et le Paraguay. La première unité génératrice a été mise en service le 5 mai 1984. Le barrage en comporte aujourd'hui vingt qui fournissaient, en 2002, 89 % de l'électricité consommée au Paraguay et 24 % du total de la demande du marché brésilien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ce barrage hydroélectrique est classé parmi les sept merveilles technologiques mondiales, aux côtés du canal de Panama, du pont Golden Gate et du tunnel sous la Manche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Avec 170 km de long et 7 km de large, le lac de retenue des eaux est l'un des plus grands lacs du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Quantité de fer utilisée dans la construction du barrage: 478 270 tonnes, soit, se plaît-on à commenter à Itaipu, de quoi construire 380 tours Eiffel!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-22.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Rio de Janeiro&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Découverte le 1er janvier 1502 par le Portugais André Gonçalvez, la baie de Guanabara fut dénommée par lui «Rio de Janeiro» (Rivière de Janvier). Les Français, conduits par le chevalier Nicolas Durand de Villegagnon, furent les premiers à s'y installer en 1555 pour y fonder la «France antarctique». Les soldats avaient reçu la consigne de «ne pas paillarder avec les chiennes d'Indiennes»! Ils seront battus dès 1560 par les Portugais, sous le commandement du gouverneur Mem de Sá, puis définitivement chassés du pays cinq ans plus tard par les troupes du commandant Estácio de Sà.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Les Indiens appelèrent les maisons des Blancs &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«cariocas»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Ce nom deviendra rapidement celui des habitants eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; À la fin du XVIIIe siècle, la ville prend une réelle importance économique (commerce de la canne à sucre et de l'or du Minas). Elle devient ainsi la capitale de la colonie en 1763, supplantant dans ce rôle Salvador de Bahia.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La famille royale portugaise s'y installe en 1808. C'est alors que commencent d'importants travaux d'urbanisme et d'aménagement du site portuaire. Au début du XXe siècle, Rio est l'une des plus belles villes du monde, haut lieu de la finance, du commerce, de l'élégance, de la fête (le premier carnaval s'y déroule en 1852) et de la flânerie. Elle est la &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Cidade maravilhosa»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; En 1960, elle perd son statut de capitale politique du Brésil au profit de Brasília. Elle n'en conserve pas moins son rôle économique et culturel majeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; À ne pas manquer:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-pain_de_sucre-4.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;* le &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pain de Sucre&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; (l'appellation «Pao de Açucar» vient de l'indien «Pau nd acuqua» qui signifie «Rocher isolé et pointu»). D'une hauteur de 396 m, il est accessible par téléphérique;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * les plages mythiques de Copacabana et Ipanema;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * le &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Corcovado&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;: cette statue du Christ Rédempteur a été construite, de 1926 à 1931, au sommet d'une colline de 710 m d'altitude. Elle pèse 1 145 tonnes et mesure 30 m de haut hors socle, pour 28 m d'envergure.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-corcovado-8.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La tête pèse à elle seule 30 tonnes et est composée de 30 pièces différentes. Conçue par Heitor da Silva Costa, la sculpture a été réalisée sur des dessins de Carlos Oswald et des maquettes (pour la tête et les mains) du sculpteur français Paul Landowski. Les éléments en béton armé ont été assemblés sur le piton du Corcovado sous la direction de l'ingénieur en chef Heitor Lévy;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * le jardin botanique créé en 1808 par Dom João VI sur l'emplacement d'une ancienne plantation de canne à sucre. Cinq mille espèces végétales y poussent. L'allée principale est bordée de palmiers impériaux plantés en 1842;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * la cathédrale inaugurée en 1976;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-maracana-2.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; * le stade du Maracaña, symbole de la passion du peuple brésilien pour le &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;football&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Il a été inauguré le 16 juin 1950 pour la Coupe du Monde. Seule surprise, mais elle fut de taille: &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-favela_rocinha-13.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;la Seleção y a perdu la finale contre l'Uruguay. Elle y avait toutefois gagné un stade unique au monde par sa taille: construit pour 200 000 spectateurs, il n'en accueille plus aujourd'hui, pour des raisons de sécurité, que 120 000.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_rio-favela_rocinha-11.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les &lt;/span&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;favelas&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, dont les 600 de Rio, sont des quartiers pauvres des grandes villes. Des millions d'habitants s'y entassent dans des conditions de vie très précaires, même si les services indispensables à la vie quotidienne sont assurés: école, transports en commun, commerces, banques, eau courante, électricité, ramassage des ordures...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Ces lieux d'insécurité, de criminalité et de violence policière, repaires des organisations mafieuses et des trafiquants de drogue, font l'objet de réalisations sociales et économiques non négligeables de la part des favelados mettant en oeuvre leur sens de l'entraide et de la solidarité. Les guides touristiques que nous avons rencontrés ont tenu en tout cas à nous en donner une image non misérabiliste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Première femme noire à entrer au Sénat, gouverneur de l'État de Rio jusqu'à l'élection du président Lula, Benedita da Silva est née dans l'une des favelas les plus pauvres de Rio.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_iguacu-spectacle-26.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Samba&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; Terminons en beauté ce long (en distance) et court (en durée) périple avec la samba. Le &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Dictionnaire Larousse de la chanson mondiale&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; la définit ainsi: «Exubérante et sensuelle, elle est surtout le témoignage du syncrétisme culturel brésilien, et la pierre fondatrice du plus célèbre des carnavals.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La samba n'est pas une exclusivité de Rio de Janeiro, mais elle y est née au début du XXe siècle. Le mot pourrait venir de l'angolais &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;semba&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, qui signifie «se frotter nombril contre nombril», ou «être animé, excité».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; La première samba enregistrée fut &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;Pelo Telefone &lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(Au téléphone). Sa partition fut déposée en 1916. Elle était signée de Pixinguinha pour la musique, et du chanteur Donga pour les paroles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; En évoluant et en s'associant au jazz moderne, ce genre musical a donné naissance, dans les années 1950, à la bossa-nova (inventée par Tom Jobim, Vicinius de Moraes et João Gilberto), puis au tropicalisme, mouvement lancé par Caetano Veloso et Gilberto Gil (influence du rock et de la pop music, avec introduction de la guitare électrique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Album de photos : &lt;a href="http://www.e-monsite.com/mchartier1/"&gt;cliquer ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.e-monsite.com/mchartier1/" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-73172667736044480?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/73172667736044480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=73172667736044480&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/73172667736044480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/73172667736044480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/brsil-de-toutes-les-couleurs.html' title='Brésil, de toutes les couleurs'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3287240934789978748.post-4350857250001851761</id><published>2007-12-22T23:14:00.000-08:00</published><updated>2007-12-22T23:16:44.276-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du Sud'/><title type='text'>Afrique du Sud : le pays arc-en-ciel</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;strong&gt;Trois raisons principales incitent aujourd'hui à visiter ce pays: les étonnantes richesses de son environnement naturel, l'intérêt pour les premières pages d'une histoire écrite par le post-apartheid après le "miracle" démocratique de 1994, une diversité ethnique et culturelle que le géant africain sait préserver.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce carnet de route date de décembre 1999.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220130615533.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après onze heures de vol, nous atteignons Johannesbourg (prononcer Jo'burg). En cette mi-décembre, c'est là-bas presque l'été, annonciateur d'une symphonie de couleurs généreusement offerte par une nature qui, à elle seule, vaut le déplacement. C'est du moins la promesse alléchante des tracts touristiques consultés avant le départ. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; En réalité, le premier contact avec l'Afrique du Sud est moins bucolique, moins poétique. Jo'burg (ça y est! on s'y fait) est la ville de tous les records: deuxième ville en étendue, après Le Caire, du continent africain; le plus grand immeuble en béton du monde (Carlton Tower); les plus forts orages de tout l'hémisphère austral et, pour corser le tout, le taux le plus élevé au monde de criminalité. À ne pas mettre un touriste dehors!&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_copie_de_file0077.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Et pourtant, on ne se contente pas de traverser la ville le nez collé aux vitres de l'autocar. Si un seul arrêt s'impose, c'est bien celui-là: Soweto, la très célèbre &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;township&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; noire. Sur 95 km², trois millions d'habitants s'entassent dans des conditions souvent innommables. On nous précise que des mesures sont prises pour (tenter de) résorber cette dramatique et inhumaine situation, grâce notamment à des programmes municipaux de construction d'habitats sociaux, du genre &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«elephants houses»&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quiet, notre guide local, tient à souligner que Soweto n'est pas un désert institutionnel puisqu'on y trouve un hôpital de 3 000 lits, 178 écoles primaires, 71 écoles secondaires et une université. Et d'ajouter, le plus sérieusement du monde, qu'on y dénombre même vingt-trois millionnaires!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Quelques arrêts marquent cette première étape: l'église Regina Mundi qui servit de «parlement noir» et fut la cible de répressions très violentes du temps de l'apartheid, le mémorial dédié à Hector Peterson (enfant tué durant les émeutes estudiantines de juin 1976), la maison de Nelson Mandela et celle, voisine, de l'archevêque Desmond Tutu. Deux Prix Nobel de la paix à si peu de distance: un autre record du monde!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Pretoria&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; C'est, faut-il le rappeler? la capitale administrative de l'Afrique du Sud. L'atmosphère y est différente de celle de Johannesbourg, sans doute plus sereine, présentant moins de risques pour le touriste, plus jeune et dynamique également du fait de la présence de nombreux étudiants et instituts scientifiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Cette ville n'en est pas moins elle aussi celle de tous les records: le plus grand palais gouvernemental d'Afrique, le plus grand zoo du continent, la plus grande concentration de jacarandas, la plus longue avenue rectiligne...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0077.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Un arrêt est à faire au Voortrekkers Monument. Construit en 1938, cet édifice fut érigé à la gloire des Boers, «tribu blanche d'Afrique», qui, par leur détermination et l'introduction de leur culture, créèrent les premières ébauches d'un État sud-africain. Cette page d'histoire, toute vouée à la mémoire des Afrikaners, est entachée du sang de cruels combats, celui en tout premier lieu du 16 décembre 1838 au cours duquel 470 Boers, commandés par Andries Pretorius, vainquirent 1 200 Zoulous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Chaque 16 décembre, un rayon de lumière illumine un cénotaphe où est gravée cette phrase: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«Ons vir jou, Suid-Afrika – Nous serons là pour l'Afrique du Sud.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;«La création la plus parfaite de la nature»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Séquence économie pour le deuxième jour du périple, avec la visite de la mine de diamants Premier de Cullinan, exploitée par la société De Beers Consolidated Mines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Curieuse sensation de passer, presque sans transition, de Soweto à l'univers du luxe. De la mine, on ne voit en fait que la surface, la face la plus brillante dirons-nous. Il y sera évidemment question des gloires de l'entreprise qui a contribué à orner certaines têtes couronnées, de chiffres à donner le tournis sur le nombre de tonnes de minerai traitées depuis l'ouverture de la mine en 1888, de participation au développement économique de la région, etc. Comment, en effet, ne pas être béat d'admiration par ce qu'une vidéo de promotion présente comme «la création la plus parfaite de la nature»? Dans le même temps, il est non moins évident que la «shining light of Africa» ne brille pas de la même manière pour tous!&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004092141667584.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le secret bien gardé sur la puissance économique de De Bers reste inaccessible au profane. Quelque information glanée tant bien que mal fait néanmoins état, pour l'année 1997, d'une vente de diamants pour un montant global de 4,8 milliards de dollars.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une précision: l'Afrique du Sud doit maintenant faire face à la sérieuse concurrence des Canadiens et des Australiens. Mais sur fond de cette course à l'excellence économique, la séduction exercée par l'éclat du diamant reste éternelle. Elle continue, à sa manière, à entretenir le rêve.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004091956786704.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Changement de décor&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Suit une séquence ethnologie dans la réserve de Botshabelo, à Middleburg (Mpumalanga) où la reproduction d'un village traditionnel permet une première ouverture sur la culture Ndebele (du groupe linguistique des Nguni).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; L'art graphique issu de cette culture est mondialement connu. Il est essentiellement l'oeuvre des femmes qui, à l'aide de formes géométriques et de couleurs très vives, décorent les murs de leur umuzi (enclos contenant plusieurs maisons). À l'occasion du passage d'étrangers, elles revêtent leur habit traditionnel fait de tissus très colorés, de colliers de perles et d'anneaux de cuivre portés autour du cou et des chevilles. &lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d14102004092143389212.3.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le caractère quelque peu factice de ce contact en atténue, certes, l'authenticité. Mais une approche de la réalité multiraciale de l'Afrique du Sud doit se soumettre à ce rituel grâce auquel, il faut le croire, les populations plus défavorisées toucheront également quelques dividendes de la manne touristique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Les «Big Five»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220135257532.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;On nous l'annonce: voici venu l'un des temps forts du séjour avec un safari, départ matinal à la clé, à l'intérieur du «Kruger», l'un des plus grands et des plus beaux parcs naturels de la planète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Ce parc occupe la bagatelle de 20 000 km², le long de la frontière du Mozambique. On le visite en 4 x 4, sous la responsabilité d'un ranger et selon un itinéraire qui varie suivant l'inspiration du moment et, surtout, la probabilité de rencontrer sur son chemin les célèbres «Big Five», à savoir le lion, l'éléphant, le buffle, le rhinocéros et le léopard, en plus bien entendu des autres habitants du parc.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d1109200422013463161.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Dans ce cadre naturel d'une fascinante beauté, surtout au printemps, vivent 148 espèces de mammifères (dont 8 000 éléphants et 2 000 lions), 500 espèces d'oiseaux, 114 espèces de reptiles, 34 espèces d'amphibiens, sans oublier les 400 types d'arbres complétant ce somptueux inventaire.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004222104347546.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Une journée entière ne suffira pas pour aller à la recherche des cinq vedettes du parc. Le résultat, il est vrai, n'est jamais garanti, le lion se révélant par exemple trop hautain pour esquisser quelques pas en votre direction, ou le léopard ne manifestant aucun intérêt pour votre curiosité. Mais qu'importe si le compte n'est pas bon en fin de journée! À défaut, vous aurez peut-être eu le plaisir de croiser quelques majestueuses girafes, quelques gnous énigmatiques. À coup sûr, vous aurez pris tout le temps d'observer les facéties d'une ou plusieurs familles de babouins et quelques troupeaux d'impalas (antilopes) dont l'agilité vous laissera rêveur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220622776172.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Détour par le Swaziland&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Tant qu'à avoir mis le cap sur le plein sud de l'Afrique, mieux vaut profiter du déplacement pour faire une courte escapade dans le Swaziland voisin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le passage de la frontière est un brin longuet. Il introduit dans le plus petit pays de l'hémisphère sud: 17 000 km², 970 000 habitants; capitale: Mbabane. Le paysage varié, verdoyant et montagneux lui a valu l'appellation de «petite Suisse» (encore une!). Mais la comparaison s'arrête là, en dépit d'un effort évident de développement des infrastructures, en particulier pour l'accueil des touristes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004221109645844.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Le Swaziland, ex-colonie anglaise, est devenu un royaume indépendant en 1968. Nous sommes accueillis par Inkhosokati Lamtsetfwa, reine de la résidence Esitjeni, mandatée par le roi Mswari III, au cours d'un cérémonial qui, une fois encore, fait quelques concessions aux exigences touristiques, mais n'en reste pas moins greffé sur les traditions locales ancestrales: salutations, réponses aux salutations, réponses aux réponses, re-salutations, discours de bienvenue, démonstrations de techniques artisanales, danses... Atmosphère mi-officielle mi-bon enfant, haute en couleurs, ponctuée de larges sourires palliant les silences dus à la barrière linguistique...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_file0078.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Du «bush» à la mégalopole touristique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Le retour en Afrique du Sud est ponctué d'une halte au KwaZulu-Natal, autrement dit le pays zoulou présenté comme &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«a land of adventure, mystery, excitement and sheer physical beauty unsurpassed anywhere on the African continent».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Bref! C'est beau, très beau, et même mieux qu'ailleurs. À chacun d'apprécier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220132785984.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les Zoulous, «fils du ciel», représentent l'ethnie la plus importante numériquement (7 millions) et culturellement d'Afrique du Sud. Leur organisation sociale, au sein de la République sud-africaine, est de type monarchique. Guerriers hors pair, ils ont maintes fois donné, au cours de l'histoire, la preuve de cette réputation, notamment contre les Anglais et les Boers, outre leurs rivalités intestines parfois meurtrières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Aussi sommaire que soit l'approche de cette société, par le biais de la danse, du chant et de l'artisanat, elle permet un contact avec «l'Afrique véritable», dixit le guide touristique que nous avons sous les yeux.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004221107351268.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Après un ultime safari dans la Hluhluwe Game Reserve, une soirée à Durban nous replonge soudainement dans l'atmosphère de la ville, avec ses immeubles sans caractère, son architecture moderne et les multiples distractions d'une station balnéaire. Seul hic, et mieux vaut en être averti: tout comme à Johannesbourg, Durban est une ville peu sûre pour les escapades solitaires. Vol à la tire et criminalité atteignent ici encore un taux élevé. &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«C'est,&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; commente étrangement notre guide Joseph, &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;le prix que l'Afrique du Sud doit payer actuellement à la démocratie retrouvée. Il faudra du temps, et surtout un grand effort d'éducation, pour que cette situation évolue.»&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong style="font-family: arial;"&gt;Cap au Sud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220623685884.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Durban-Le Cap: deux heures d'avion. L'arrivée dans la seconde capitale administrative d'Afrique du Sud a déjà des airs de fin de voyage. Dans ses quartiers les plus huppés, en front de mer, Cape Town semble un peu figée dans sa splendeur d'antan, héritière de monuments d'une autre époque. Ceux-ci contribuent bien sûr à sa réputation. Ils ne sauraient toutefois estomper l'après-apartheid qui est encore loin d'avoir opéré la véritable révolution de la «nouvelle» Afrique du Sud, leitmotiv de Nelson Mandela et de ses successeurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; On a décrit Le Cap comme l'une des plus belles villes du monde. Admettons! Il est certain en tout cas qu'on ne sait trop où la situer à en juger par l'atmosphère qui y règne. Est-on encore en Afrique? Ou bien dans une certaine Europe transplantée?&lt;/span&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220625920657.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right; font-family: arial;" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Fondée en 1652 par les navigateurs hollandais comme station de ravitaillement sur la route des Indes, la ville est surplombée par la Montagne de la Table, accessible en téléphérique lorsque le temps le permet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Elle est le point de départ d'une excursion en bateau pour atteindre Duiker Island, refuge de diverses espèces d'oiseaux, mais surtout de milliers de phoques, espèce protégée en Afrique du Sud. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; Autre excursion ô combien incontournable, en empruntant la Chapman's Peak, une route panoramique encadrée d'un côté par un massif de granit rose, de l'autre par un à-pic plongeant dans l'Atlantique: le cap de Bonne-Espérance, atteint après un arrêt au Cape Point. Le navigateur Francis Drake écrivait ainsi le site: &lt;/span&gt;&lt;em style="font-family: arial;"&gt;«C'est l'endroit le plus imposant, le cap le plus grandiose qu'il nous ait été donné de voir tout autour de la terre.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004221637804626.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left; font-family: arial;" /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Assurément, ce site, objet de tant de rêves et repère de tant de navigateurs, semble n'avoir rien perdu de son caractère mythique. Découvert en 1487 par Bartolomeo Dias qui le dénomma «Cap des tempêtes», puis dix ans plus tard par Vasco de Gama, à la recherche de la route des Indes, il fut à l'origine de la fondation de la ville du Cap. Il n'est pas la pointe la plus australe de l'Afrique, cette distinction revenant au cap Agulhas. Il représente toutefois à lui seul l'un des symboles de l'Afrique du Sud et, plus généralement, un haut lieu de notre histoire humaine méritant, plus que tout autre site classé, de faire partie du patrimoine mondial de l'humanité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style="text-align: center; font-family: arial;"&gt;&lt;img src="http://itinerances.blogs-de-voyage.fr/images/medium_mamoqsbdk1d11092004220624218211.2.jpg" alt="" style="border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3287240934789978748-4350857250001851761?l=par-ailleurs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/feeds/4350857250001851761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3287240934789978748&amp;postID=4350857250001851761&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4350857250001851761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3287240934789978748/posts/default/4350857250001851761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://par-ailleurs.blogspot.com/2007/12/afrique-du-sud-le-pays-arc-en-ciel.html' title='Afrique du Sud : le pays arc-en-ciel'/><author><name>Marc Chartier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_Be5EvAsQf5k/SunY5zCgxZI/AAAAAAAARp8/M3UHx5QK1Bk/S220/Egypte-29.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
